« En 2007, le quinquennat a commencé par le Grenelle de l’Environnement. En 2012, le prochain quinquennat doit commencer par les Assises de la nouvelle démocratie sociale », annonçait hier l’UMP dans sa contribution au projet présidentiel sur le thème de la « refondation sociale ».
A charge pour le futur candidat, Nicolas Sarkozy, de « reprendre ou pas » ces propositions, a précisé le libéral Hervé Novelli, en charge du dossier.
L’Elysée lui a jusqu’ici opposé une fin de non-recevoir sur la proposition la plus controversée de cette contribution : la suppression des 35 heures et donc du dispositif des heures supplémentaires, mesures phare du bilan de Nicolas Sarkozy.
Alors que cette question divise le parti présidentiel, Jean-François Copé plaide pour fixer la durée du travail par des accords conventionnels. Il préconise également de réduire dans le même délai le régime des heures supplémentaires et d’ouvrir parallèlement « le chantier du financement de la protection sociale » en transférant la charge de la suppression des 35 heures sur la TVA ou la CSG. Mais le ministre du Travail, Xavier Bertrand a rejeté les deux propositions : « Les 35 heures imposées par Mme Aubry j’en ai toujours été un farouche adversaire. Mais la vérité, c’est qu’aujourd’hui elles sont devenues un repère ». « On a besoin des partenaires sociaux pour négocier. Je pense qu’il faut une très grande négociation avec une priorité absolue, aller vers une société de plein-emploi. », a-t-il argumenté.
De son côté la présidente du Medef, Laurence Parisot, s’est à nouveau prononcée pour une réforme de la réglementation de la durée du travail, souhaitant que celle-ci soit fixée de manière « conventionnelle », de préférence par la négociation d’entreprise.
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