Le petit pilote mexicain est retourné en héros au Mexique après sa superbe 2ème place au GP de Malaisie. Quand à la presse, elle continue à spéculer sur sa possible arrivée chez Ferrari. Sergio Perez est arrivé dans sa ville natale de Guadalajara, entouré de plusieurs journalistes qui l’attendaient à l’aéroport.
Le pilote mexicain, âgé seulement de 22 ans, en a profité pour faire une conférence de presse improvisée dans l’un des salons de l’aéroport. Depuis sa fantastique chevauchée dimanche 25 mars au GP de Malaisie où il faillit voler la victoire à Fernando Alonso, Sergio Perez est devenu une star dans un pays qui a toujours été friand de Formule 1.
Dimanche, Pérez a donc comblé son équipe, son pays, et aussi un peu l’adversaire n°1, en tant que membre de la Ferrari Academy, le vivier des espoirs de la marque italienne. « Il a confirmé son grand talent », a sobrement déclaré Stefano Domenicali, le directeur des Rouges. Des compliments qui valent cher. Evidemment, on ne peut s’empêcher de mette en opposition l’exploit du natif de Guadalajara et la nouvelle descente aux enfers de Felipe Massa, le pilote n°2 de Maranello, 15e à 1 minute 37 secondes de son coéquipier. Le Brésilien, en fin de contrat, ne paraît plus pouvoir se sortir de cette spirale infernale qui l’a happé à partir du fameux Grand Prix d’Allemagne 2010. En fin de contrat, il devient extrêmement vulnérable. A plus ou moins court terme. « Je tiens à dire que je vais rester avec Sauber jusqu’à la fin de la saison, je suis totalement engagé avec cette équipe, on va rester concentrés et ce ne sont que des rumeurs », a tranché Pérez.
Ce n’était que sa 19e course au volant d’une Formule 1 mais Sergio Perez a déjà obtenu son premier podium dans la catégorie reine. Et au volant d’une Sauber, s’il vous plait ! Le pilote de 22 ans, qui a ébloui le Grand Prix de Malaisie en terminant 2e à quelques encablures de Fernando Alonso, est actuellement dans sa ville natale de Guadalajara, au Mexique.
Sergio, est-ce que vous réalisez que vous venez de monter sur votre premier podium en F1 ?
Je dois dire que c’est un peu difficile à réaliser parce qu’en Formule 1, tout se passe très vite et j’ai dû partir tout de suite après la course. Je ne suis pas encore à la maison au Mexique et on n’a pas encore fêté ça. Je suis juste en escale aux Etats-Unis, à Dallas. Bien sûr, c’était une belle course et un grand sentiment. Mais j’ai d’abord été un peu déçu parce que je pensais pouvoir gagner même si personne ne sait ce qui se serait passé à la fin si j’avais réussi à attaquer Fernando (Alonso) et si je serais passé ou non. Bien sûr, j’ai réalisé qu’un très bon résultat se présentait à nous et c’est un coup de pouce idéal pour toute l’équipe qui travaille très dur. Je suis heureux pour tout le monde au sein de l’équipe Sauber F1.
Que pensez-vous qu’il va se produire à votre arrivée à Guadalajara ?
Je n’en ai aucune idée. Les Mexicains sont imprévisibles et hors de contrôle. Même Felipe Calderon (Président du Mexique) a été parmi ceux qui vous ont félicité sur Twitter. Avez-vous déjà pu consulter tous vos messages de félicitations ?
J’ai vu beaucoup de messages et c’est absolument génial d’en recevoir un si grand nombre et surtout autant de mon pays d’origine. Je ressens beaucoup de soutien et je l’apprécie beaucoup. Je le considère comme une sorte de récompense pour tout ce que j’ai fait dans ma carrière jusqu’à présent car ça n’a pas toujours été facile. Je tiens à remercier tout le monde pour ces gentils messages !
Qu’allez-vous faire au cours des prochains jours ?
Bien sûr, je suis impatient de rentrer à la maison et de voir ma famille et mes amis. Je vais me préparer pour les prochaines courses car nous avons une longue saison qui nous attend. Je serai en contact avec les ingénieurs pour parler et voir ce que nous pouvons faire pour améliorer à la prochaine course. Et je vais bien sûr m’entraîner pour être à 100% prêt à donner mon maximum lors du prochain Grand Prix en Chine.
Quel est votre prochain objectif ?
L’objectif est de continuer à améliorer la voiture et notre performance globale. Nous devons pousser fort et, bien sûr, nous devons rester réalistes. Bien que le rythme durant cette course a été bon, nous ne devons pas oublier que ce résultat est arrivé après une course très spéciale dans des conditions extraordinaires. En fin de compte, j’ai toujours voulu gagner des courses et je crois fermement ma première victoire en Formule 1 viendra tôt ou tard. Et dans un monde idéal, cela se passerait cette année.
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