L’Elysée accusé d’avoir volé au secours de Pierre Sarkozy

Publié le 09/11/2009 par " Le Grand Journal "

pierre sarkozyUn conseiller de la présidence est intervenu auprès de la Société civiles des producteurs phonographiques, afin de savoir pourquoi le fils aîné du chef de l’Etat n’a pas obtenu l’aide financière qu’il demandait.

Même si l’Elysée dément tout «traitement de faveur», c’est une intervention qui devrait de nouveau faire grincer des dents. Quelques jours après «l’affaire Jean Sarkozy», c’est au tour d’un autre fils du chef de l’Etat, Pierre Sarkozy, de se voir reprocher un coup de pouce de la présidence, révèle le site ElectronLibre.info, sous le titre «Népotisme et Sarkozysme, acte II».

Associé d’une société de production musicale, l’aîné des fils Sarkozy se serait récemment plaint auprès de l’Elysée, après avoir essuyé un refus d’aide financière de la part de la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP), évaluée à un peu moins de 10.000 euros. Un conseiller du président aurait alors contacté la SCPP, dans le cadre d’une «simple demande d’information», affirme l’Elysée. La SCPP – qui réunit des producteurs indépendants et des sociétés comme Sony, Universal ou BGM – a justifié son refus en indiquant que la société Minds Corporation, à laquelle Pierre Sarkozy est associé, ne fait pas partie de ses membres.

La SCPP nie tout favoritisme

Pierre Sarkozy, associé de Minds Corporation, qui déposait son «premier dossier», a contacté la SCPP pour «comprendre» ce rejet, indique pour sa part Marc Guez, directeur général de la SCPP. «Il n’a pas eu de réponse, la personne en charge des aides n’ayant pas le temps, vu qu’on refuse 30 à 40 dossiers par mois.» Eric Garandeau, conseiller culture et communication à l’Elysée, a alors contacté la SCPP «pour savoir pourquoi le dossier avait été refusé, mais sans me donner le nom de Pierre Sarkozy dont je ne connaissais pas le lien avec la société», insiste Marc Guez.

Contacté par l’AFP, Eric Garandeau martèle qu’à «aucun moment, l’Elysée n’a demandé une décision dans un sens ou dans un autre». «Je suis sollicité en permanence par des producteurs à qui on a refusé une subvention et je demande systématiquement les raisons du refus», poursuit le conseiller élyséen. Niant tout favoritisme et tentant de désamorcer la polémique naissante, la SCPP affirme pour sa part avoir «recommandé» à Minds Corporation de faire partie de ses adhérents, ce qui devrait «vraisemblablement» lui permettre de recevoir une aide.

Le Figaro

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