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Dans le sud du Mexique les maires se font assassiner !
Publié: 25/07/2016
Source: Le Grand Journal

Festividad-en-San-Juan-ChamulaCinq personnes, dont le maire local, ont été tuées dimanche matin lors d’une confrontation entre manifestants à San Juan Chamula, une petite ville du Chiapas. Dans l’état de Guerrero, le maire de Pungabarato a lui aussi été assassiné !

Un groupe de manifestants est entré à San Juan Chamula pour faire entendre des réclamations aux autorités municipales et certains ont brandi des armes à feu et tué le maire, Domingo Lopez, un chauffeur, deux autres responsables ainsi qu’un résident de la ville.

Douze personnes blessées sont soignées dans des hôpitaux des alentours, a dit le secrétaire général du gouvernement de l’Etat, Juan Carlos Gomez, lors d’une conférence de presse, ajoutant que le calme était revenu dans la ville.

San Juan Chamula, petit village à 10 km au nord-ouest de San Cristóbal de las Casas est le foyer d’une communauté Tzotzil farouchement indépendante. Les Mayas Tzotziles sont un des principaux groupes indigènes du Chiapas et forment environ un tiers de la population autochtone de l’État.

San Juan Chamula est une ville indigène traditionnelle des montagnes du Chiapas, l’Etat le plus pauvre du Mexique, mais attire chaque année des milliers de touristes. Les Chamulas sont des artisans de talent qui fabriquent des chemisiers, des sacs et des tissus brodés à la main de très bonne qualité.

Au Guerrero le maire de Pungabarato est lui aussi mort abattu par des inconnus 

Le maire d’une ville de Guerrero, un Etat du Sud mexicain en proie à une flambée de violences, a été assassiné par balle avec son chauffeur par des inconnus, ont annoncé les autorités locales dimanche.

Ambrosio Soto, maire de Pungabarato, et son chauffeur ont été « abattus par des inconnus qui leur ont tendu une embuscade » dans l’Etat voisin de Michoacan, selon un responsable municipal qui a souhaité conserver l’anonymat.

Le Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche) auquel appartenait l’édile a condamné l’assassinat et expliqué qu’Ambrosio Soto était « traqué » par le crime organisé, sans que les autorités locales ne s’en émeuvent. Depuis plusieurs mois, le maire faisait part de menaces contre sa personne. Sa protection était assurée par quatre policiers, dont deux ont été blessés dans l’embuscade.

L’Etat de Guerrero a l’un des taux d’homicides et d’enlèvements les plus élevés du pays. C’est dans cet Etat, situé le long du Pacifique, qu’ont disparu 43 étudiants de l’école normale d’Ayotzinapa, en septembre 2014, vraisemblablement assassinés par un cartel de la drogue. Ses montagnes abritent de nombreuses cultures de pavot et d’opium qui alimentent le trafic de drogue international.

Source – Agences