Dans un à-côté de l’article « Et le Mexique cessa d’être indépendant« , publié dans son édition du mois de mars, le mensuel le Monde Diplomatique livre son analyse sur la position du Mexique sur le cas Cassez.
Pour le mensuel alter-mondialiste, le nationalisme mexicain et la figure embarrassante de Genaro García Luna expliqueraient en grande partie l’inflexibilité du gouvernement de Felipe Calderón.
Dans son article, le journaliste Jean-François Boyer rappelle l’importance du nationalisme dans la « culture politique de ce grand pays« , fruit d’une histoire marquée par la colonisation et les invasions, « l’une nord-américaine, l’autre… française. »
Pour le Monde Diplomatique, ce nationalisme qui transcende les clivages politiques, expliquerait le manque d’intérêt, par exemple, d’un journal de gauche comme la Jornada pour Florence Cassez. « Dans tout autre pays que le Mexique, la gauche politique et intellectuelle, sensible par principe aux abus et aux dysfonctionnements de la justice et au respect des droits humains, se serait penchée favorablement sur le cas de Mme Cassez. » analyse le journaliste.
Enfin, dans la deuxième partie de son article, Jean-François Boyer se penche longuement sur la figure de Genaro García Luna. « Plusieurs reportages et livres d’investigation sur le sujet furent publiés, accréditant la complicité active du ministre avec la mafia » rapporte t-il, notamment.
La gauche mexicaine, PRD, vient de s’allier avec la droite (PAN) pour gagner les élections de 2012, alors que lors des dernières élections présidentielles, le PAN lui avait volé la présidence (C’est Lopez Obrador et non Calderon qui a gagné, mais dans un pays si « démocratique » que le Mexique, personne n’a bronché en raison de la campagne de diffamation entreprise par le PAN contre Lopez Obrador : AMLO es MALO).
Le PRI se tait car prendre position sur le dossier est dangereux pour lui. De toutes façons c’est un parti hyper corrompu.
Reste le PT dont un seul membre, Gerardo Fernandez Noroña a exprimé son point de vue sur le dossier.
A lire : La deuda oculta de Calderon
http://www.eluniversal.com.mx/editoriales/51760.html