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L’équipe Trump veut faire payer le mur par les cartels !
Publié: 31/01/2017
Source: Revue de Presse

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Est-ce un signe de réchauffement de la banquise diplomatique que sont devenues les relations entre Mexico et Washington? Le Mexique a accueilli lundi avec un mélange d’étonnement et de scepticisme l’idée de la Maison Blanche de faire financer le mur de Donald Trump par les cartels de la drogue.

Dimanche, le secrétaire général de la présidence Reince Priebus a déclaré à la chaîne CBS qu’une des options pour financer cet ouvrage «pourrait être les cartels de la drogue» mexicains.

Mexico, engagé dans un bras de fer avec la nouvelle administration américaine qui veut lui faire payer le mur, au prix d’une grave crise diplomatique, a estimé que ces propos allaient dans le bon sens.

Une idée «peu conventionnelle»

reforma«C’est incontestablement une avancée positive qu’ils mentionnent (une entité) qui ne représentent pas le Mexique, les narcotrafiquants ne sont pas le Mexique (…) On est en train de voir comment le discours est modifié», a déclaré à la chaîne Televisa le chef de la diplomatie mexicaine Luis Videgaray. Interrogé sur la faisabilité de cette proposition, il a répondu: «Je n’en sais pas plus que vous».

La nouvelle faisait lundi les gros titres de la presse mexicaine. Le quotidien Reforma a notamment souligné une idée «peu conventionnelle».

Donald Trump a signé mercredi le décret lançant le projet de construction du mur le long des 3.200 kilomètres de frontière qui séparent les deux pays et a réitéré son intention de le faire financer par le Mexique. La facture se chiffre en milliards de dollars.

Article du 27 janvier 2017 – US / Mexique – Le mur de la discorde !

Donald Trump et Peña Nieto se sont parlé au téléphone. Selon la présidence mexicaine, ils ont convenu de ne plus évoquer publiquement le sujet du mur. Le président américain a proposé jeudi de financer la construction du mur à la frontière avec le Mexique en imposant une taxe à hauteur de 20%. Le ton monte entre les deux pays !

En pleine crise diplomatique entre Washington et Mexico, le président américain Donald Trump et son homologue mexicain Peña Nieto se sont entretenus au téléphone vendredi, a indiqué une source proche du gouvernement mexicain. Les deux présidents, qui ont échangé durant une heure, ont reconnu « des différences claires » au sujet du mur à la frontière et ont convenu « pour le moment » de ne plus en parler « publiquement », indique le communiqué de la présidence mexicaine

Ce vendredi matin, Donald Trump a une nouvelle fois bousculé les usages diplomatiques en accusant sur Twitter le Mexique de « profiter des États-Unis depuis trop longtemps ». « Des déficits commerciaux massifs et très peu d’aide sur la frontière poreuse, cela doit changer maintenant ! » a écrit le président des États-Unis dans l’un de ses messages matinaux qu’il affectionne.

Soucieux de ne plus payer seul le coût politique de ce qui est considéré comme des humiliations de la part de M. Trump, le président mexicain a annoncé qu’il « consultera désormais le Sénat et la Conférence nationale des gouverneurs sur toutes les actions que prendra le gouvernement vis-à-vis de la relation du Mexique avec les Etats-Unis ».

« Le pays affronte sa plus grave crise diplomatique avec son voisin depuis la nationalisation du pétrole en 1938 par le président Lazaro Cardenas (1934-1940) », déplore M. Crespo, qui prévoit « la mort de l’Alena, bombardé par Trump », dans une allusion à l’idée de taxe.

Cette crise renforce le climat d’incertitude qui pèse sur l’économie mexicaine.

« Arrêter le flot transfrontalier de personnes et de drogues »

Donald Trump a maintes fois promis que Mexico finirait par payer pour le mur, d’une manière ou d’une autre. Mais taxer les importations reviendrait à renchérir les prix aux États-Unis et donc faire payer soit les consommateurs américains, soit les entreprises installées au Mexique, c’est-à-dire des multinationales américaines ou étrangères…

Les États-Unis ont enregistré en 2016 un déficit commercial avec le Mexique de l’ordre de 60 milliards de dollars. Quant à la justification de l’érection d’un mur, Mme Conway a jugé qu’il fallait « arrêter le flot transfrontalier de personnes et de drogues ».

En pleine discorde sur ce mur et sur la renégociation de l’accord de libre-échange en Amérique du Nord (Alena), le président mexicain Enrique Peña Nieto a annulé sa visite à Washington qui était prévue la semaine prochaine.

Article du 26 janvier 2017 – Trump propose une taxe sur les produits venus du Mexique !

Le président américain a proposé jeudi de financer la construction du mur à la frontière avec le Mexique en imposant une taxe à hauteur de 20%. Le ton monte entre les deux pays !

Donald Trump avait lancé dans la journée sur Twitter à Enrique Peña Nieto : « Si le Mexique n’est pas prêt à payer le mur, ce serait mieux d’annuler la rencontre à venir »… et le président mexicain avait annulé sa venue.

Le ton monte et l’administration américaine cherche maintenant à trouver des solutions pour financer la construction du mur. La dernière en date ? Le président Trump envisage maintenant de financer la construction du mur à la frontière avec le Mexique en imposant une taxe de 20% sur tous les produits venus de ce pays, a déclaré son porte-parole jeudi.

Le financement de la construction de ce mur visant à endiguer l’immigration clandestine a suscité de vives tensions entre les deux pays. « En faisant cela, nous pouvons récolter 10 milliards de dollars par an et facilement payer pour le mur grâce à ce seul mécanisme », a déclaré Sean Spicer aux journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One de retour de Philadelphie.

Respect du contribuable

Le porte-parole du nouveau président républicain n’a pas donné de précisions sur la façon dont cette taxe fonctionnerait ni quand elle serait mise en place mais affirmé qu’elle pourrait faire partie d’une réforme globale de la fiscalité. « Cela permet clairement d’assurer le financement de façon à ce que le contribuable américain soit respecté », a-t-il ajouté, affirmant que ce projet avait été évoqué avec les élus de la Chambre des représentants comme du Sénat.

Donald Trump a signé mercredi un décret donnant le coup d’envoi, largement symbolique à ce stade, au projet de construction d’un mur renforcé le long de l’immense frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, sa promesse de campagne la plus emblématique.

Article du 25 janvier 2007 – Trump et son projet de mur face au Mexique : le décret est signé !

Personne n’y croyait, mais cela ressemble de plus en plus à une réalité. Le président américain Donald Trump a signé mercredi un décret lançant le projet de construction d’un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

Le président américain Donald Trump a donné mercredi une impulsion majeure pour concrétiser la promesse la plus emblématique de sa campagne.

Cinq jours seulement après sa prise de fonction, le nouveau président républicain était attendu en début d’après-midi au ministère de la Sécurité intérieure. Il a signé sur place deux décrets, portant sur le mur d’une part et sur une application plus rigoureuse des lois sur l’immigration d’autre part, avec en particulier des mesures à l’encontre des « villes sanctuaires » qui accueillent des immigrants clandestins.

Interrogé sur la chaîne ABC, Donald Trump a réaffirmé que le financement de ce mur, dont la construction devrait débuter « dans les mois à venir », serait, in fine, payé par le Mexique. « Nous serons remboursés plus tard grâce à des transactions avec le Mexique. »

Le président du Mexique a assuré qu’il ne paierait pas ? « Il est obligé de dire cela », a-t-il répondu. « Mais moi je vous le dis : il y aura un paiement, même si le montage sera peut-être compliqué », a ajouté Donald Trump.

« Grand jour prévu demain sur la SECURITE NATIONALE. Parmi beaucoup d’autres choses, nous allons construire le mur ! » avait tweeté le président américain dès mardi soir. Durant la campagne, il s’était engagé à expulser les clandestins délinquants des États-Unis et à ériger un mur à la frontière longue de 3 200 kilomètres, poreuse, entre les États-Unis et le Mexique.

Doutes sur l’efficacité

Des experts ont émis de sérieux doutes sur l’efficacité, le coût exorbitant et les risques d’avalanches de procédures légales d’une telle mesure, véritable cheval de bataille de la droite et l’extrême droite, socle électoral de Donald Trump. Même le ministre de la Sécurité intérieure, l’ancien général John Kelly, a indiqué, lors de sa récente audition en vue de son investiture, que le mur frontalier « pourrait ne pas être construit de sitôt ».

Le Mexique a pour sa part dessiné les lignes rouges à ne pas franchir lors de ses discussions avec l’administration Trump qui débutent ce mercredi à Washington et ne s’annoncent pas sous les meilleurs auspices.

Mexico a en effet menacé de quitter la table des négociations et de rompre l’accord de libre-échange Aléna (USA, Canada et Mexique) que Donald Trump souhaite renégocier. « Il y a des lignes rouges très claires qui doivent être dessinées dès le début », a averti mardi le ministre mexicain de l’Économie Ildefonso Guajardo, avant une rencontre avec les responsables américains mercredi et jeudi, au côté du ministre mexicain des Affaires étrangères, Luis Videgaray.

Crise diplomatique à venir ?

À la question de savoir si la délégation mexicaine quitterait les discussions si le sujet du mur et des envois de fonds des migrants mexicains étaient mis sur la table, M. Guadajardo a répondu sur la chaîne Televisa : « Absolument. »

Cette première réunion USA-Mexique vise à préparer la rencontre entre le nouveau président américain et son homologue mexicain Enrique Peña Nieto, le 31 janvier à Washington. Selon des médias américains, Donald Trump devrait aussi signer dans les jours qui viennent des décrets visant à limiter l’accès aux États-Unis pour les réfugiés et les détenteurs de visas en provenance d’Irak, d’Iran, de Libye, de Somalie, du Soudan, de Syrie et du Yémen.

Donald Trump a également promis de supprimer le programme « DACA », mis en place par son prédécesseur Barack Obama en 2012 et qui a permis à plus de 750 000 clandestins arrivés mineurs sur le territoire d’obtenir des permis de séjour et de travail.

Après l’annonce du retrait des États-Unis de l’accord de libre-échange Asie-Pacifique (TPP), Donald Trump continue à détricoter méthodiquement le bilan de son prédécesseur démocrate Barack Obama, comme il avait promis de le faire pendant sa campagne. Il a ainsi redonné vie au projet du gigantesque oléoduc Keystone XL reliant le Canada aux États-Unis, dont la construction avait été bloquée par M. Obama au nom de la lutte contre le changement climatique.

Source – Agences