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Le président Peña Nieto accusé de plagiat pour sa thèse !
Publié: 25/08/2016
Source: Revue de Presse

1391156_163637960512147_1735396118_nLe président mexicain Enrique Peña Nieto, en poste depuis 2012, aurait plagié près d’un tiers de sa thèse de droit alors qu’il était étudiant à l’Université panaméricaine indique le rapport publié dimanche sur le site de la journaliste d’investigation mexicain, Carmen Aristegui.

Enrique Pena Nieto a présenté sa thèse en 1991 alors qu’il avait 25 ans. Le présidentialisme mexicain et Alvaro Obregon comprend 200 pages et 682 paragraphes. Le site Aristegui Noticias a eu accès à une large analyse de la thèse du futur président élaborée par un groupe de spécialistes qui estime que 197 paragraphes sur les 682 ont été purement et simplement recopiés, ce qui correspond à 28,8% du texte.

Des paragraphes entièrement recopiés

La thèse de Peña Nieto, Le présidentialisme mexicain et Alvaro Obregon, a été analysée par une équipe d’universitaires et de spécialistes. Certains paragraphes ont été entièrement recopiés.

Celui qui a été élu président en 2012 a effectué ce travail universitaire en 1991, quand il avait 25 ans. Il était alors étudiant à l’Université panaméricaine de Mexico.

Selon le collectif, il aurait volé les travaux d’une dizaine d’auteurs, comme par exemple Victor Lopez Villafane, politiste mexicain, ou Emilio Rabasa, diplomate et homme politique du début du XXe siècle.

Plagier l’ancien président mexicain

Le jeune Peña Nieto a indiqué, à la fin de la thèse, qu’il s’est servi des ces travaux, mais ne les a pas cités à l’intérieur du texte. Résultat : des paragraphes recopiés ne sont pas mentionnés.

Pire, Enrique Peña Nieto a recopié entièrement une vingtaine de paragraphes du livre Études de droit constitutionnel, écrit par l’ancien président mexicain Miguel de la Madrid Hurtado (1982-1988), sans jamais le mentionner.

Le porte-parole du gouvernement, Eduardo Sanchez, a fait savoir que ces accusations étaient infondées. Ce sont plutôt des « erreurs de style », a-t-il indiqué, rappelant que le travail a été validé par l’université en 1991.

Le site de la journaliste d’investigation Carmen Aristegui n’en est pas à son premier coup. Il a également révélé l’achat, par l’épouse du président Angelica Rivera Hurtado, d’une luxueuse maison, par le biais d’un contrat public.

Popularité en baisse

Le scandale de la Casa Blanca (Maison Blanche), comme les médias mexicains l’appellent, a entaché la réputation du président, dont la popularité est en baisse. Cette polémique intervient alors que le président mexicain est au plus bas dans les sondages selon le quotidien mexicain La Reforma avec seulement 23% d’opinions positives après 4 ans de pouvoir.

Il est confronté à une vive opposition contre la réforme éducative qu’il ne parvient pas à imposer alors qu’elle constitue l’un des piliers de son mandat.

Source – Agences