Julien Dray: les enquêteurs ne détiennent “aucune preuve”

Publié le 28/06/2009 par " Le Grand Journal "

julien dray3 Julien Dray: les enquêteurs ne détiennent aucune preuveJulien Dray a affirmé dimanche, sur Europe1, qu’après sept mois d’enquête, la brigade financière ne détenait “aucune preuve” des malversations dont il est soupçonné : avoir touché plusieurs dizaines de milliers d’euros issus indirectement des caisses de SOS Racisme et de l’organisation lycéenne Fidl.

“Il n’y a pas de reproche qui tienne. Tout est vide (…) Rien ne tient”, a affirmé le député PS de l’Essonne, s’exprimant pour la première fois depuis ses trois jours d’audition, entre mardi et jeudi, par la Brigade financière.

Le rapport de Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy, à l’origine des soupçons, “n’est pas un travail scientifique. On a fait des tableaux. On a fait des additions pour avoir des chiffres qui impressionnent l’opinion… C’est une mise en spectacle délibérée”, a assuré M. Dray, qui voit là une “manipulation”.

Les versements sur son compte ? “Des amis m’ont prêté des sous… Un ami, c’est quelqu’un qui vous fait confiance et un papier dans ces cas là, cela n’a pas beaucoup de valeur”, a-t-il dit.
Selon lui, les enquêteurs de la Brigade financières lui ont affirmé ne pas avoir “apporté la preuve” de corruption sur les marchés publics.

“Ils m’ont dit explicitement, et ce n’est pas trahir le secret: “évidemment, nous avons vérifié et vous n’avez pas le pouvoir d’intervenir sur les marchés publics”.
Croit-il donc à un classement sans suite de l’affaire ? “il faut qu’ils finissent par trouver quelque chose pour sauver l’honneur”, déclare-t-il.

Julien Dray se reconnaît une “erreur” : “de mars 2006 à décembre 2008, je n’ai fait que de la politique du matin au soir… J’ai donc moins consacré de temps nécessaire à la gestion de mon propre patrimoine ou de mes affaires courantes. Et j’ai sollicité mes amis pour qu’ils m’aident dans cette situation particulière”, dit-il.

“Non je ne vis pas au dessus de mes moyens”, a-t-il déclaré, disant en avoir “assez d’être présenté comme l’homme aux costumes Hermès, aux chaussures rutilantes, aux bagues aux doigts…”.
Ce petit-fils d’horloger qui déclare vivre dans “le quartier populaire” du 20e arrondissement parisien et rouler en Clio, ne se reconnaît qu’une “passion”, celle des montres anciennes: “je l’assume complètement. cela même aurait pu être un métier”.

Le Parisien.fr

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