La banque britannique HSBC a annoncé mercredi que sa filiale mexicaine avait payé une amende de 379 millions de pesos (22,93 millions d’euros) imposée par la CNBV, gendarme mexicain du secteur financier, pour des défaillances dans la lutte contre le blanchiment d’argent.
Le Grupo Financiero HSBC (HSBC Mexico) a présenté des excuses pour n’avoir pas respecté strictement la réglementation bancaire et a reconnu que « dans le passé il n’avait parfois pas appliqué les standards que les régulateurs et les clients attendent ».
Les infractions, qui remontent aux années 2007 et 2008, portent sur la déclaration tardive de 1 729 transactions suspectes, sur l’absence de déclaration de 39 transactions suspectes et sur 21 défaillances administratives, a précisé HSBC dans son communiqué.
Des « défaillances significatives »
La première banque britannique avait reconnu la semaine dernière des « défaillances significatives », et présenté publiquement ses excuses devant une commission d’enquête du Sénat américain, pour avoir manqué de vigilance face à de possibles opérations de blanchiment d’argent. Selon un rapport sénatorial accablant, HBUS, filiale américaine de HSBC, a notamment réalisé en six ans 16 milliards de dollars de transactions secrètes avec l’Iran, et sa filiale mexicaine a transféré 7 milliards de dollars vers HBUS entre 2007 et 2008. Cela pourrait être de l’argent des cartels mexicains de la drogue.
HSBC a ajouté mercredi que sa filiale mexicaine avait d’ores et déjà pris des mesures pour remédier aux défaillances pour lesquelles elle a été sanctionnée par la Commission nationale bancaire et des valeurs (CNBV). « Le Mexique reste un marché prioritaire pour le groupe HSBC. HSBC Mexico continue d’être bien capitalisée avec de solides liquidités », a relevé le groupe britannique.
Le rapport du Congrès américain sur des défaillances de la banque britannique HSBC portant notamment sur le transfert du Mexique vers les Etats-Unis de 7 mds USD qui pourraient provenir en partie du trafic de drogue met en lumière les faiblesses du Mexique dans la lutte contre le blanchiment.
Le président de la Commission bancaire et de valeurs mobilières du Mexique, Guillermo Babatz, a admis mercredi devant la presse que les révélations du rapport américain montrent les diverses faiblesses et la vulnérabilité du système financier, tout en soulignant les mesures adoptées pour le renforcer et en rappelant que ce sont les investigations menées au Mexique qui ont permis de mettre au jour ces mouvements suspects.
Selon le rapport des sénateurs américains présenté lundi, la branche mexicaine du groupe a transféré 7 milliards de dollars vers HBUS (la filiale américaine de HSBC) entre 2007 et 2008 faisant suspecter qu’une partie de la somme provienne de la vente de drogues illégales aux Etats-Unis entrée frauduleusement au Mexique puis introduite dans le système bancaire pour être réinvestie en Amérique.
M. Babatz a indiqué qu’entre 2002 et 2009 HSBC avait été avertie de la faiblesse de ses contrôles pour empêcher le blanchiment d’argent et avait reçu des sanctions administratives.
Depuis 2010, la Banque centrale mexicaine limite à 7.000 dollars mensuels les opérations en liquide réalisées dans les banques et les maisons de change.
D’autres mesures sont à l’étude concernant le commerce des bijoux, les jeux, les immeubles et les automobiles.
Nous sommes bien conscients que les transactions en dollars et en liquide génèrent un problème, a reconnu M. Babatz.
Le rapport américain souligne aussi que HSBC Mexique gère 50.000 comptes et fonds pour un montant de 2,1 milliards de dollars aux îles Caïman, où elle n’a ni bureaux, ni employés.
Pour l’expert argentin Edgardo Buscaglia, spécialisé dans le crime organisé et intervenant à l’université de Columbia aux Etats-Unis, le Mexique est un bazar pour les flux d’argent illicites.
Il n’y a pas de chiffres précis du montant du blanchiment au Mexique, mais le Département d’Etat américain estime qu’il pourrait atteindre entre 19 et 39 milliards de dollars annuellement.
Le rapport de la Banque centrale mexicaine sur la balance des paiements au premier trimestre 2012 montre que 14,3 milliards de dollars ont quitté le pays sans raison spécifique sur la période, un chiffre cinq fois plus élevé que les investissements à l’étranger des entreprises mexicaines.
Source – AFP
Article du 17 juillet 2012 – HSBC aurait participé au blanchiment de 7 milliards de dollars en provenance du trafic de drogue au Mexique.
Lundi matin ont eu lieu les auditions de responsables de la banque britannique devant une commission du Sénat américain. La banque est accusée de n’avoir pas respecté la réglementation antiblanchiment aux Etats-Unis. En cause : des transactions au Mexique et avec des contreparties iraniennes.
Une partie de l’état major de la banque britannique HSBC doit être auditionnée par une sous-commission du Sénat américain, dont le thème est la perméabilité des Etats-Unis au blanchiment, au financement de la drogue et du terrorisme : le cas de HSBC.
Si le comportement de la banque est connu depuis plusieurs années, l’enquête réalisée par le Sénat met l’accent à la fois sur l’implication de la banque dans le blanchiment et sur l’incapacité de l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC), une autorité de régulation bancaire, à surveiller correctement HSBC.
« Chez HSBC, la culture était polluée de manière envahissante depuis longtemps », a déclaré le sénateur Carl Levin qui préside la sous-commission permanente du Sénat aux Enquêtes.
La sous-commission, qui enquête depuis plus de deux ans, a produit un rapport de plus de 400 pages expliquant comment de l’argent sale, provenant de zones à risque comme le Moyen-Orient et le Mexique, avait pu transiter par la banque britannique.
Selon l’agence Bloomberg, GF Bital, la filiale de HSBC au Mexique, acquise en 2002, n’a longtemps pas eu de procédures de contrôle antiblanchiment. En cause également, des transactions non répertoriées impliquant des contreparties iraniennes.
Parmi les exemples fréquents de blanchiment, le rapport souligne les transactions liées aux Mexique, un pays qualifié « d’assiégé par le crime lié à la drogue, la violence et le blanchiment d’argent ». HSBC aurait par exemple aidé au transfert de fonds depuis une maison de change, Casa de Cambio Puebla, liée, selon les autorités américaines, au narcotrafic.
Globalement, la banque est accusée de n’avoir pas respecté la réglementation antiblanchiment aux Etats-Unis. Pour sa défense, HSBC devrait insister sur les mesures prises depuis les faits qui lui sont reprochés et le renouvellement des équipes dirigeantes. « Durant cette audition, nous admettrons les erreurs du passé et présenterons nos excuses, écrivait il y a quelques jours le patron de la banque, Stuart Gulliver dans un courriel à ses collaborateurs.
Entre 2004 et 2010, nos systèmes de contrôle antiblanchiment auraient dû être plus résistants et plus efficaces, et nous n’avons pas su détecter et gérer des comportements inacceptables.»
Selon le « Wall Street Journal », la banque britannique, qui fait l’objet de multiples enquêtes aux Etats-Unis, négocie actuellement un accord avec la justice américaine en partie sur les mêmes affaires. Une transaction pourrait intervenir dans les semaines qui viennent. L’enquête vise à déterminer si les responsables de la banque ont encouragé des opérations permettant aux cartels de la drogue mexicains de blanchir de l’argent liquide. Parallèlement, HSBC fait toujours l’objet d’une enquête visant à déterminer si elle a encouragé ses clients américains à faire de l’évasion fiscale.
La banque n’en est pas à ses premiers démêlés avec la justice en matière de blanchiment. En 2010, elle avait conclu un accord avec différents régulateurs américains et la Fed. L’enquête avait alors montré que, entre 2006 et 2009, la banque n’avait presque pas surveillé les transferts d’argent liquide en son sein et ne contrôlait pas suffisamment l’origine des fonds de ses clients.
L’enquête menée par le Sénat devrait constituer une référence pour d’autres procédures, menées par le Trésor et la justice aux Etats-Unis. Celles-ci pourraient déboucher sur des amendes allant jusqu’à 1 milliard de dollars, selon les analystes.
Source – Les Echos
HSBC fais dans l´ilegalité en parlant de milliards , envoi une carte d´excuses une petite amende et tous va etre oublié,belle vie les banquiers.
et dans certain pays juste pour voler une pomme ,tu vas en prison 10 ans.
vraiement ce foutre de la gueule du monde.
truand a col blanc……..
Si la banque britannique Barclays a annoncé un bénéfice de 8 % comparé à celui du même trimestre l’année dernière, celui d’HSBC s’élève en revanche à moitié moins qu’à la même époque, en 2008.
Un avertissement qui n’a pas empêché HSBC d’empocher cet argent. La banque n’aurait pas non plus prêté beaucoup d’attention aux rapports troubles bien connus d’un de ses clients, la banque saoudienne Al Rajhi Bank, avec le terrorisme. La CIA a, en effet, conclu dans un rapport publié en 2003 que cette banque était l’un des principaux “véhicules pour financer les mouvements extrémistes” dans le monde musulman. Malgré ce document, la banque britannique a fourni à Al Rajhi Bank près d’1 milliard de dollars entre 2006 et 2010.