Gastronomie : Bertrand Pequignot, le roi de la Plage
Publié le 17/07/2009 par " Georges Goubert "
Le Grand Journal a rencontré Bertrand Pequignot, français installé au Mexique depuis 30 ans il va ouvrir prochainement un restaurant sur la plage de Petempich. Rencontre.
Il était, un petit français, il était un grand aventurier, qui avait tout vraiment tout fait, qui avait vu vraiment tout vu Hoé, Hoé. Bertrand, Bertrand Pequignot, c’est un homme sympa, c’est un rigolo, Bertrand Bertrand Pequignot, c’est un homme à voir, c’est un costaud Hoé, Hoé.
Si cette chanson vous rappelle quelques refrains de notre enfance, c’est que je ne pouvais pas vous présenter notre hôte sans fredonner une musique de chez nous ; un homme qui ne peut vivre sans chanson française aux bords des lèvres, et il en connaît un rayon sur le sujet. Bien qu’il ne soit pas de la butte, c’est un vrai poulbot.
Cela fait maintenant 30 ans qu’il vit au Mexique, et sur ce pays aussi il en connaît aussi un rayon.
Les Pequignot, l’une des plus grandes familles de tisserands français, tout le cartier Latin fut couvert et recouvert par eux de kilomètre de tissu. Du Sénat au Procope, en passant par le théâtre de l’Odéon, les Pequignot, vous ont accueilli sur leurs œuvres d’art et vous avez pu poser vos augustes séants sur les nombreux fauteuils Louis XV, louis Philippe etc…
L’emblème Pequignot existe toujours, et l’un des héritiers de cette grande famille d’artiste est l’homme du jour, Bertrand Pequignot.
Du DF au pacifique, en passant par le Guatemala, il vit maintenant dans les caraïbes mexicains, et vient d’inaugurer son restaurant : « La Plage ». Un nom tout à fait approprié car il est vraiment sur la plage son resto.
Bertrand est un homme cultivé, de bon goût, qui a des références et des lettres. Mais le plus important c’est que c’est un passionné, mais celle ou il met tout son cœur c’est la cuisine, et là vraiment il touche sa bille.

Le Grand Journal : Bertrand, pourrais-tu résumer ta vie en un seul mot ?
Bertrand Pequignot : Je suis courageux, passionné… Mais pour être exacte il me faudrait plus d’un seul mot pour vous parler de moi.
LGJ : C’est quoi cette nouvelle passion ?
B.P : La mer a toujours été ma première passion, c’est pourquoi je désire faire partager tous les moments de bonheur qu’elle m’a donné, j’ai donc crée ce restaurant pour faire partager toutes les joies que j’ai reçues de cette dernière.
LGJ : L’aventure mexicaine ça te connait…
B.P : Oui je suis arrivé ici à l’âge de 19 ans, avec mon frère Jean-Paul, nous avons commencé la pêche à la langouste sur les côtes du Pacifique, entre Acapulco et Ixtapa. Nous pêchions 250 Kg de langouste par jour, que nous allions livrer aux restaurants.
LGJ : Et après ?
B.P : Après, nous fûmes victimes d’un ouragan, et avec mon frère nous avons tout perdu.
LGJ : où vos pas vous ont- ils alors conduit ?
B.P : Nous avons monté avec l’un de mes autres frères un élevage de poules, il vaut vous dire que nous sommes 7 garçons, donc il y a de la main d’œuvres dans la famille. Nous nous sommes établis dans la région de Valle de Bravo dans l’Etat de Mexico, au sud de Toluca. Je parle des années 1977. Nous avons monté un élevage de poules pondeuses, nous avions 3000 volailles.
LGJ : Tu manges du poulet ?
B.P : Non je ne peux plus les voir, même en peinture ! Mais je sais très bien les faire cuire par contre… J’ai une recette que je tiens de ma grand-mère et qui fait toujours fureur, d’ailleurs je la propose aux gens qui viennent sur la plage et je dois dire non sans fierté qu’ils en redemandent !
LGJ : Et ensuite, que s’est-il passé ?
B.P : L’élevage des poulets est une profession qui n’est pas la mienne, je me suis lassé des poules … Enfin pas toutes. Je suis retourné à mes premières amours : j’ai passé 5 mois en mer au cours d’une expédition qui partait de Tampico dans le golf du Mexique jusqu’aux côtes de Santander en Espagne. J’ai fait cette expédition avec mon ami Vital Alzar, un très grand marin, il prépare une nouvelle expédition, qui partira fin juillet 2009 au départ de l’île de Cozumel pour aller jusqu’en Grèce, avec dans ses voiles un message de paix pour les enfants du monde.
LGJ : Et maintenant tu nous proposes une nouvelle aventure ?
B.P : Oui, ce restaurant est une nouvelle aventure passionnante, dans laquelle je suis très impliqué. Je vais vivre sur ma plage et je serai derrières les fourneaux la plupart du temps, à ma plus grande joie et je l’espère aussi à la plus grande joie de tout ceux qui viendront goûter ma cuisine.
LGJ : Et quel va-t-être ton menu ?
B.P : Je proposerai les produits de la mer, des grillades, pour lesquelles j’ai crée spécialement les grils. Je sais que le secret se fait dans la cuisson c’est pour cela que je fais attention aux moindres détails. Je me soigne, comme je vais soigner mes clients.
LGJ : C’est un supplice de tantale de me faire vivre ça…. Tu l’ouvres quand « La Plage » ?
BP : J’ouvre le restaurant à la fin du mois d’Août.
LGJ : De cette année ?
BP : Mais bien sûr de cette année, les choses vont vite avec moi. Chaud devant et fissa, fissa. Comme on dit dans le jargon de la cuisine.
LGJ : Tu nous feras de bons petits plats de chez nous ?
BP : Mais bien sûr mon ami, je vous réserve des plats traditionnels français, desquels vous allez vous délecter.
LGJ : Et après, il y aura une autre aventure ?
BP : Quien sabe comme on dit au Mexique ; qui sait où mes pieds vont me porter, mais pour l’instant, je tiens à accomplir ce chef d’œuvre. Comme l’écrivait Victor Hugo à la fin des Misérables, tout homme doit accomplir un chef d’œuvre dans sa vie et pour vous dire la vérité je crois que je le tiens dans la réalisation de « La Plage ».
LGJ : Merci Bertrand d’avoir répondu aux questions du Grand Journal, tu peux compter sur moi pour l’ouverture, j’ai hâte de venir me régaler.
N’oubliez pas l’adresse de la Plage ! C’est facile, sur la route de Playa del Carmen à 25 Km de Cancun sur la plage de Petempich, vous trouverez l’ami Bertrand, qui vous ouvrira grand ses bras pour vous accueillir.
Georges Goubert – (www.legrandjournal.com.mx)
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