Cet excellent connaisseur des Farc a plaidé pour une meilleure couverture du conflit en Colombie. A peine sortie de la jungle colombienne où il était retenu par les Farc, le journaliste de France 24, Roméo Langlois est apparu mercredi, tout sourire, caméra au poing pour filmer sa libération après un mois de captivité.
Une image qui colle parfaitement à la personnalité de ce fin connaisseur du conflit armé en Colombie. « Je reste avec la conviction qu’il faut continuer à suivre ce conflit », a-t-il déclaré devant les nombreux journalistes qui l’attendaient dans un petit village où la fête battait déjà son plein.
« Sa caméra, il l’avait laissée sur le terrain avant de se rendre. Et nous l’avions récupérée. Apparemment, les Farc lui ont passé une caméra et il continue son travail de journaliste et de témoin dans des circonstances assez particulières », a commenté sur Europe 1, Loïck Berrou, chef du service étranger à France 24 et RFI, quelques minutes après l’annonce de sa libération.
« Son pays d’adoption »
« Douze ans » que Roméo Langlois arpente la jungle colombienne pour témoigner du conflit armé en cours dans ce pays, assure Loïck Berrou. « Il est très familier avec les Farc. Il a toujours été dans cette attitude de témoin », ajoute-t-il.
« Nous étions arrivés ensemble en Colombie en tant qu’étudiants en 2000. Nous sommes devenus journalistes et avons travaillé ensemble. Il connaissait parfaitement les Farc et la Colombie, son pays d’adoption », renchérit Pascale Mariani, ex-journaliste au Figaro et ancienne compagne de Roméo Langlois.
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