Les trois principaux candidats en lice pour la présidence du Mexique du 1er juillet ont tous promis que la priorité passerait de la politique d’arrestations et de saisies pour bloquer le flux de drogues allant vers les Etats-Unis à la réduction de la violence dans le pays.
Ils estiment qu’il faut retirer l’armée, car elle s’est révélée inadaptée au travail de police et a contribué à la gravité du bilan humain : il y a eu plus de 50 000 victimes depuis que le président sortant Felipe Calderón a fait de l’armée une pierre angulaire de la lutte contre le narcotrafic en 2007.
Le favori de la course à la présidentielle, Enrique Peña Nieto, a suggéré que le Mexique, tout en continuant à travailler avec le gouvernement des Etats-Unis contre le crime organisé, ne devait pas « se subordonner aux stratégies des autres pays ». Selon lui, la priorité est ainsi de « réduire le niveau de la violence » au Mexique.
Les responsables américains ont fait attention à ne pas s’immiscer publiquement dans le débat. En privé cependant, un officiel américain a expliqué que M. Peña Nieto utilise cette annonce à des fins politiques et qu’il sait pertinemment qu’il continuera à travailler avec les Etats-Unis s’il est élu. Cependant, cette annonce de changement a soulevé des inquiétudes chez certains hommes politiques américains, qui craignent que le démantèlement des cartels ne passe au second plan.
L’inquiétude de Washington concerne surtout une potentielle victoire de M. Peña Nieto, leader du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) qui a gouverné le Mexique pendant 71 ans jusqu’en 2000 et s’est rendu coupable de corruption et de liens avec le crime organisé. Les opposants de M. Peña Nieto ont expliqué qu’il pourrait acheter la paix sociale en passant des accords avec les cartels. Le favori s’est défendu en expliquant qu’il est un nouveau visage à la tête d’un PRI débarrassé de ses vieux démons.
Les deux autres candidats principaux, Andrés Manuel López Obrador et Josefina Vásquez Mota, insistent aussi sur la réduction du bilan humain. Suite à une période où M. Calderón a utilisé l’armée dans la lutte contre le trafic de stupéfiants d’une façon sans précédent, les trois candidats souhaitent accorder plus d’attention aux programmes contre l’inégalité sociale (qui pousse les individus à rejoindre des groupes criminels) et continuer à renforcer la police fédérale.
Dans l’optique de réduction de la violence, le prochain président devra s’atteler à un travail coûteux et difficile, commencé par le président sortant, de nettoyage et de reconstruction de la police et des institutions judiciaires gangrenées par la corruption. Mais une nouvelle orientation stratégique de la lutte contre le trafic de stupéfiants serait sans doute bienvenue pour l’opinion publique. En effet, selon des analystes mexicains, les trois candidats répondent à une frustration croissante des citoyens concernant l’approche actuelle de lutte contre le narcotrafic.
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Je n´y crois pas. Tous ces candidats sont vendus aux Narcos. La corruption est bien ancrée et je ne vois aucune issue possible de sortir le Mexique de ce mal qui cause tant de dommage au peuple mexicain : l´institutionnalisation des narcos sur le territoire. Il faudrait revoir la constitution, la changer radicalement, et il n´aura de changement si le Mexique ne coopere pas plus etroitement avec les EUA pour combattre ce fléau. l´ONU devrait egalement peut etre avoir un role dans tout cela. Le Mexique SEUL est voué a l ´echec.