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Corruption – Peña Nieto demande pardon et fait encore scandale !
Publié: 21/07/2016
Source: Le Grand Journal

FILE - In this Feb. 22, 2016, file photo, Mexican President Enrique Peña Nieto gives the opening address to attendees of the annual IHS CERAWeek global energy conference in Houston. Pena Nieto compared the language of Republican presidential hopeful Donald Trump to that of dictators Adolf Hitler and Benito Mussolini in an interview published Monday, March 7, and said it has hurt U.S.-Mexico relations. (AP Photo/Pat Sullivan, File)

Le président mexicain Enrique Peña Nieto a reconnu avoir commis une «erreur» et demandé «pardon» après la polémique entourant l’achat d’une luxueuse maison par son épouse.

Les serviteurs de l’État, «en plus de devoir agir dans le cadre du droit et avec une totale intégrité», sont également responsables «de la perception (par le public, ndlr) de ce qu’ils font», a-t-il déclaré lundi dans un discours prononcé lors de la promulgation d’un nouvel arsenal législatif pour combattre la corruption, qu’il a comparée à un «cancer social».

Le scandale dit de la «Maison-Blanche» avait éclaté en novembre 2014 après qu’un journal eut révélé que la femme de Enrique Peña Nieto, l’ex-actrice de télénovelas Angélica Rivera, avait acquis à Mexico une vaste demeure évaluée à plusieurs millions de dollars auprès d’une entreprise bénéficiaire de contrats publics.

«Je reconnais avoir commis une erreur», a ajouté le chef de l’État, qui a néanmoins assuré avoir agi «conformément au droit».

«J’ai ressenti dans ma chair l’irritation des Mexicains. Je la comprends parfaitement. C’est pourquoi, en toute humilité, je leur demande pardon. Je leur présente mes excuses pour le tort que je vous ai causé», a poursuivi M. Peña Nieto, dont l’épouse a annoncé qu’elle allait vendre la maison.

En août 2015, à la suite de cette affaire, le président mexicain avait été lavé des accusations de conflit d’intérêts par une commission mise en place par son ministre de la Fonction publique Virgilio Andrade. Ce dernier a annoncé sa démission lundi.

Les sept lois promulguées lundi après avoir été adoptées par le Congrès mettent en place un «système national anti-corruption» qui prévoit la création d’un poste de procureur spécialisé dans les affaires de corruption, des peines plus sévères et un contrôle exercé par les citoyens.

Le Mexique occupe la 95e place sur 167, selon le classement établi par l’ONG Transparency international.

Source – Agences