Au cours de sa première interview télévisée depuis son élection, le président a expliqué mardi qu’il n’annoncerait rien sur les impôts avant les législatives. François Hollande tiendra toutes ses promesses, à commencer par les hausses d’impôts.
Le président de la République l’a assuré mardi soir sur le plateau de France 2: «Ce que j’ai promis, je le tiendrai – tout – dans le calendrier tel qu’il est prévu.» Il a tout de même précisé qu’il était «élu pour cinq ans, pas simplement pour trois mois».
D’ailleurs, pour sa grande réforme fiscale, annoncée durant la campagne, il faudra attendre «juillet- août», soit après les élections législatives. Car, pour l’heure, il s’agit de ne pas désespérer les électeurs. «Il va falloir faire un effort, c’est certain», a reconnu François Hollande. Mais un effort qui «sera justement réparti» avec des «décisions fiscales qui s’adresseront à ceux qui ont le plus». Comme celle, emblématique, de la taxation des plus hauts revenus à 75 % au-delà d’un million d’euros par an.
Pour les plus bas revenus, François Hollande a en revanche annoncé un «coup de pouce» pour le smic. «Il devra rattraper ce qui n’a pas été accordé cette dernière année. Il devra aussi veiller à ce que cela ne déstabilise pas les entreprises», a expliqué François Hollande. Bref, pour le chef de l’État, il s’agit de trouver «un chemin d’équilibre». Une expression qui se rapporte aussi à l’exigence de trouver une voie de passage entre ses promesses de campagne et les contraintes budgétaires. Si la croissance ne devait pas être au rendez-vous, pour tenir ses engagements, «nous trouverons des économies ailleurs», a-t-il assuré sans plus de précision.
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