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Dossier – Pourquoi André-Pierre Gignac signe t’il au Mexique ? (Video)
Publié: 21/06/2015
Source: Revue de Presse

Gignac-au-MexiqueL’ancien attaquant de l’OM (29 ans) s’apprête à s’engager avec les Tigres de Monterrey. Une destination certes surprenante mais offrant à «APG» un statut de vedette dans un championnat compétitif.

Un cœur aventureux. En choisissant de poursuivre sa carrière dans le club mexicain des Tigres de Monterrey, André-Pierre Gignac a pris tout le monde à contre-pied. En s’exilant en Amérique latine, l’ancien avant-centre de l’OM (29 ans) tire définitivement une croix sur l’Euro 2016 mais va découvrir un championnat bouillonnant au sein d’un club très compétitif sur le plan sportif et financier. Cinq raisons pour lesquelles Gignac a eu raison de tenter le pari mexicain.

Pour obtenir un salaire de stars
Sa signature imminente avec les Tigres de l’UANL (université autonome du Nuevo León) enflamme les médias mexicains. Si la LigaMX peut s’enorgueillir d’héberger déjà un ancien Ballon d’Or en la personne de Ronaldinho (Querétaro), le transfert de Gignac (29 ans), auteur de 21 buts en Ligue 1 la saison dernière, signe l’arrivée d’un joueur dans la fleur de l’âge. Propriété de l’une des principales entreprises de matériaux de construction  du monde -la Cemex- le club de Monterrey est prêt à casser sa tirelire pour attirer l’attaquant français. Outre une prime à la signature importante, APG devrait percevoir un salaire annuel compris entre 4 M€ et 5 M€. Ce qui en ferait le joueur le mieux payé de l’histoire du championnat mexicain où les plus grosse rémunérations n’excèdent pas les 150.000 euros mensuels.

Pour découvrir un championnat excitant
Vu de loin, la LigaMX ne vaut pas l’Europe. Si les clubs mexicains ne peuvent pas rivaliser avec l’élite européenne, ces derniers disposent d’infrastructures (centres d’entraînement, stades) de top niveau. Dans ce pays adossé à une solide culture footballistique (le Mexique a atteint les 8es de finale lors des cinq dernières éditions du Mondial), les Tigres d’UANL sont portés par un public bouillant. A chaque match à domicile, ils sont 45 000 supporteurs à remplir le «Volcan» de Monterrey. Une atmosphère de nature à satisfaire les aspirations de Gignac, habitué à la ferveur du stade Vélodrome. Son nouvel entraîneur Ricardo «El Tuca» Ferretti est du genre aussi bouillonnant que Marcelo Bielsa, qui avait lui aussi entraîné au Mexique. Les anciennes vedettes du Real Madrid (Butragueno et Michel) gardent ainsi un souvenir enchanté de leur passage au Mexique, où ils furent sacrés champions avec Celaya à la fin des années 90.

 

Pour jouer dans un club ambitieux
«Je suis très content. Je sais que Tigres est la meilleure équipe du Mexique et a le meilleur public, incomparable parait-il », a claironné APG lors de son arrivée au Mexique. Un discours de circonstances qui éclaire néanmoins sur son choix de refuser les offres de Galatasaray et du Dynamo Moscou –deux clubs capables d’offrir un très bon niveau de rémunération- pour tenter l’aventure mexicaine. Parmi les meilleures équipes de la LigaMX depuis une décennie, le club de Monterrey, qui a remporté le championnat Clausura 2015, profite de la puissance financière de Cemex (15,7 milliards de dollars de CA en 2014) pour mener une politique de transfert ambitieuse. Outre Gignac, les Tigres ont enrôlé le Nigérian Uche, qui évoluait à Villarreal, et le grand espoir mexicain Jurgem Damm, que la Roma convoitait. Pour supplanter le club italien, le club de Monterrey a mis 10 millions de dollars sur la table.

Pour devenir le premier Français à remporter la Copa Libertadores
Ouverte directement à deux clubs mexicains depuis 2004, la Ligue des champions sud-américaine sera le premier objectif sportif d’APG au Mexique.  Pour son premier match avec les Tigres de Monterrey, l’attaquant français défiera les Brésiliens de l’Internacional Porto Alegre en demi-finale aller de la Copa Libertadores (15 juillet). Une entrée en matière motivante pour un attaquant recruté pour aider Monterrey à devenir le premier club mexicain à remporter la plus prestigieuse compétition de club du continent sud-américain.

Pour chasser l’amertume d’avoir laissé passer sa chance chez les Bleus
En traversant l’Atlantique un an avant l’Euro 2016, Gignac a renoncé à convaincre Didier Deschamps de le sélectionner chez les Bleus. Plus rappelé en équipe de France depuis novembre dernier malgré sa belle saison avec l’OM (21 buts en L1), APG ne souhaitait pas se bercer d’illusions.  En prenant ses distances avec la France, l’avant-centre a voulu se préserver, passer à autre chose et tenter une expérience alliant dépaysement et attrait sportif.

Dossier préparé par http://sport24.lefigaro.fr/