Le Grand Journal » A La Une »
Rencontre – Pascale Marie QUIVIGER auteur du très bon polar « Rituel Macabre »
Publié: 07/08/2016
Source: Le Grand Journal

567092dc9030bLe Grand Journal a rencontré l’écrivaine Pascale Marie QUIVIGER qui nous parle de son œuvre et de son premier livre « Rituel Macabre », un polar dont la trame se déroule au Mexique. Un excellent livre que vous pourrez vous procurer en ligne sur le site de l’auteur.

Le pitch

Lorsque l’archéologue française Zia Diaz revient au Mexique pour entreprendre de nouvelles fouilles sur le site de Xochitl dans le Yucatán, sa vie va basculer. Le corps sauvagement mutilé de Lucia Morales, la fille d’un célèbre sénateur, de surcroît candidat aux prochaines élections présidentielles du pays, vient d’être retrouvé au pied de la grande pyramide de Xochitl.

Acte de barbarie d’un psychopathe nostalgique des anciens rituels mayas ? Ou bien s’agit-il d’un complot politique visant à discréditer l’un ou l’autre des partis qui brigue le pouvoir ? Et que penser de cette mystérieuse secte dont le gourou se targue de vénérer des dieux anciens et d’honorer plus particulièrement Hatloc, le dieu des ténèbres et du chaos, en continuant à perpétrer les rites du sacrifice ?

Entraînés dans une spirale infernale, Zia, son fidèle ami Pablo, un policier de village et un jeune lieutenant intègre et sympathique vont tenter de démêler l’écheveau compliqué d’une enquête dont l’issue insoupçonnée changera à jamais la vie de chacun d’entre eux.

LGJ – Bonjour Pascale, pourriez vous vous présenter à nos lecteurs?

PMQ – Bonjour, Je m’appelle Pascale Marie QUIVIGER et je viens juste de fêter mes cinquante ans. Je vis dans le sud-ouest a Toulouse mais je voyage souvent du cote d’Alicante en Espagne d’où ma famille est originaire.

J’ai commencé à« gribouiller » avant même de savoir parler. Mes premiers écrits se sont tout d’abord matérialises sous la forme de poèmes à « l’eau de rose » que j’aimais offrir tous les ans pour la fête des mères. Encouragée par l’enthousiasme de ma maman qui voyait dans ma « prose d’écolière » les prémices d’une grande romancière, je me suis orientée vers une écriture plus spécifique pendant ma période « globe-trotter » en tenant un journal de bord quotidien de mes nombreuses péripéties à l’étranger (New-York, le Mexique, la Colombie, le Venezuela, le Sénégal et bien d’autres…).

Plus tard, je me suis rendue compte que le talent de menteuse qui m’avait jusqu’alors plutôt desservie pouvait s’avérer un outil diaboliquement utile pour l’écriture d’un roman. Enfin, mon imagination fertile servirait une bonne cause. C’est ainsi qu’est né mon premier roman RITUEL MACABRE.

LGJ – Votre livre est un polar qui se trame au Mexique. Quand et comment est née cette idée ?

2974_10200347197114137_490704036_n-470x626PMQ – Fin 2012, j’ai enfin décidé de sauter le pas et d’envoyer mon manuscrit à un éditeur. Seules les personnes de mon entourage avaient jusqu’alors lu mes écrits et j’avais besoin d’un regard neuf pour continuer.  Toucher un plus grand nombre de lecteurs était un moyen fiable et objectif afin de connaître véritablement la valeur de mes écrits. Cette exposition à un lectorat anonyme ne pouvait que m’aider à m’améliorer. D’autre part, au-delà de l’intrigue elle-même, je tenais à partager ma passion et mon enthousiasme pour le Mexique et la culture précolombienne avec mes lecteurs. RITUEL MACABRE n’est pas seulement un policier, c’est surtout une invitation au voyage.

LGJ – Vous êtes un peu insomniaque. Comment travaillez vous et qui vous motive par ailleurs?

J’écris principalement la nuit. Dès que je me couche, les idées affluent et je suis obligée de me relever, d’où mes insomnies répétées ! Et celles de mon compagnon au tout début. Heureusement, il a fini par s’y habituer et ne se formalise plus de me voir à quatre heures du main en pyjama, une tasse de déca près de mon ordinateur en train de taper sur mon clavier. Mais il m’arrive aussi d’avoir une idée lumineuse mais pas toujours au bon  endroit ni au bon moment. Depuis, j’ai toujours sur moi un dictaphone et quelque soit l’endroit où je me trouve, si je me sens inspirée, je l’allume et je dicte mes dernières trouvailles.

J’écris uniquement dans ma chambre, sauf quand je pars en voyage pour une longue durée. Dans ces conditions, je dois m’obliger à écrire dans une autre atmosphère et un décor différent et je dois avouer que ça m’est difficile. Je privilégie ma chambre car j’en ai fait mon espace personnel avec des étagères remplies de livres. C’est aussi un endroit silencieux où il n’y a ni télévision, ni téléphone. J’ai besoin de silence pour me concentrer. D’autre part, les couleurs dominantes, bleu clair et violet, me calment.

La personne qui m’a le plus motivée, c’est sans aucun doute ma mère. Comme toutes les mamans du monde je suppose, elle a vu dans son enfant un potentiel, un talent qu’il ne fallait surtout pas gâcher. Elle poursuit cette aventure depuis le début à mes côtés, me conseille  et me redonne du courage dans les moments difficiles ou lorsque j’ai des doutes. Elle est la première personne qui lit mon manuscrit terminé et son avis m’est précieux. Je pense réellement que sans elle, l’idée d’écrire serait restée à l’état de projet. Je savais qu’en allant jusqu’au bout d’un roman, je lui ferais le plus beau des cadeaux. À mon sens, il n’existe pas de meilleure motivation. Merci Maman.

LGJ – Une recette pour être inspirée ?

Honnêtement, si j’en avais une, je ne le divulguerais certainement pas. Plus sérieusement, il n’existe pas de recette miracle. Depuis toute petite, j’ai toujours eu une imagination fertile et j’ai toujours plus ou moins écrit régulièrement, que ce soient des poèmes, des lettres ou des nouvelles. L’écriture d’un roman est plus laborieuse. Je peux être prolifique pendant deux semaines et m’arrêter pendant une semaine. Le fameux syndrome de la page blanche. Afin de ne pas perdre de temps, je profite de ces moments où je suis incapable d’écrire une seule ligne, pour faire des recherches. Ça tombe très bien car deux de mes romans sont des policiers historiques et demandent une connaissance approfondie de l’histoire. En général, cette immersion dans le passé me permet de rebondir assez rapidement et de me remettre à écrire. D’autre part, j’anime un atelier d’écriture depuis quelques mois et cette activité m’a aidée à progresser et à devenir plus imaginative.

LGJ – Quel est votre public?

Tout ceux qui aiment lire et qui ont une préférence pour le polar, l’histoire et les voyages puisque ce sont mes sujets de prédilection. Mais aussi celles et ceux qui ont un grand sens de l’humour et qui pourraient être séduits par mon roman humoristique rédigé sans verbes « LE MÂLE EFFET », un pari fou et insensé qui m’a valu de nombreuses nuits blanches.

Et pourquoi pas aussi ceux qui n’aiment ni rire, ni les enquêtes policières et encore moins l’histoire ? Ce serait une vraie consécration si ils aimaient mon livre alors qu’en règle générale, ils bannissent ce style de leur bibliothèque !

Bien que je sois souvent hors du territoire Français, je n’ai jamais rencontré de difficultés pour aller au-devant de mon public. J »aime l’ambiance des salons et des événements littéraires. Je pense qu’il est vraiment important que le lecteur puisse associer un visage et une personnalité à un roman. De plus, une dédicace donne une valeur poétique supplémentaire à l’ouvrage et concrétise un échange authentique entre l’auteur et son lecteur.

LGJ – Une petite anecdote sur votre polar?

Lorsque j’ai présenté mon roman RITUEL MACABRE au centre Claudius Regaud de Toulouse, une clinique spécialisée dans le traitement du cancer. En tant qu’ex-patiente, la clinique m’a donné l’opportunité de vendre mes livres dans son enceinte. Ça a été un véritable succès, ce qui m’a permis de verser une partie de mes droits d’auteur à la recherche contre le cancer.

Une belle revanche sur la maladie et une belle leçon de vie. Encore merci à toutes les personnes qui ont fait de cet événement une journée très spéciale.

INFO

Le livre est disponible sur le site de l’auteur et sur le site amazon.fr

Tip pour vos achats de livres en France avec livraison au Mexique

Pour acheter des livres et vous les faire livrer au Mexique, consultez le site www.amazon.fr, choisissez vos titres comme si vous achetiez pour une livraison en France. En remplissant le dossier avec vos coordonnées personnelles et bancaires, indiquez bien votre adresse au Mexique. Le site livrera les livres par chronopost et via Estafeta au Mexique. Le site annonce entre 10 et 15 jours pour une livraison mais nous avons tout reçu en 72 heures !!! Et le coût est très raisonnable. Pour un achat inférieur à 50 USD, il n’y a pas de taxes d’importation sinon vous paierez un maximum de 223 pesos par colis, quel que soit le montant de la facture.