Dans son premier discours de président de la République, le nouveau chef de l’État a déclaré qu’il ne déciderait “pas de tout, pour tout et partout”. “L’État sera impartial”, a-t-il souligné. “La loyauté la compétence et le service de l’intérêt général seront les seuls critères pour déterminer mes choix pour les grands serviteurs de l’État”.
Un premier discours en forme de feuille de route sur la manière d’exercer le pouvoir. Pour sa première allocution de président de la République, juste après son investiture, François Hollande a tenu à préciser comment il voit sa fonction. Dans cette allocution solennelle au cours de laquelle il a cité la “dette massive” au premier rang des “contraintes” qui pèsent sur la France, le chef de l’État a souligné qu’il fixerait “les priorités”, mais, a-t-il aussitôt ajouté, “je ne déciderai pas de tout pour tout et partout”, tournant ainsi la page de cinq années d’hyperprésidence.
Comme François Hollande l’avait détaillé dans une interview accordée à Acteurs publics en février, le gouvernement et le Premier ministre devraient retrouver de vrais pouvoirs. Fini le “collaborateur” de Matignon : “conformément à la Constitution, le gouvernement déterminera et conduira la politique de la nation, le Parlement sera respecté dans ses droits, la justice disposera de toutes les garanties de son indépendance”, a poursuivi François Hollande.
Hommage à la fonction publique
Le chef de l’État a également tenu à revenir sur la question des nominations dans la haute fonction publique. “Les règles de nomination seront encadrées, a déclaré François Hollande. La loyauté, la compétence et le service de l’intérêt général seront les seuls critères pour déterminer mes choix pour les grands serviteurs de l’État”. Le président de la République en a profité pour rendre hommage à la fonction publique. “La France a la chance de disposer d’une fonction publique de grande qualité, a-t-il dit. Je veux lui dire ma reconnaissance et l’attente que je place en elle et dans chacun de ses agents”. Pour François Hollande, “l’État sera impartial parce qu’il est la propriété de tous les Français et qu’il n’appartient donc pas à ceux qui en ont reçu, pour un temps limité, la charge”.
Sur le style de sa présidence, François Hollande a promis que “le pouvoir au sommet de l’État” serait “exercé avec dignité mais simplicité, avec une grande ambition pour notre pays et une scrupuleuse sobriété dans les comportements”.
Lire la suite sur acteurspublics.com