Le Grand Journal » A La Une »
La sénatrice et médaillée olympique Ana Gabriela Guevara agressée en moto !
Publié: 15/12/2016
Source: Revue de Presse

ana-guevara_0La jeune femme, âgée de 39 ans, s’est faite renverser et passer à tabac parce qu’elle était une femme et qu’elle était au guidon de sa moto. Les faits se sont déroulés sur l’autoroute entre Toluca et MexicoDF.

Ana Gabriela Guevara conduisait sa moto vers le quartier de Santa Fe quand un véhicule, avec quatre hommes à son bord, a donné un coup de volant avec l’intention, raconte-t-elle, de la renverser.

Quand la championne olympique du 400 mètres à Athènes en 2004 s’est arrêtée pour appeler l’assurance, persuadée qu’il s’agissait d’un accident, les occupants de la voiture sont descendus avant de la passer à tabac.

Les agresseurs lui ont infligé des coups principalement à la tête et aux côtes, informe l’intéressée dans un communiqué publié sur Twitter. Ils ont également déversé insultes et injures sur la conductrice, l’accusant «d’être une femme» et de conduire un véhicule à deux roues.

Ramassée par une brigade de police sur le bord de la route, celle qui est également sénatrice du Parti du travail au Mexique, a été transportée à l’hôpital. Depuis sa chambre, Ana Gabriela Guevara a tweeté des photos de son visage tuméfié. «Je remercie tous ceux qui se sont inquiétés de mon état de santé, je suis sortie de la salle d’opération et je récupère de la chirurgie», ont appris ses 22200 followers.

Lors d’une conférence de presse, la sénatrice n’a pas réussi à contenir ses larmes. Sans lunettes noires, elle a tenu à montrer la violence des coups. «Cette marque sur mon visage, les clous et les plaques seront le souvenir pour défendre la non-violence envers les femmes.» Avant de lancer : «Basta de Violencia !», ça suffit la violence.

Le cas d’Ana Guevara n’est pas isolé. Au Mexique, mais aussi plus largement en Amérique latine, les meurtres de femmes sont courants. En octobre 2016, des milliers de femmes s’étaient mobilisées dans les rues avec le mouvement «Ni una menos» – «Pas une de plus» – pour protester contre les «féminicides».

Source – http://madame.lefigaro.fr/