Le fait que la journaliste française Valérie Trierweiler ne soit pas mariée au nouveau président semble être accepté par les Américains comme une nouvelle fantaisie de Français. Les Américains ont beau avoir un président qui reconnaît le droit des homosexuels à se marier, ils restent étonnamment conventionnels sur tout ce qui touche à la «famille présidentielle», et notamment sa première dame.
Ils raffolent de Michelle Obama, qui assume, de l’avis général, avec brio sa mission de First Lady, conjuguant son rôle de «d’épouse et de mère de famille modèle» avec un engagement politique et social très remarqué. Mais cela ne les empêchera pas de suivre, avec une curiosité un peu émoustillée, les premiers pas de Valérie Trierweiler à Washington et Chicago, où elle accompagne François Hollande pour son baptême du feu international.
Le fait que la journaliste française ne soit pas mariée au nouveau président fait rouler gentiment des yeux dans ce pays très chrétien, mais les Américains n’en semblent pas moins disposés à accepter cette nouvelle fantaisie de Français décidément très libres… Après tout, Carla avait été plébiscitée même si elle ne collait pas exactement aux critères de la première dame idéale. La «First Girl Friend», comme l’a surnommée CNN, sera d’ailleurs invitée à tous les événements organisés par l’épouse du président américain, Michelle Obama, en marge du G8 et du G20, a fait savoir la Maison-Blanche, confirmant donc que le fait qu’elle ne soit pas mariée ne posait pas de problème de protocole.
L’Amérique suit les pas de la «First Girl Friend»
Discrète, mais pas invisible. Pour ses premiers pas de «First Girl Friend», Valérie Trierweiler est restée aussi loin que possible de la politique française. Quelques images seulement de son séjour aux États-Unis, mais pas de commentaires. «Elle ne voulait pas parasiter le premier déplacement du président», explique-t-on à l’Élysée. Et puis, fait-on comprendre, ce n’est pas toujours simple pour l’ancienne journaliste passée de l’autre côté du miroir. À l’ambassade de France à Washington, vendredi, elle avait refusé de répondre aux sollicitations des reporters.
«Pour l’instant, elle voit, elle observe, ensuite interviendra une période de réflexion sur ce qu’elle compte faire en tant que première dame. Rien n’est arrêté, elle réfléchit», indique-t-on. La question de la poursuite de son activité professionnelle est toujours en suspens, même si on imagine mal comment la journaliste pourrait concilier les deux rôles. À Washington, elle a rencontré des «confrères» du Washington Post et de CNN qui avaient souhaité la découvrir. Elle a aussi vu la propriétaire de Newsweek. La situation de Valérie Trierweiler fascine les médias internationaux.
Pour la première fois de sa vie sans doute, Valérie Trierweiler a eu un programme officiel à son nom. Il y a quelques symboles dans ses apparitions: priorité à l’éducation notamment. Lundi, elle doit se rendre au Lycée français de Chicago, y rencontrer les élèves. Elle représentera, en quelque sorte, le président François Hollande, qui avait été invité mais qui ne peut s’y rendre. Dimanche, c’est un établissement américain qu’elle a visité: le Gary Comer College, en compagnie de Michelle Obama, la personnalité la plus marquante pour elle, évidemment, durant ces quelques jours. L’épouse de Barack Obama a notamment évoqué avec ses invitées le programme de lutte contre l’obésité qu’elle poursuit.
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