La faillite de la Grèce et la sortie de la zone euro ne sont plus taboues. Les hypothèses sont même clairement sur la table des négociations. Les arguments pour… et les arguments contre. POUR : Les Grecs ne s’entendront jamais sur l’austérité. CONTRE: Une facture de 400 milliards.
POUR : Les Grecs ne s’entendront jamais sur l’austérité.
Lors des élections législatives de dimanche, les cinq partis hostiles à l’austérité ont attiré 43% des suffrages contre seulement 36% pour les deux partis qui soutiennent les mesures d’économies budgétaires et les réformes structurelles réclamées par les créanciers du pays. Des résultats qui rendent impossible la constitution d’une coalition gouvernementale. Antonis Samaras, le leader du parti conservateur de la Nouvelle démocratie, arrivé en tête aux élections, et Alexis Tsipras, le chef de la gauche radicale Syriza, arrivée deuxième, s’y sont déjà cassés les dents. Jeudi, c’était au tour d’Evangélos Vénizélos, le dirigeant des socialistes du Pasok, de tenter sa chance.
En cas d’échec, le chef de l’Etat réunira l’ensemble de chefs de partis dans une ultime tentative pour doter le pays d’un gouvernement d’union national. Et si cela ne donne rien, de nouvelles élections seront à nouveau convoquées en juin. Reste à savoir si cela peut vraiment changer la donne. Car, malgré l’attachement d’une majorité de grecs à la zone euro, les raisons du refus de l’austérité sont profondes. Or le temps est désormais compté. Le risque de faillite est imminent
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