Le Grand Journal » A La Une »
Mexique : la croissance 2017 revue à la baisse !
Publié: 02/03/2017
Source: Le Grand Journal

6344711-economie-graphique-3d

La Banque centrale mexicaine a revu de nouveau à la baisse ses prévisions de croissance pour 2017, avec une croissance prévue entre 1,3% et 2,3%, suite notamment à l’élection de Donald Trump, selon un rapport diffusé mercredi.

BBVA, la seconde plus grande banque d’Espagne, investira 1,5 milliard de dollars au Mexique dans les quatre ou cinq prochaines années

Devant les incertitudes pesant désormais sur l’économie mexicaine, cet organisme avait une première fois rabaissé en novembre ses prévisions, anticipant une croissance de l’économie comprise entre 1,5% et 2,5%.

Avant la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine, la Banque avait initialement tablé sur un bond du produit intérieur brut (PIB) compris entre 2 et 3% pour 2017. En 2016, la deuxième économie d’Amérique latine a vu son économie croître de 2,3%, un chiffre conforme aux prévisions mais inférieur à la croissance enregistrée en 2015 (2,5%).

Le président américain a promis de renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena), qui rassemble les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, le considérant trop favorable aux intérêts mexicains. Les négociations devraient débuter en juin et pourraient se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. Environ 80% des exportations mexicaines prennent la direction des Etats-Unis.

La banque BBVA va investir 1,5 milliard au Mexique

BBVA, la seconde plus grande banque d’Espagne, investira 1,5 milliard de dollars au Mexique dans les quatre ou cinq prochaines années, principalement dans le secteur des logiciels et celui de la data-intelligence, a annoncé à Mexico son président.

« Nous avons investi 3,5 milliards de dollars ces dernières années, nous allons investir 1,5 milliard de plus dans les quatre ou cinq prochaines années », a annoncé Francisco González lors d’une déclaration commune avec le ministre des Finances José Antonio Meade.

Les nouveaux investissements porteront « beaucoup sur les logiciels, beaucoup sur l’intelligence, beaucoup sur le big data, l’intelligence artificielle, les processeurs », a-t-il expliqué.

Francisco González a également affirmé que l’impact des politiques du président américain Donald Trump sur ses investissements au Mexique « l’inquiète très peu ». La filiale mexicaine de BBVA, Bancomer, a contribué à la moitié des gains du groupe bancaire en 2016.

« Ma perception du Mexique, ma perception sur les investissements dans ce pays ne change absolument pas avec l’arrivée de Trump » au pouvoir, a estimé M. Gonzalez.

Cette annonce intervient alors que la Banque centrale mexicaine a revu de nouveau à la baisse mercredi ses prévisions de croissance pour 2017, avec une croissance prévue entre 1,3% et 2,3%, suite notamment à l’élection de Donald Trump.

M. Trump a promis de renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena), qui rassemble les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, le considérant trop favorable aux intérêts mexicains. Environ 80% des exportations mexicaines prennent la direction des Etats-Unis.

Article du 23 novembre 2016 – Mexique : plus forte croissance trimestrielle en deux ans !

L’économie mexicaine a enregistré sur la période juillet-septembre sa croissance trimestrielle la plus prononcée en deux ans, selon des données officielles publiées mercredi. Sur le troisième trimestre 2016, le PIB a augmenté de 1,0% par rapport au deuxième, soit la progression la plus prononcée depuis le deuxième trimestre 2014.

Le gouvernement a confirmé ses prévisions 2016 et 2017, soulignant ne déceler à ce stade aucune menace tangible du fait de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis.

L’homme d’affaires, élu sous l’étiquette républicaine, a en effet, au cours de sa campagne, dit à plusieurs reprises qu’il était prêt à remettre en cause l’accord de libre-échange qui lie les deux pays, tout en proposant de bloquer les transferts d’argent des immigrants mexicains afin de financer la construction d’un mur à la frontière.

Les Etats-Unis sont le premier partenaire commercial du Mexique.

La semaine dernière, la banque centrale du Mexique a relevé ses taux d’intérêt en avertissant que l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis risquait de remettre en cause l’orientation de la deuxième économie d’Amérique latine.

Et, ce mercredi, l’institut d’émission a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2017, ne tablant plus que sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) comprise entre 1,5% et 2,5%, contre une précédente fourchette de projections allant de 2,0% à 3,0%.

Pour cette année, la banque centrale mexicaine a resserré sa fourchette de prévisions, voyant désormais une croissance allant de 1,8% à 2,3%, contre 1,7%-2,5% précédemment.

Elle s’aligne ainsi sur les économistes qui, selon une enquête de la banque Banamex, anticipent désormais pour l’année prochaine une croissance de 1,8% contre une précédente projection de 2,3%.

Le gouvernement mexicain, lui, s’en tient lui à sa prévision d’une croissance de 2,0% à 3,0% pour 2017 et à celle d’une hausse du PIB comprise entre 2,0% et 2,6% pour cette année.

« Aucune des mesures (proposées par Donald Trump) ne s’est matérialisée. Il s’agit de suppositions et nous devons travailler avec des dossiers concrets, une politique mise en oeuvre », a déclaré Vanessa Rubio, vice-ministre des Finances.

Cette dernière a souligné la consommation des ménages « soutenue » pour justifier les prévisions du gouvernement et ce malgré la faiblesse de la production industrielle et une baisse de la production de pétrole.

Sur le troisième trimestre 2016, le PIB a augmenté de 1,0% par rapport au deuxième, soit la progression la plus prononcée depuis le deuxième trimestre 2014.

Par rapport au troisième trimestre 2015, la progression du PIB a été de 2,0%. Ces deux données sont conformes aux prévisions moyennes des économistes.