A Nantes, l’association COMAL fait vivre la culture mexicaine !
Publié le 11/01/2009 par " Nicolas Quirion "
Un peu partout en France des associations font vivre l’amitié franco-mexicaine. Aujourd’hui, le Grand Journal vous propose de découvrir l’association COMAL, basée à Orvault, près de la ville de Nantes. Nous avons interviewé Claudia Moriamé, qui a lancé l’association il y a tout juste 2 ans. Et que de chemin parcouru déjà! Interview.
Pour les mexicains qui vivent en France il est important de maintenir le lien avec leur culture d’origine. D’autant plus que -comme dans tous les cas d’expatriation- l’adaptation n’est pas toujours facile ! Et pourquoi ne pas en profiter pour faire découvrir aux français toute la richesse de la culture mexicaine ?
LGJ – Claudia pouvez-vous nous raconter un peu votre parcours ?
Et bien je suis née à Léon, Guanajuato, où j’ai vécu jusqu’à mes 14 ans. Puis j’ai déménagé à Mexicali, en Basse-Californie. C’est là-bas que j’ai rencontré mon futur mari… un français ! Nous avons vécu 3 ans à Mexicali, jusqu’à ce que nous décidions d’aller vivre en France. Nous sommes arrivés en 2001 à Rambouillet (île de France), puis en 2003 nous avons déménagé à Nantes.
LGJ – Comment est née l’asso COMAL ?
L’association est né d’un besoin de se retrouver entre mexicains. Ici l’ambiance n’est pas toujours facile pour nous. Ce qui me manquait le plus c’était ma famille… et la nourriture !
A Paris j’avais observé que la communauté mexicaine s’entraidait beaucoup. Et quand on est arrivés à Nantes j’ai voulu créer la même dynamique. L’asso a réellement démarré en décembre 2006.
Pour l’instant j’assume tout les postes : présidente, secrétaire, trésorière… mais maintenant je vais avoir besoin d’aide car l’asso a beaucoup grandi !
LGJ – Qui peut être intéressé par l’asso?
Principalement les Mexicains qui comme moi ont parfois le mal du pays ! Pour nous c’est parfois difficile de s’intégrer, et surtout de trouver du travail. La plupart des personnes qui viennent à l’asso sont des couples franco-mexicains. Il y a beaucoup de mexicaines mariées à des français. Mais parfois elles se sentent seules. Elles sont dépendantes du conjoint et restent trop au domicile.
Alors la première mission de l’asso c’est de les accueillir, de leur fournir un appui moral et émotionnel. C’est très important de leur montrer qu’il y a des personnes qui ont vécu la même chose.
Ensuite on essaye de leur donner un appui administratif. C’est difficile en France d’obtenir le visa de séjour, et après pour trouver un travail c’est encore autre chose : parfois les diplômes mexicains ne sont même pas reconnus ici. On n’obtient donc pas forcement un travail qui correspond à notre niveau de formation.
Nous voudrions faire pareil avec les étudiants qui viennent à Nantes en échange scolaire, qu’ils nous contactent avant de venir pour que nous les aidions.
Mais l’asso est également ouverte aux français qui ont vécu au Mexique et qui de retour en France veulent garder un pied dans la culture mexicaine !
Et enfin, il y a une chose qui me tient vraiment à cœur, c’est de faire connaitre au français les bons cotés de la culture mexicaine. Quand on entend parler du Mexique à la télé ou dans les journaux c’est presque toujours à propos de la violence… Mais le Mexique pour ceux qui le connaisse c’est autre chose, il faut changer cette image !
LGJ – Quelles activités organisez-vous?
Nous faisons des réunions, des fêtes… à la mexicaine ! J’ai choisi de limiter à 4 évènements par ans pour l’instant, pour pouvoir faire les choses en grand. Nous fêtons le 15 décembre, le jour de l’indépendance, el día de muertos, la Rosca de reyes et el día del Taco… Chacun des participants amène quelque chose. C’est une initiative qui fonctionne très bien, une manière de partager qui manque un peu dans la culture française.
Ensuite on veut promouvoir la culture mexicaine, principalement le ciné et la musique. El instituto mexicano de cinématographia va nous prêter des films. L’année prochaine on va faire une projection gratuite d’un documentaire sur les femmes zapatistes.
Et puis on organise aussi des ateliers d’espagnol et d’art plastique au centre socioculturel. On voudrait faire de la danse, je suis d’ailleurs en contact avec une danseuse mexicaine qui vit à Angers et qui pourrait animer l’atelier.
LGJ – Comment voyez- vous l’avenir de l’association?
L’asso va grandir, j’aimerais pouvoir avoir des salariés afin qu’on devienne un véritable intermédiaire pour les mexicains qui viennent en France.
Il faudrait aussi qu’on soit plus en contact avec le gouvernement mexicain, qu’il nous envoie du matériel, des vidéos, des livres… Par exemple un de mes enfants parle très bien espagnol mais on ne trouve pas beaucoup de lecture dans cette langue.
Diriger cette association ça représente beaucoup de temps et de responsabilités. Mais en même temps c’est une grande satisfaction. Quand quelqu’un vient à un évènement et me dit « c’est comme si on était au Mexique » c’est le plus grand des bonheurs!
Parfois je sens qu’on est comme une grande famille, et ça c’est vraiment formidable !
Visitez le site de COMAL, ainsi que son blog.
contact: association.comal@yahoo.fr
Interview réalisée par Nicolas Quirion (legrandjournal.com.mx)
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bonjour j’habite a cholet(49) je souhaite acheter une selle equitation traditionnel mex,j’ai les sites web mais je ne traduit pas le mexicain!
pourriez vous me communiquer une personne qui pourrai m’aider dans mes demarches
merci je peux me deplacer sur nantes
denis