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Contreverse – Vanity Fair Mexique vire sa directrice !
Publié: 10/03/2017
Source: Revue de Presse

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La directrice de Vanity Fair Mexique a été limogée après la parution, en février, d’une couverture controversée sur Melania Trump. L’image de la première dame entourée d’objets de luxe avait choqué dans le contexte de l’hostilité américaine à l’égard du Mexique.

“Vanity Fair Mexique annonce le départ de sa directrice, quelques semaines après la couverture du magazine sur Melania Trump”, annonce le site mexicain La Silla Rota.

La couverture en question est celle du numéro de février 2017, où l’épouse de Donald Trump Melania apparaît posant devant un plat rempli de bijoux précieux.

Une couverture “insultante et médiocre”

Cette une de Vanity Fair est sortie alors que la tension entre les deux pays était à son comble, Donald Trump ayant réaffirmé de façon musclée son projet de mur et son ambition d’expulser des millions de migrants mexicains des États-Unis – propos qui avaient décidé le président mexicain Enrique Peña Nieto à annuler sa visite à Washington.

Le quotidien Milenio avait alors rapporté que ce choix de photo avait suscité la colère de “milliers de Mexicains” qui avaient manifesté leur indignation sur les réseaux sociaux, qualifiant la couverture “d’insultante, de déplacée et de médiocre”.

Sur son compte Twitter, la célèbre journaliste Denise Dresser avait ironisé : “Merci à Vanity Fair de faire sa une avec Melania Trump, c’est une éloquente démonstration de sensibilité, d’empathie, de patriotisme et d’intelligence éditoriale.”

La rage des internautes en a poussé certains à pirater le compte Twitter de la directrice éditoriale du magazine, Lourdes Garzón, pour publier un faux tweet sur “ces pleurnichards de Mexicains”, rapporte La Silla Rota.

Tout ce buzz a fini par faire perdre sa place à l’intéressée.

Article du 29 janvier 2017 – Vanity Fair Mexique mets Mélania Trump en couverture !

C’est ce qui s’appelle une erreur de timing. En pleine crise diplomatique entre Washington et Mexico, l’édition mexicaine du magazine Vanity Fair a mis à sa Une Melania Trump, la femme du président américain, sur le point de déguster des diamants, s’attirant critiques et quolibets sur internet.

Melania Trump, 46 ans, y apparaît toute vêtue de blanc, tirée à quatre épingles et souriante, attablée devant une assiette de bijoux dont elle enroule un collier sur une fourchette comme des spaghettis.

Le choix de la version mexicaine de la revue américaine de mettre Mme Trump en couverture au moment où son mari entend construire un mur à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique pour endiguer l’arrivée de migrants illégaux a été mal accueilli.

« Merci @VanityFairMX de mettre Melania Trump en Une. Grand exemple de sensibilité, d’empathie, de patriotisme et d’intelligence éditoriale », s’est moquée Denise Dresser, politologue et éditorialiste du journal mexicain Reforma, sur Twitter.

D’autres internautes ont jugé ce choix « humiliant » et « de mauvais goût » au moment où Donald Trump ne cesse d’adresser critiques et menaces au Mexique. « Non, il ne s’agit pas d’une histoire d’adulation », s’est défendu Vanity Fair Mexique sur son compte Twitter.

Dans son reportage, Vanity Fair présente la troisième épouse de Donald Trump et ancienne mannequin comme « timide, belle et prévenante ». Certains internautes américains ont également souligné l’ironie dans le choix du titre. En décembre dernier, l’actuel président des Etats-Unis avait attaqué la version US du mensuel après une critique de son restaurant, le « Trump Grill », dans les colonnes du magazine.

« Quelqu’un a-t-il vu les mauvais chiffres de ventes de Vanity Fair ? Forte baisse, gros soucis, mort ! (Le directeur de la publication du magazine) Graydon Carter, aucun talent, va se faire sortir ! », avait-il écrit.

Vanity Fair Mexique, lancé en avril 2015, avait déjà créé la polémique en mettant en avant l’actrice Angelica Rivera, femme du président mexicain Enrique Peña Nieto, à l’origine d’un scandale. Elle avait acquis une luxueuse demeure évaluée à plusieurs millions de dollars auprès d’une entreprise bénéficiaire de contrats publics.

Source – Agences