Frêche: Europe Ecologie prête à fusionner, mais demande au PS d’être clair

Publié le 01/02/2010 par " Le Grand Journal "

cecile duflot 150x150  Frêche: Europe Ecologie prête à fusionner, mais demande au PS dêtre clairLa secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot a indiqué dimanche qu’il n’y aurait “aucun problème” pour fusionner la liste Europe Ecologie avec les autres listes de gauche afin de barrer la route à Georges Frêche aux régionales en Languedoc-Roussillon.

Elle a cependant exhorté le Parti socialiste à clarifier rapidement sa position dans cette région.

“On n’aura aucun problème pour fusionner notre liste avec toutes les listes de gauche qui sont clairement opposées à Georges Frêche”, a-t-elle dit sur i>télé. “S’il y a une liste socialiste (ou) la liste du Front de Gauche, il n’y aura aucune difficulté”.

Toutefois, il “faut attendre de voir ce qui va se passer chez les socialistes eux-mêmes et les socialistes de cette région, et aussi au bureau national du Parti socialiste” qui se réunira mardi prochain, a poursuivi la dirigeant écologiste en réclamant une “obligation de clarté”.

Et de déplorer le fait que “si les socialistes avaient eu le courage de rompre avec Frêche depuis des années, on n’en serait pas là“, alors que les écologistes ont fait preuve de “constance” face à M. Frêche.

Aux appels de certains dirigeants PS à voir les Verts les rejoindre ou se rassembler derrière leur candidate Hélène Mandroux en Languedoc-Roussillon, Mme Duflot a déploré “la vieille logique des socialistes”.

“On est dans une vieille logique politique où le Parti socialiste dit et tout le monde doit se mettre en rang derrière. Ca ne peut pas ma
rcher comme ça parce que ça n’est pas sain démocratiquement“.

“A partir du moment où l’on change de point de vue, où les instances locales du PS ne sont pas du tout sur les mêmes positions que les instances nationales (…), on va regarder comment ça se passe”, a-t-elle dit, “mais, à moins de deux mois de l’élection, rejoindre une dynamique qui fonctionne -en l’occurrence la dynamique d’Europe Ecologie qui est claire politiquement- ce n’est pas non plus quelque chose de nul et de non avenu. Ca s’étudie”.

nouvel obs.com

Article du 30/01  – Languedoc-Roussillon:  Frêche se rebiffe

La passe d’armes se poursuit au Parti Socialiste. Le PS espère en effet prendre la tête d’une «gauche morale» en Languedoc-Roussillon contre un Georges Frêche qui ne désarme pas, fort du soutien des socialistes locaux, avec le risque d’un basculement à droite de cette région.

Après le dérapage du président sortant de Languedoc-Roussillon sur «la tronche pas catholique» de Laurent Fabius, ex-Premier ministre d’origine juive, la patronne du PS Martine Aubry a saisi l’occasion pour crever l’abcès et rompre avec le puissant cacique sudiste, exclu du parti en 2007.

Mme Aubry a proposé aux écologistes et à la gauche de bâtir une liste alternative aux prochaines élections régionales, sous l’égide d’Hélène Mandroux, maire socialiste de Montpellier. Le Bureau national du PS doit se prononcer mardi.

Cette deuxième liste de gauche n’affole visiblement pas Georges Frêche. A 71 ans, le président sortant de la région Languedoc-Roussilon qualifie Hélène Mandroux, alliée devenue opposante, de «général sans troupe». Sa candidature ? Une «péripétie sans importance», raille celui qui se prévaut du soutien réaffirmé de responsables socialistes régionaux. «J’ai une armée derrière moi, c’est celle de mon parti», a rétorqué Mme Mandroux.

La gauche, divisée, peut-elle perdre la région ?

Frêche peut lui compter sur les responsables locaux. Robert Navarro, président de la fédération de l’Hérault, a ainsi renouvelé son appui à l’homme fort de la région et accuse la direction nationale de vouloir «affaiblir le PS en Languedoc-Roussillon». Co-listier de Frêche, le communiste Jean-Claude Gayssot a lui aussi réitéré son soutien. M. Frêche, lui, cible Martine Aubry, et son «complot» en vue de sa «candidature à la présidentielle».

«Je suis le Villepin d’Aubry», la «tête de Turc pour la campagne nationale des présidentielles à venir», assure celui qui a été l’un des soutiens de Ségolène Royal.

Reste que pour le PS, la partie s’annonce serrée à deux semaines de la clôture des listes: les partis partenaires, en guerre contre Frêche, n’entendent pas se soumettre au diktat du grand frère. «Nous sommes déjà assurés de nous lier tous les trois au deuxième tour», a affirmé Mme Mandroux, à propos des listes Europe-Ecologie et PCF-PG-NPA. «Pour le premier tour, j’ai fait un appel au rassemblement. On va se rencontrer d’ici mardi».

Fabius ému des soutiens

Rue de Solférino, on se veut déterminé: «On va tout faire pour gagner. On a 15 jours pour établir un nouveau paysage», affirme un responsable qui lance aux réfractaires: «l’avenir n’est pas Frêche». François Kalfon, délégué du PS aux études d’opinion voit de son côté «un risque réel» de faire gagner la droite en Languedoc-Roussillon «par entêtement de Frêche».

Réagissant pour la première fois aux propos de Georges Frêche, M. Fabius s’est par ailleurs dit «touché» par le nombre «incroyable de mots de soutien» reçus, «y compris de gens qui ne sont pas de mon bord». L’affaire a soulevé «une vraie émotion», a souligné l’élu de Seine-maritime, condamnant «d’une façon générale les propos à connotation antisémite et xénophobe».

Le parisien.fr

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