MÉXICO, D.F. (Reuters) - Le président mexicain Felipe Calderon a été averti d’une menace d’assassinat crédible à l’occasion d’un déplacement en avion, il y a plusieurs années, ont rapporté dimanche plusieurs grands titres de la presse nationale.
Le chef de l’Etat a expliqué samedi, à l’occasion de la célébration en privé de son 50e anniversaire, qu’après en avoir été informé par ses conseillers à la sécurité, il avait finalement décidé de maintenir ce voyage en province, précisent les journaux.
Ce déplacement s’est déroulé sans encombres, mais il avait néanmoins enregistré un message vidéo à remettre à ses enfants en cas de décès. Dans ce message, «je les assuraient que, si quelque chose m’arrivait, ils devaient être sûrs que leur père accomplissait la tâche qu’il jugeait nécessaire», a-t-il expliqué, selon l’Universal.
D’après l’Exelsior, le complot en question pourrait remonter à 2008, mais le Milenio parle, lui, de 2007. Felipe Calderon, qui a pris ses fonctions en décembre 2006, avait déjà évoqué des menaces de mort après avoir déclaré la guerre aux narcotrafiquants. Plus de 55.000 personnes ont trouvé la mort au Mexique dans les violences liées au trafic de stupéfiants depuis le début de son mandat.
Le nombre d’homicides a presque triplé entre 2005 et 2011 au Mexique, un pays frappé par la violence des narcotrafiquants, selon des chiffres officiels publiés lundi.
Un total de 27 199 personnes ont été tuées par homicide en 2011, soit 24 pour 100 000 habitants, contre 9921 en 2005, soit 9 pour 100 000, selon des données préliminaires de l’Institut national de statistiques (Inegi).
Le chiffre de 2011 représente une augmentation de 5,6% par rapport à 2010, année au cours de laquelle ont été enregistrés 25 757 homicides.
Le bilan de l’Inegi ne spécifie pas le nombre d’homicides liés au crime organisé, mais les données annuelles montrent un décollage du nombre d’homicides à partir de 2007, après l’offensive lancée par le président Felipe Calderon contre les narcotrafiquants dès son arrivée au pouvoir en décembre 2006, avec l’appui de l’armée.
Le gouvernement a cessé le décompte officiel des homicides liés au crime organisé en septembre 2011, date à laquelle il avait fait état de 47 515 assassinats depuis fin 2006.
Selon une étude récente de l’institut privé Lantia Consultores, le nombre d’homicides liés au crime organisé a augmenté de 10% au premier semestre 2012, avec 7022 morts, par rapport au second semestre 2011 (6408 morts).
Selon l’Inegi, l’État du Chihuahua, frontalier avec les États-Unis, est l’État mexicain qui a enregistré le plus grand nombre d’homicides en 2011 avec 4502 victimes, soit un taux de 131 pour 100 000.
Le nombre d’homicides a plus que doublé entre 2010 et 2011 dans les États de Veracruz et Nuevo Leon, deux États où est fortement implanté le cartel des Zetas, groupe criminel très violent créé par d’anciens militaires d’élite de l’armée mexicaine.
À Veracruz, les homicides sont passés de 461 en 2010 à 1075 en 2011 et au Nuevo Leon de 951 à 2177 pour la même période.
MÉXICO, D.F. (apro).- En una entrevista que publica hoy el diario español El País, el presidente Felipe Calderón afirma que no teme ser llevado ante la Corte Internacional de La Haya porque, asegura, ha actuado con escrupuloso respeto a la ley.
Reiteró que aunque ha habido una gran cantidad de homicidios, los que los cometen son los criminales, y que como gobernante hubiera sido una gran irresponsabilidad no haber actuado.
Como lo ha mencionado en otras ocasiones, Calderón dijo que seguramente las fuerzas armadas y la Policía han cometido violaciones a los derechos humanos pero que éstas han sido excepcionales.
“De los miles y miles de operaciones que realizan las Fuerzas Armadas (patrullas, detenciones in fraganti, decomisos de droga…) los casos que se han llegad a denunciar son significativamente excepcionales. Y de los denunciados, según datos de la Comisión Nacional de Derechos Humanos, probablemente solo el 1,5% o 2% de las quejas han derivado en recomendaciones con fundamento”, afirmó el mandatario.
Durante la entrevista, realizada por los periodistas Luis Prados y Salvador Camarena, Calderón fue cuestionado por las declaraciones del expresidente Vicente Fox sobre que en el país ha habido muchas violaciones a los derechos humanos, a lo que respondió que si tiene constancia de ellas, debería acudir a la autoridad a denunciarlas.
Sin embargo, el presidente rehusó ahondar sobre las críticas que últimamente su antecesor a hecho a su gobierno.
Respecto al proceso electoral y por qué el país está “atascado” unos días después de los comicios, Calderón indicó que la democracia tiene muchas cosas que corregir, pero cualquier inconformidad debe hacerse a través de los cauces institucionales. Y por otra parte, para que haya democracia, afirmó, se requieren demócratas. Y eso no depende del marco institucional, depende de un compromiso con la democracia y su legalidad.
Sobre cómo ha procesado el regreso del PRI, el Ejecutivo federal dijo que antes que opositor al priismo es demócrata y que la democracia se dirime por los votos.
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