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Le Mexique en Bref – Vendredi 6 Juillet 2012
Publié: 05/07/2012
Source: Amandine Weber

Le Mexique en bref cette semaine avec: la contestation des élections et les premières prises de position du candidat reconnu Enrique Peña Nieto – L’IFE ouvre les urnes – Le PRI  accusé de s’acheter les faveurs de l’électorat – Etat d’urgence déclaré pour cause de grippe aviaire – De nouvelles arrestations déterminantes dans la lutte contre le crime organisé – enfin, petit détour sur l’histoire du cinéma mexicain.

Elections présidentielles 2012

La gauche et le mouvement étudiant #YoSoy132 rejettent les résultats de l’élection

Le candidat de la gauche, Andres Manuel Lopez Obrador a rejeté lundi le résultat de l’élection présidentielle mexicaine émis par l’Institut Fédéral Electoral (IFE), qui a donné dimanche la victoire au candidat du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), Enrique Peña Nieto. Il y dénonce des fraudes sur les décomptes de voix et de nombreuses irrégularités depuis le début des campagnes électorales.

«Nous ne pouvons accepter un résultat frauduleux», a-t-il répondu en conférence de presse à des journalistes qui lui demandaient s’il allait reconnaître les résultats donnés par l’Institut fédéral électoral (IFE). «L’élection a été viciée […] remplie d’irrégularités avant, pendant et après».

Andrés Manuel Lopez Obrador, arrivé deuxième dimanche à 6 points du candidat priiste a déposé au travers de sa coalition, plusieurs recours au Tribunal Electoral du Pouvoir Judiciaire de la Fédération (TEPJF). Entre autres, un recours contre le PRI accusé d’achats massifs de votes et un autre au sujet du manque d’équité des moyens de communication durant les campagnes électorales. «Nous allons établir ces éléments et présenter les recours correspondants, mais d’abord participer aux décomptes», a-t-il indiqué.

Par ailleurs, alors que l’IFE a annoncé cette semaine l’ouverture d’environ 78,012 paquets électoraux pour créditer les résultats annoncés de l’élection présidentielle de dimanche dernier, Ricardo Monreal, coordinateur de campagne d’Andrés Manuel López Obrador, accompagné des dirigeants des trois partis de gauche composant sa coalition a sollicité aux juges du TEPJF de donner l’ordre de les ouvrir tous (143,000 paquets environ).

« Nous présentons une demande formelle de la coalition (de gauche) pour un nouveau décompte des 143 000 bureaux de vote installés pour l’élection présidentielle», a-t-il dit mardi lors d’une conférence de presse. Selon leurs propres enquêtes, les représentants de la gauche affirment avoir détectés des «incohérences dans 113 855 des 143 000 bureaux de vote.»

Sur ce dernier recours, Ricardo Monreal a demandé que soit écarté du jugement l’actuel président du TEPJF, José Alejandro Luna Ramos, qui a déclaré il y a quelques jours que « personne ne gagnera sur la table ce qu’il n’a pas pu gagner dans les urnes. » Avec cette déclaration, selon le porte-parole de la coalition de gauche, Alejandro Luna « a d’ores et déjà émis son jugement, il a devancé son intention de vote indépendamment de connaître au préalable ce que nous allions présenter. Il a agi de manière imprudente, impropre et incorrecte ; en outre, il a des antécédents en ayant avalisé l’élection de Felipe Calderón il y a 6 ans » quand Lopez Obrador l’accusait de fraude à son encontre.

En 2006, Lopez Obrador avait perdu l’élection présidentielle face à Calderón par une marge de 0,56%. Il avait alors lancé des manifestations massives qui avaient abouti à un nouveau décompte de voix confirmant la victoire de Felipe Calderon. Les manifestations avaient paralysé le centre de Mexico pendant plusieurs semaines.  Interrogé sur la répétition éventuelle de ce genre d’action, l’ancien maire de Mexico (2000-2005) a répondu: «Nous allons attendre, accepter la légalité, la transparence. »

De leur côté, quelques 25,000 jeunes intégrant le mouvement #YoSoy132, ont manifesté lundi dans le quartier chic de Mexico, Polanco, au cri de « Le Mexique sans le PRI ! » pour exprimer leur rejet du résultat de l’élection présidentielle donnat la victoire à Enrique Peña Nieto. Ils dénoncent une manipulation des résultats.

Plus tard dans la semaine, plusieurs assemblées se sont tenues dans les différentes universités qui intègrent le mouvement (118 écoles au total sur tous les pays), et ont voté contre « l’imposition à la Présidence de la République du candidat du PRI, Enrique Peña Nieto. »

Ce jeudi, des représentants ont remis à l’Institut Fédéral Electoral (IFE) une série de documents qui dénoncent plusieurs irrégularités survenues durant le processus électoral de dimanche dernier. Afin d’exercer une forte pression sur l’institution, ils ont d’ores et déjà installés face à l’organe centrale de l’IFE, un siège permanent dans la capitale du pays. Les forces de l’ordre ont également investi les lieux afin d’assurer la sécurité de l’IFE.

On  rappelle que lundi soir, le comptage préliminaire du scrutin réalisé par l’IFE sur un échantillon sélectionné donnait 38,1% des voix à Peña Nieto, contre 31,7% à Lopez Obrador et 25,4% à Josefina Vazquez Mota, du Parti action nationale (PAN, conservateur) du président sortant Felipe Calderon. La victoire de Peña Nieto a été reconnue dès dimanche soir par le président mexicain et également saluée dans le courant de la semaine par plusieurs gouvernements de la région et d’Europe, dont la France. Le président américain Barack Obama a appelé Peña Nieto par téléphone pour féliciter «le président élu du Mexique».

Des contrats auraient été passés par le PRI avec la chaîne de Supermarché Soriana pendant les campagnes électorales pour l’achat des voix

Ricardo Monreal, coordinateur de campagne du candidat Andrés Manuel López Obrador a accusé ce jeudi le Parti Révolutionnaire Institutionnel d’avoir acheté des milliers de votes durant les campagnes électorales. Selon les informations que la coalition de gauche détiendrait, il existerait une « triangulation » ayant permis au PRI de distribuer 168,000 de pesos en portes-monnaies électroniques (Monex) à travers tous les pays pour acheter les faveurs des électeurs indécis.

En outre, deux contrats rendus publics rapportent un montant total de 20 millions de pesos passés avec le groupe Importadora y Comercializadora Efra, S.A. de C.V. et le Groupe  Commercial Inizzio afin de distribuer ces fameuses cartes prépayées également aux représentants des bureaux de votes.

« Nous avons reçu un dossier complet de Monex, de façon anonyme, où il est démontré que près de 168 millions de pesos ont été dépensés, à travers l’expédition de plus de 100,000 portes-monnaies électroniques prépayés… Nous avons environ 40 factures digitalisés » a-t-il indiqué en conférence de presse. Il a annoncé qu’une plainte serait déposée à l’Unité de Fiscalisation de l’IFE pour qu’une enquête soit ouverte sur la triangulation présumée.

Les soupçons d’achat de votes émis par la coalition de gauche ont été en outre alimentés ces derniers jours par les images des nombreux consommateurs qui se sont précipités dans les supermarchés de la chaîne Soriana depuis le début de la semaine pour échanger les portes-monnaies électroniques prépayées qui leur auraient été offertes par le PRI. Plusieurs personnes  ont déclaré aux journalistes qu’ils avaient dû remettre une photocopie de leur carte d’électeur pour obtenir une carte. Dans le quartier pauvre d’Iztapalapa à Mexico city, ils sont venu dévaliser le supermarché Soriana et certaines succursales ont même été fermées préventivement par ordre du gouvernement de la capitale.

En vertu de la loi mexicaine, donner des cadeaux aux électeurs n’est pas un crime, sauf si le cadeau a pour objectif de conditionner ou d’influencer le vote. Le coût de ces cadeaux doit être rapporté aux autorités et ne peut excéder les limites de dépenses de campagne. Les violations de ces règles sont habituellement punies par des amendes, mais ne sont généralement pas un motif suffisant pour annuler une élection.

De son côté, le porte-parole du PRI, Eduardo Sanchez, a affirmé que ni le comité exécutif du parti ni l’équipe de campagne d’Enrique Peña Nieto n’avaient contracté quelque service que ce soit de la chaîne Soriana. Questionné pour savoir si certains candidats du PRI pour les postes au Congrès ou pour des postes locaux pourraient l’avoir fait au nom de Peña Nieto, il a répondu un bref «Je ne sais pas».

Humberto Fayad, porte-parole de Soriana a quant à lui, a nié que l’entreprise ait vendu de grandes quantités de portes-monnaies électroniques au PRI. «Il n’y a aucun accord entre le PRI et Soriana, ni entre Soriana et un autre parti politique. Soriana est une entreprise apolitique», a-t-il indiqué.

Le Parti d’Action Nationale a également soutenu l’accusation de la coalition de gauche accusant l’équipe de Peña Nieto d’avoir acheté environ 9,500 portes-monnaies électroniques pour une valeur totale de 71 millions de pesos afin de les distribuer aux électeurs.

L’IFE répond aux contestations des résultats de l’élection du 1er juillet par un nouveau décompte des voix

L’Institut Fédéral Electoral (IFE) a annoncé un nouveau décompte des votes de près de 54.5% des bulletins présidentiels émis dimanche dernier afin d’apaiser les contestations sur les résultats annoncés qui ont donné vainqueur le candidat du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI), Enrique Peña Nieto. Les autorités électorales recomptent également 61% des urnes utilisées pour l’élection des sénateurs et 60% de celles ayant recueilli le vote de l’élection des députés.

Un recomptage historique selon l’IFE, le double par rapport à l’élection fédérale antérieure, en 2009 pour le vote des députés et sénateurs de la République.

“Il s’agit d’un exercice d’ouverture, de transparence et de publicité maximum, le plus grand dans l’histoire électorale du Mexique” a signalé Edmundo Jacobo Molina, Secrétaire Exécutif de l’autorité électorale. Ces chiffres annoncés approuvés par le Conseil Général de l’IFE et en réponse à une pétition émis par la coalition de gauche vise essentiellement à donner les garanties suffisantes d’une élection “propre et bien faite”. 1,200 groupes ont ainsi été chargés de ce nouveau décompte dans toute la République, surveillés et protégés par la police fédérale et dans certains cas l’Armée ou la Marine.

Ce jeudi, le décompte a été finalisé pour l’élection présidentielle confirmant la victoire d’Enrique Peña Nieto avec 6 points d’avance. Les prochains jours, les résultats des élections des sénateurs et députés seront également affirmées par l’IFE.

Andrés Manuel Lopez Obrador a de nouveau refusé d’accepter ces résultats, affirmant que la campagne avait été entachée par un dépassement des limites de dépenses électorales, l’achat de votes et un traitement favorable du candidat du PRI par la télévision. Il appelle en outre à un recomptage complet.

Le mandat d’Enrique Peña Nieto rimera-t-il avec retour à la « dictature parfaite »?

La victoire d’Enrique Peña Nieto dimanche dernier est synonyme pour beaucoup de Mexicains (en substance les quelques 62% qui n’ont pas voté pour lui) de retour au pouvoir du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) et synonyme alors de retour à l’autoritarisme, au clientélisme et à la corruption massive qui caractérisaient le régime priiste dans son histoire.

Pourtant, Enrique Peña Nieto n’a eu de cesse de le dire durant sa campagne et lors de son premier discours suite à l’annonce des résultats : il est et sera à la tête d’un «nouveau PRI», d’un « PRI rénové ». D’ailleurs, au moment de proclamer sa victoire dimanche, il ne s’adressait pas à ses sympathisants, mais aux millions d’électeurs qui craignent le retour du PRI aux affaires: «Aujourd’hui, les Mexicains ont donné une seconde chance à notre parti. Je serai un président démocrate. Il n’y a pas de retour au passé.»

Mais les Mexicains doutent quand même : l’image du jeune «priiste» démocrate tourné vers l’avenir est ternie depuis le début. Lorsqu’il était gouverneur, Peña Nieto a réprimé de nombreuses manifestations dans le sang – l’exemple d’Atenco en 2006 est le plus flagrant – favorisé l’impunité autour des multiples assassinats de femmes dans son Etat que l’on a d’ailleurs qualifié de « féminicide », et s’est montré en incapacité de mettre un terme à l’augmentation exponentielle de la petite délinquance dans son Etat. Au plan économique et social, son mandat n’est pas plus reluisant, l’Etat de Mexico figure parmi les Etats de la République mexicaine les plus endettés et les moins développés en termes d’alphabétisation et d’accès aux soins.

Pourtant le porte-parole du PRI, Eduardo Sánchez, tente de convaincre : « [Peña Nieto], c’est un dirigeant qui respecte ses engagements, qui a une parole. Il est bien intégré dans le parti, mais c’est le premier politicien qui s’engage formellement à remplir ses promesses électorales», en allusion aux promesses que l’ex-candidat a signées publiquement devant notaire.

Affaire à suivre! Certains aiment à « plaisanter » sur la correspondance entre la prophétie catastrophique maya et l’entrée en fonction du priiste en décembre 2012.

Société

État d’urgence au Mexique en raison d’une épidémie de grippe aviaire

Ce lundi, un état d’urgence national de santé animale a été déclaré au Mexique suite à l’identification de près de 1,7 millions de cas de grippe aviaire hautement pathogènes. Les dispositions qui ont été annoncées concernent pour l’essentiel des mesures de mise en quarantaine, d’abattage, de vaccination et de destruction des animaux infectés.

870,000 volailles ont déjà été abattues ou sont mortes des suites de la maladie selon les premiers chiffres rapportés par le Ministère de l’Agriculture, la plupart concentrées dans les élevages de l’Etat de Jalisco.  «Le dispositif national d’état d’urgence de santé animale est activé (…) dans l’objectif de diagnostiquer, prévenir, contrôler et éradiquer le virus de la grippe aviaire de type A, sous-type H7N3», informe un bulletin du ministère publié au Journal officiel. Celui-ci est transmissible «par le contact direct ou indirect entre animaux, produits ou sous-produits (…) infectés», est-il précisé.

Le ministère de l’Agriculture a indiqué que l’aviculture «contribue à hauteur de 40% du volume total» de l’élevage dans le pays, et que «les pertes économiques» dues à cette épidémie «sont et seront irréparables».

Criminalité

Incarcération de l’assassin présumé du général Arturo Acosta Chaparro 

Le procureur général de Justice de Mexico city, Jesús Rodríguez Almeida, a informé à la presse de l’incarcération officielle de Jonathan Javier Arechega Zarazúa, présumé coupable de l’homicide du général à la retraite Mario Arturo Acosta Chaparro survenu le 20 avril dernier à Mexico city.

Ces jours-ci le juge chargé du cas se prononcera sur sa situation juridique définitive. L’arrestation a été possible grâce à un appel anonyme qui a permis de localiser le suspect et de procéder à sa capture. En outre, des images vidéo provenant de caméras de sécurité publique ont permis de confirmer son identité.

Le procureur a enfin signalé que les recherches se poursuivaient pour arrêter la personne qui conduisait la moto sur laquelle le suspect s’est enfui le jour de l’homicide.

Les mobiles de ce meurtre n’ont pas encore été complètement élucidés.

Une Australienne aurait prémédité les explosions survenues la semaine dernière à Mexico city

Le Ministère public collabore actuellement avec les services d’immigration et Interpol pour empêcher la fuite d’une australienne qui aurait participé aux deux explosions survenus dans la capitale la semaine dernière.

Le procureur Jesús Rodríguez Almeida, a ainsi lancé à l’encontre de Felicity Ann Ryder un mandat d’arrêt activant de ce fait l’implication de la Police des polices et des services migratoires nationaux.

En conférence de presse, il a indiqué que l’autre présumé coupable, Marco Antonio López Hernández, 28 ans était actuellement hospitalisé des suites des blessures occasionnées par une mauvaise manipulation de l’explosif.  Il sera incarcéré lorsque sa santé le lui permettra.

Marco Antonio Lopez a déclaré que les bombes étaient destinées à exploser contre le siège de l’Institut Fédéral Electoral et l’un des bureaux du Parti de la Révolution Démocratique (PRD), mais l’une d’elles lui auraient explosé dans les mains avant d’atteindre sa cible.

Le jeune ainsi que l’australienne seront poursuivis en justice pour attentat à l’ordre public et dommages à la propriété privée.

Arrestation d’un leader présumé du cartel des Arellano Félix

Le Ministère de la Défense Nationale (SEDENA en espagnol) a confirmé  l’arrestation de Julio César Salas Reyes-Quiñones, connu comme « El M-4 » ou « El Pili », bras droit de Fernando Sánchez Arellano, dit « El Ingeniero », leader de l’organisation criminelle des Arellano Félix.

La capture réalisée ce lundi 2 juillet au cours d’un parcours de reconnaissance militaire à Tijuana, Etat de Basse-Californie au nord du Mexique, organisé dans le cadre de la ‘Stratégie intégrale de l’Etat mexicain contre le narcotrafic et la délinquance organisée. » En outre, l’armée a mis la main sur une arme longue, trois armes courtes, des cartouches, un véhicule et plusieurs appareils de communication.

“El M-4” est accusé de trafic de drogues, enlèvements, assassinats et extorsions pour le compte du cartel des Arellano Félix pour lequel il « travaille » depuis les années 90. Il était également considéré comme l’homme de main et de confiance du criminel Efraín Pérez Arciniega, détenu le 3 juin 2004 et extradé aux Etats-Unis le 1er Janvier 2009. Il avait alors reporté ses agissements auprès du cartel des Arellano Félix jusqu’à devenir rapidement proche collaborateur de Francisco Javier Arellano Félix, dit El Tigrillo, appréhendé lui aussi le 14 août 2006 en Basse-Californie Sud.

Sciences

Des étudiants de Tijuana seront formés par la NASA

Huit étudiants de l’Université Autonome de Basse-Californie (UABC) ont été sélectionnés par la NASA pour y recevoir une formation en design et construction d’une fusée spéciale à forte propulsion.

Les 8 heureux étudiants recevront une bourse d’étude  de 1,600 dollars par étudiants afin de faire partie de l’Université d’Etat de San José, Californie où la formation sera réalisée. La fusée mesurera 2,5m de haut, et 18 centimètres de diamètre, et on envisage son premier essai sur la Lagune Salada, sur une hauteur de 11kms.

Le vice-président du Développement institutionnel de la Fondation, Jorge Mario Arreola Real, qui a permis l’octroi de ces bourses d’étude a félicité les étudiants et a ajouté que cette aide développée en collaboration avec la NASA, visait à aider tout étudiant qui par son mérite et sa volonté souhaite améliorer ses connaissances dans des secteurs-clés de l’industrie comme l’Aérospatial.

Antonio Gómez Roa, coordinateur de la filière d’Ingénierie Spatiale a de son côté indiqué que postérieur à la construction de la fusée, un nouveau projet de design de satellites Quicksat se mettra en place.

Ouverture d’un cours sur l’interprétation des calendriers mésoaméricains

Chaque samedi  du mois de juillet, l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire (INAH) proposera aux fans d’histoire précolombienne un cours au Musée National d’Anthropologie (Mexico city) qui transmettra les outils propres à l’analyse des divers documents religieux et divins, avec lesquels les antiques habitants de Mésoamérique réalisaient le compte du temps. Le cours portera en l’occurrence sur l’interprétation des fameux Codex du Groupe Borgia, l’étude des Codex Cospi, Fejérvary-Mayer, Laud  et Vatican B, enfin l’analyse des calendriers des peuplades du centre du pays.

“Comprendre le calendrier mésoaméricain de 260 jours permet de connaître les cycles de la nature, les agissements de nos ancêtres, les noms secrets des dieux, mais aussi interpréter les rêves, les guerres d’horaire, comment guérir, organiser des fêtes, prévoir l’avenir et même comment savoir la compatibilité d’un couple », explique l’historienne Ana Diaz, qui sera en charge du cours. Ces documents pictographiques racontent également l’origine du cosmos et « la plus fabuleuse histoire protagonisée par les Dieux, les hommes et tout type de créatures vivantes. »

Ce cours est l’introduction à un système complexe de conception  et de mesure du temps, très différent de celui du monde occidental, et c’était un instrument utilisé par la classe gouvernante pour exercer son pouvoir, bien que le peuple intervenait activement dans la définition et construction du temps. L’étude de ce groupe de codex “permet de nous rapprocher de la pensé des usagers de ces objets singuliers et de connaître de nouvelles  manières d’expression et d’autres formes de connaissance” a-t-elle signalé.

Sports

L’attaquant espagnol Luis Garcia pourrait bien intégrer le club de foot Les Tigres

Hier jeudi, l’attaquant espagnol Luis Garcia est arrivé à Monterrey, Etat du Nuevo León, pour négocier son intégration à l’équipe du nord du pays Les Tigres en vue du Tournoi d’Ouverture 2012 du football mexicain.

Luis García Fernández a débuté au Real Madrid (2001 a 2003) et a également entraîné aux côtés des joueurs de Murcia (2003-2004), Majorque (2004-2005), el Espanyol (2005-2011) et Zaragoza (2011-2012).

Originaire d’Oviedo, le footballeur s’est fait remarquer grâce à ses dribbles, ses têtes mémorables et ses tirs de moyenne et longue distance. Il a également fait partie à 6 reprises de la sélection espagnole et avec son équipe El Espanyol, il a gagné le tournoi de la Coupe du Roi 2006 (Espagne).

S’il intègre Les Tigres, Luis Garcia Fernández sera le quatrième espagnol à jouer en ligue mexicaine et s’ajoute à son homonyme Luis García, au Pumas de l’UNAM ; Marc Crosas, au Santos Laguna, et Raúl Tamudo, au Pachuca.

Arts & Spectacles

Des académiciens de l’UNAM élaborent “L’Histoire socioculturelle du cinéma mexicain”

A plus d’un siècle de sa naissance dans le monde occidental, le cinéma est et reste un fameux miroir des représentations sociales et des mœurs du moment. C’est aussi un excellent instrument de décryptage de l’Histoire d’un pays comme le démontre le projet « L’Histoire socioculturelle du cinéma mexicain », coordonné par un groupe d’académiciens de la Faculté des Sciences politiques et sociales (FCPyS) de l’Université Nationale Autonome de Mexico (UNAM).

Les chercheurs ont en effet lancé l’idée de retracer l’histoire collective du Mexique à partir des produits culturels, des idéologies, des traditions et croyances qui filtrent au travers des films mexicains. « Le projet consiste à structurer la mémoire culturelle du pays à partir de constructions idéologiques, traditions, croyances, et valeurs qui circulent au travers des films mexicains » explique Francisco Peredo de la FCPS.

Outre la constitution d’une archive mémorielle et culturelle du pays, le projet permet une analyse fine et détaillée de l’évolution des mœurs suivie par la société mexicaine. Les bobines récupérées seront analysées et comparées à la lumière de documents historiques publiés dans le même temps (témoignages, journaux, archives de gouvernement, de diplomates, de chefs d’entreprises, de personnes singulières, etc…).

Selon lui, beaucoup de situations ont changé comme la vision de la femme divorcée qui aujourd’hui est beaucoup plus acceptée qu’il y a 50 ans, mais d’autres au contraire sont récurrentes autant dans les films anciens que contemporains comme la violence intrafamiliale.  Autre angle d’attaque du projet, le cinéma muet où l’on décrypte à travers les gestes, les valeurs, les croyances, les mythes et les rituels sociaux.

« Si nous admettons que dans les films on retrouve des idées sur certains problèmes du pays, on identifie alors également des manières de penser : par exemple, l’idée de féminin, la famille, le concept de “l’homme de bien”, en suivant la manière dont les scénaristes le concevaient », prétend le chercheur. Nous vous informons des suites du projet à son dénouement final.

Amandine Weber – (www.legrandjournal.com.mx)