CANCUN – La lutte contre la criminalité était au centre d’une réunion de représentants des 33 pays de l’Organisation des Etats américains (OEA) réunis cette semaine à Cancun pour définir un plan continental de lutte contre ce fléau qui gangrène la région.
Les cartels mexicains ont de plus en plus recours à internet pour communiquer, recueillir des informations ou même recruter, laissant un certain nombre de traces qui pourraient être mises à profit pour les combattre, affirment des experts antidrogue réunis au Mexique.
Les cartels mexicains et leurs réseaux transfrontaliers, par lesquels transite la plus grande partie du trafic de drogue vers les Etats-Unis, sont les premiers visés.
Pour lutter de concert, experts, responsables policiers et militaires étudient de nouveaux mécanismes pour centraliser et obtenir des informations, mais cherchent aussi à rattraper leur retard technologique sur les criminels.
Parmi les pistes étudiées pour recueillir ces informations, figurent les dispositifs de géo-localisation permettant de retrouver les criminels grâce aux données envoyées avec leurs téléphones portables ou ordinateurs.
L’institut privé américain Southern Pulse a ainsi pu établir une carte interactive et évolutive des activités et zones de recrutement du narcotrafic à Monterrey (nord du Mexique).
Les plus grands groupes criminels du Mexique, tels que celui des Zetas, connu pour son extrême cruauté, ou de Sinaloa, du puissant « capo » Joaquin « El Chapo » Guzman, utilisent depuis longtemps internet pour terroriser leurs ennemis avec des vidéos de leurs exécutions, mais ils ont plus récemment découvert bien d’autres avantages à exploiter la toile.
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