Thomas Hollande revient pour la première fois sur l’affaire du tweet de soutien de Valérie Trierweiler à Olivier Falorni, l’adversaire politique de sa mère, candidat dissident à la Rochelle. L’hebdomadaire Le Point, dans son édition de jeudi, relate une conversation dans laquelle le fils aîné de François Hollande et Ségolène Royal évoque cette polémique.
«Ce que je reproche au tweet, c’est d’avoir fait basculer la vie privée dans la vie publique», déplore le jeune avocat de 27 ans. «Ca m’a fait de la peine pour mon père, il déteste tellement que l’on parle de sa vie privée. Ca a détruit l’image normale qu’il avait construite», ajoute-t-il.
En fin d’après-midi, il mettait toutefois un bémol à ses déclarations. «Je démens avoir accordé une interview au Point. Les propos rapportés, dont certains sont déformés ou sortis de leur contexte, ont été tenus lors d’une conversation informelle», avec une journaliste de l’hebdomadaire. L’intéressée, Charlotte Chaffangon, s’est aussitôt défendue sur son compte twitter. «C’est un article, ce n’est pas une interview. Aucun propos n’a été déformé», affirme-t-elle sur le réseau social.
Dans cet article, qui n’est pas présenté comme une interview, Thomas Hollande décrit un François Hollande «ahuri» par le tweet de sa compagne. «Je savais que quelque chose pouvait venir d’elle un jour, mais pas un si gros coup. C’est hallucinant», poursuit le jeune homme. Il aurait dit à la journaliste que, comme son frère et ses soeurs, il ne voulait plus voir la compagne de son père. «C’est logique non ?, et puis ce qui compte, c’est qu’on normalise les relations avec notre père», explique-t-il.
Il a dîné en tête-à-tête avec ce dernier, qui lui a demandé de «ne pas alimenter le feuilleton». En retour, assure l’hebdomadaire, François Hollande a promis qu’il s’exprimerait sur le tweet et clarifierait le rôle de la première dame. A ce propos, mardi, dans l’entourage du président, on estimait probable que le chef de l’Etat réponde à des questions sur ce sujet lors de son interview télévisée du 14 juillet. D’ici là, c’est un dîner en tête-à-tête qui était au programme pour le président de la République et sa compagne qui ont été aperçus, ce mercredi soir, à une table du très chic Lily Wang, un restaurant du VIIe arrondissement de Paris.
Pour Thomas Hollande, la situation actuelle «est un facteur d’instabilité… soit elle est journaliste, soit elle a un cabinet à l’Elysée». «Et surtout, ajoute-t-il, pas de deuxième tweet !» Interrogé sur l’avenir politique de Ségolène Royal, il répond: «Ministre, pourquoi pas, dans quelques mois : en politique, on n’est jamais mort».
Valérie Trierweiler n’était pas présente à Londres pour la première rencontre du président français avec la reine d’Angleterre. Son absence a été extrêmement remarquée, notamment par la presse britannique et plus globalement européenne. Très discrète depuis l’affaire du tweet, elle a seulement été vue aux funérailles du député PS Olivier Ferrand.
Finalement, elle est réapparue … à Calais. Le quotidien régional Nord Eclair, dans son édition de lundi, rapporte qu’elle s’est rendue en visite privée dans un centre pour enfants handicapés dirigé par la compagne d’un militaire français mort en Afghanistan. Les deux femmes se seraient rencontrées lors de la cérémonie d’hommage aux soldats organisée le 9 juin dernier. Une chose est certaine : Valérie Trierweiler sera présente samedi sur les Champs-Elysées aux cérémonies du 14 juillet.

La publication mardi d’un message de soutien de la Première dame à l’adversaire de Ségolène Royal a provoqué une cascade de réactions au sein de la classe politique. Les réactions fusent mardi après le soutien via Twitter de Valérie Trierweiler au dissident socialiste Olivier Falorni, le rival rochelais de Ségolène Royal aux législatives.
Parmi les premiers à réagir, le principal intéressé s ‘est «réjoui» de ce «beau message d’amitié, de soutien personnel». «Ca fait évidemment plaisir dans un contexte où je subis beaucoup de coups», a-t-il déclaré sur RTL.
Mais Olivier Falorni est bien le seul à avoir accueilli avec enthousiasme le message surprise de la Première dame, qui a provoqué la consternation des socialistes. «Je n’ai pas de commentaire, je m’occupe des Rochelais, des électeurs de cette circonscription», a ainsi déclaré Ségolène Royal, arrivée en tête du premier tour des élections législatives. «La seule chose qui nous importe, c’est le soutien de François Hollande à Ségolène Royal, il est clair, il est net», a affirmé Martine Aubry, la patronne du PS.
Moins diplomate, Jean-Louis Bianco n’a pas caché sa colère. «Nous n’avons pas élu Valérie Trierweiler, nous avons élu François Hollande, donc je demande: ‘De quoi se mêle-t-elle?’», s’est insurgé le député socialiste proche de Royal sur la chaîne d’information LCI. «Je trouve ça purement et simplement indigne», a-t-il ajouté. «Moi, j’ai travaillé avec Danielle Mitterrand, qui était une grande dame, qui travaillait pour des causes, mais jamais elle se serait permis de se mêler de politique intérieure», rappelle ce député, qui avait été l’un des principaux collaborateurs de l’ex-président socialiste François Mitterrand.
Daniel Cohn-Bendit n’a pas non plus mâché ses mots, dénonçant «l’intrusion» de Valérie Trierweiler. «Première dame ou pas, elle n’a rien à dire là-dessus. Ce n’est pas une question politique, c’est une question de civilité. Sa démarche est inutile et pas bien du tout», a confié le leader écologiste au Parisien.fr, en soulignant que «déjà, ses sorties sur son rôle public commencent à me taper sur les nerfs…» Et d’ajouter: «Royal est la mère des quatre enfants de Hollande. Que Valérie Trierweiler ne l’oublie pas.»
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http://www.francesoir.fr/actualite/politique/segolene-royal-l-annee-noire-169369.html Ah tiens, du temps où elle était la candidate socialiste en 2007 et du temps où elle briguait la présidence du PS en 2008, les violentes attaques contre Sarkozy n’avait pas l’air de la déranger, tout comme le MJS de la Vienne qui avait réalisé des affiches assimilant Sarkozy à Hitler, la Vienne faisant partie de la Région Poitou Charente dirigée par madame Royal, on attend toujours sa condamnation de ce dérapage de la jeunesse socialiste de sa région…_________________ »Le point faible de François Hollande, c’est l’inaction. Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu’il aurait réalisée en trente ans de vie politique ? Une seule ? » Ségolène Royal.