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Thierry Bonnet Consul honoraire du Mexique à Lyon : bien au delà d’une fonction
Publié: 12/06/2013
Source: Le Grand Journal

Thierry Bonnet consulThierry Bonnet 50 ans avocat, engagé à la Commission des droits de l’homme et Consul honoraire de Mexico a su dynamiser et fédérer autour de lui la communauté mexicaine rhône-alpine.

Il arrive au stand du Consulat ce 8 juin avec des verres rouges et verts, assortis à sa corbata (cravate nouée) traditionnelle, très sophistiqué et amène. Un peu plus tard avant le départ du défilé des bannières il renoue le drapeau qu’il arbore fièrement et dont il s’honore de l’avoir fait flotter sur le « Zocalo Bellecour » lorsque le Consulat s’y est installé.

Depuis 4 ans cet homme inlassable qui « connait peu la non activité » a réussi à la faveur de prolongements de passeports à établir une mail-list et à diffuser régulièrement les nouvelles susceptibles d’intéresser la communauté mexicaine.Nouvelles de l’Institut du Mexique à Paris, des expositions, pièces de théatre, conférence et des évènements auxquels participent des mexicains. Diffusion du magazine économique Mexico.

Sa fonction de Consul Honoraire s’ancre dans un amour profond et irrepressible du Mexique.

Son premier contact avec le Mexique?

Thierry Bonnet– En 88 à Lyon avec des étudiants mexicains. Auparavant mon intérêt allait plutôt vers l’Italie. Je suis aussi avocat à Milan. En 1990 mon premier voyage pour retrouver ces amis mexicains. Sans beaucoup d’expectative par rapport au pays. Et là, j’ai pris le pays en plein cœur. Un peu comme Jean-Claude Carrière qui a écrit ce merveilleux Dictionnaire amoureux du Mexique. Je voyage beaucoup mais c’est le seul pays qui me nourrit à ce point. Et chaque fois que je rentre au Mexique – (lapsus: comme si j’étais là bas chez moi !) cela se reproduit. Peut-être étais-je mexicain dans une autre vie ? Comme Comte Sponville je suis « un athée spirituel ».

Mais le Mexique est le pays de la pensée magique. Il m’arrive d’avoir des émotions non maîtrisables. Quand je regarde un documentaire. Là ou d’autres ne voient que cela, tel ou tel détail me parle infiniment, me rappelle un souvenir précis.

Toute la vie artistique, aussi : la musique. En France (à part dans le Tarn ou en Savoie (ouù les jeunes connaissent tous étoile des Neiges) on a oublié les chansons. Au Mexique les jeunes les savent, les chantent, les réadaptent, les actualisent, tout se mélange, avec le rap par exemple.

Le Mexique est une leçon de courage. Si loin du puritanisme sécuritaire qui envahi tout aujourd’hui ici. « Es la vida que te mata » disent mes amis. C’est la vie qui te tue ! Et certes ce n’est pas la longueur de la vie qui compte mais sa qualité. Un peu comme le boudhisme parle du Grand Véhicule. Je crois qu’il faut entretenir le véhicule. Et vivre de belles interactions avec le paysage !

Lire la suite sur le blog de notre correspondante, Monique Godard : pluiemexicaine.over-blog.com