La première secrétaire du PS et Jean-Marc Ayrault, qui conduiront ensemble la bataille des législatives, ont harangué les parlementaires socialistes massés dans une annexe de l’Assemblée mardi. La première secrétaire du PS a aussi présenté le dispositif de campagne.
Afficher l’unité après les tensions. C’est ce qu’a entrepris mardi Martine Aubry lors de la présentation du dispositif de campagne pour les législatives devant les parlementaires PS dans une annexe de l’Assemblée mardi. Jean-Marc Ayrault et la première secrétaire du PS, côte à côte, ont fait mine d’effacer leur rivalité récente pour le poste de Premier ministre pour ranger d’une même voix le Parti en ordre de bataille.
Les symboles étaient nombreux dans la présence à la tribune de la maire de Lille, qui a refusé d’entrer au gouvernement après que Jean-Marc Ayrault lui a été préféré pour Matignon, et du nouveau Premier ministre, qui connaissait parfaitement l’assistance pour avoir présidé pendant des 15 ans le groupe socialiste à l’Assemblée. Tous deux ont insisté sur l’importance pour le nouveau gouvernement de disposer d’une large majorité parlementaire et ont mis en garde contre le risque que représenterait selon eux une cohabitation en cas de victoire de la droite.
Les querelles d’ego appartiennent au passé, a assuré Martine Aubry, qui a bien caché l’amertume qu’elle pourrait ressentir après un nouvel échec personnel, faisant suite à sa défaite face à François Hollande lors de la primaire de l’automne dernier. « Nous sommes tous utiles là où nous sommes », a-t-elle dit. « Il faut que chacun soit derrière le chef du gouvernement et oublie sa propre tête par rapport à celle qui est essentielle », a ajouté la maire de Lille. L’enjeu de la réunion de mardi, qui s’est déroulée à huis clos après un préambule offert à la curiosité des médias, a été résumé par François Brottes, président par intérim du groupe socialiste à l’Assemblée.
Aubry dément avoir tenu des propos désobligeants contre Ayrault
Martine Aubry, première secrétaire du PS, a vivement démenti, mardi 22 mai au soir, avoir tenu des propos désobligeants à l’encontre du premier ministre. Selon le Canard enchaîné, elle aurait déclaré : « Je n’allais pas travailler sous les ordres de ce naze ! »
« La médiocrité, ce n’est pas ce que j’aime (…) Je ne commente pas ce qui est à la hauteur des caniveaux », a déclaré Mme Aubry, interrogée alors qu’elle venait soutenir en meeting Axel Kahn, candidat PS aux législatives dans la 2e circonscription de la capitale où il affrontera François Fillon.
« J’ai été toute la journée avec Jean-Marc Ayrault, j’ai été avec lui vendredi, s’il y a bien quelqu’un qui a toujours tout fait pour unir la gauche et faire réussir François Hollande c’est bien moi, et je ferai la même chose pour faire réussir Jean-Marc Ayrault. (…) On peut aussi inventer des querelles que nous n’avons jamais eues, car nous nous sommes toujours bien entendus. Je suis désolée mais nous nous sommes toujours bien entendus. »
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