Les primaires du PS prévues au deuxième semestre 2011, dit Aubry
Publié le 18/01/2010 par " Le Grand Journal "
Les primaires pour désigner le candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle de 2012 auront lieu au deuxième semestre 2011, déclare Martine Aubry, premier secrétaire du PS.
“On va le décider collectivement. Ce sera en 2011, juste avant l’été, juste après, à la fin de l’année, enfin, au deuxième semestre 2011″, a-t-elle dit lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.
Le calendrier et les modalités d’organisation des primaires devraient être fixés en juin 2010 mais Martine Aubry a confirmé qu’elles n’auraient pas lieu début 2011 mais “beaucoup plus tard”.
Ce calendrier irait à l’encontre des souhaits d’Arnaud Montebourg, à l’initiative de l’idée de ces primaires, de François Hollande, qui les veut au printemps 2011, ou de Ségolène Royal, qui souhaite qu’elles aient lieu le plus tôt possible.
Il correspondrait en revanche aux voeux des soutiens de Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international, dont le mandat arrive à terme à l’automne 2012.
L’ancien collègue de Martine Aubry dans le gouvernement de Lionel Jospin, “un formidable ministre de l’Economie et des Finances”, est “lui aussi quelqu’un qui peut tout à fait diriger notre pays”, a souligné le premier secrétaire.
Pierre Moscovici, proche de Dominique Strauss-Kahn, a demandé en décembre que l’on ne “bâtisse pas un système pour l’exclure”.
“J’EN AI LES CAPACITÉS, COMME D’AUTRES”
Martine Aubry avait souhaité en 2009 des “primaires ouvertes”, sans préciser cette notion. Lors du congrès de Reims en 2008, son programme prônait de “vraies primaires” pour le printemps 2011.
Europe Ecologie, le Mouvement démocrate, le Parti communiste ou le Parti de gauche n’ont pas fait part de leur volonté de participer à des primaires qui désigneraient un candidat unique pour l’opposition de gauche.
Priée de dire, si elle pensait à se présenter à la présidentielle, Martine Aubry a assuré dimanche qu’elle ne pensait actuellement qu’aux élections régionales de mars.
Elle a cependant considéré qu’elle avait les capacités pour la fonction présidentielle.
“Je pense que j’en ai les capacités comme d’autres”, a-t-elle expliqué. “J’ai été numéro deux du gouvernement, j’ai rempli des fonctions importantes, j’ai travaillé dans une entreprise, je dirige une ville”, a détaillé la maire de Lille.
“Tout ça à soi seul ne suffit pas, il faut qu’à un moment donné on soit l’homme ou la femme de la situation qui permettra de mobiliser un maximum de Français”, a-t-elle ajouté.
“D’abord on joue collectif, après on choisit le capitaine, mais on n’en est pas là”, a-t-elle poursuivi en demandant que l’on “donne du temps au temps”.
Le Point.fr
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