Portrait – Frédérique Habad – Un passionné de voile !
Publié le 03/12/2009 par " Jeanmy Cochois "
Lors de l’arrivée de la Solidaire du Chocolat à Progreso, Le Grand Journal a rencontré Frédérique Habad, propriétaire d’un catamaran sur lequel 350 enfants mexicains ont pu s’initier gratuitement aux joies de la navigation! Il nous a raconté son parcours et son histoire, liés à la mer…
Personnage haut en couleur, natif de Béziers, Frédérique Habad se révèle d’emblée sympa et prolixe dès lors que l’on lui parle de bateaux ! Propriétaire d’un catamaran de vingt cinq mètres, le Raïatea, il a accepté de le laisser à disposition de l’organisation de la Solidaire du Chocolat pour embarquer les enfants de Progreso et alentours qui viennent ainsi faire leur baptême de la mer -la plupart n’ayant jamais navigué, voir vu la mer pour certains!
Un type qui met son bateau au service d’une belle action « solidaire » est forcément intéressant, mais surtout très humain. Honnête également car lorsque la question sur son implication lui est posée, il part dans un grand éclat de rire,
avouant : « c’était la seule façon d’être là pour voir arriver les Class quarante, j’en rêvais! Plus sérieusement , j’ai embarqué 350 enfants sur le bateau hier et quand je vois le sourire sur leur visage et leur regards ébahis, c’est que du bonheur !
L’apprentissage de la navigation
Il a 18 ans lorsque l’appel du large se fait entendre, ayant de la famille installée en Martinique, c’est décidé, il partira pour y apprendre à naviguer. Très rapidement cet autodidacte va comprendre les rudiments de la navigation puis être engagé en 1995 sur un catamaran de 25 mètres pour des charters dans les Antilles et vers le Vénézuela. Il devient alors skipper « free lance » et va écumer toutes les côtes et les îles avoisinantes pou
r petit à petit se faire sa place et finir par en vivre !
Le coup de cœur Raïatea …
On l
ui laisse entendre que la compagnie a laquelle appartient le catamaran serait disposée à le vendre. Ses parents sont installésen République Dominicaine, il décide donc d’y ramener le bateau et d’attendre de trouver un accord pour la vent
e. Celle-ci va leur échapper et ce sont des Italiens qui l’achètent pour faire du charter au Mexique. En 2002, Frédérique retrouve leur piste et cette fois-ci, le rachète: « C’est une véritable histoire d’amour entre ce bateau et moi ! Je ne pouvais pas concevoir d’en acheter un autre. »
Une destination touristique vers Tulum encore vierge.
Il s’installe à Playa del Carmen et décide d’organiser des charters pour Tulum. La puissance de son bateau lui permet de rallier rapidement le site. Avec l’autorisation de la capitainerie de Playa del Carmen, il balise l’entrée du site par la mer et pose quatre énormes corps morts de 800 ks chacun. Il passe ainsi de la ballade privée de quatre heures à des forfaits journaliers : en plus de la ballade en mer, il propose la visite des ruines, la pèche sous marine, un déjeuner à bord à base de ceviche…Référencée dans plusieurs agences, son activité est incluse dans des offres « packag ing » de séjours d’une semaine à Playa Del Carmen.
Et à terre aussi…
Il faut bien prévoir ses arrières et l’ouverture de son restaurant… la “Fregatta”, placé idéalement à cent mètres du rivage et à cinq minutes du centre, lui permet d’élargir ses activités et d’y recevoir ses potes ! J’y suis passé déjeuner. Aux dernières nouvelles Frédérique était à Cuba pour caréner Raïatea. Une petite semaine de soins pour bien préparer la machine pour la prochaine saison !
En plus de tout cela, le garçon est prévoyant et attentionné.
Jean-My Cochois (www.legrandjournal.com.mx)
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c´est vrai, je connais fred depuis longtemps et je confirme : c´est un grand altruiste, un grand marin d´eau de mer et aussi d´ eau pas si douce quand il s´agit de s´enfiler du ricard en jouant aux boules…Amitiés à on grand ami fêtard de Playa Del carmen