Toute l’actualité mexicaine avec, cette semaine, un résumé des différents sommets et rencontres internationales, deux réformes majeures au niveau politique et des télécommunications, les derniers coups du crime organisé et deux accidents tragiques, un carambolage important dans l’Etat de Veracruz et le départ d’un incendie dans l’Etat du Jalisco qui a du mal à être maîtrisé.
Enfin, le Mexique à l’honneur au MoMA de New-York jusqu’en Juillet. Bonne lecture!
Visite du chef de gouvernement espagnol, Mariano Rajoy
Le chef de l’Exécutif espagnol, Mariano Rajoy, a débuté sa tournée politique en Amérique latine en commençant par le Mexique où il a été reçu par le Président de la République, Felipe Calderón au Palais national. L’objectif de cette visite, outre réaffirmer les relations fraternelles et d’amitié qu’entretiennent les deux pays et prendre part au Forum Economique Mondial organisé à Puerto Vallarta, est de renforcer les relations commerciales bilatérales et la présence d’entreprises espagnoles au Mexique, pays « en forte croissance et avec d’importantes perspectives d’investissements ces dernières années. » [Mariano Rajoy]
Dans ses premières allocutions officielles, il a également exprimé sa « reconnaissance [envers] lutte méritoire que mène le président pour faire du Mexique un pays libre et en paix » et a affirmé la solidarité totale de l’Espagne dans cette « bataille contre le crime organisé » et le soutien aux « victimes du terrorisme et de la violence. »
Quant au Président mexicain, il a salué les efforts et actions menés par le gouvernement espagnol pour apporter des solutions à la situation économique critique que traverse actuellement l’Espagne. Il a rappelé la participation du Mexique au prochain Sommet Ibéro-américain qui se déroulera à Cadiz, une ville souligne-t-il qui a été le siège de la publication de la « Troisième Constitution libérale du monde » en 1812, et que cet événement sera ainsi « l’occasion propice » de renforcer les liens qui unissent le Mexique à l’Espagne.
« Le Mexique et l’Espagne sont deux nations alliées, amies et fraternelles”, l’actuelle association entre ces deux pays “est aujourd’hui vitale dans un monde intégré et de plus en plus mondialisé,” a-t-il ajouté.
Mariano Rajoy a également profité de cette visite pour rencontrer le chef du gouvernement de la capitale, Marcelo Ebrard, qui lui a octroyé la mention d’ « hôte distingué » de la Ville de Mexico et lui a remis dans un acte officiel les clés emblèmes de la mégapole. Il a enfin rencontré les différents candidats à la présidentielle mexicaine 2012. La prochaine étape de sa tournée latino-américaine est prévue en Colombie.
Le Forum Economique Mondial a reçu une participation record
Organisé à Puerto Vallarta, dans l’Etat de Jalisco, le 7ème Forum Economique Mondial a reçu plus de 900 participants (le double des années antérieures), provenant de 71 pays différents, dont 37% d’Amérique Latine et des Caraïbes, 29% des Etats-Unis et du Canada, 20% d’Europe, 9% du continent asiatique et 5% d’Afrique et du Moyen-Orient. José Antonio Torre Medina, sous-secrétaire pour la compétitivité et la normativité du ministère de l’économie mexicaine parle de “record” rarement atteint.
Conçu comme une enceinte d’échanges entre les acteurs politiques, économiques et sociaux du monde entier, le World Economic Forum a été créé en 2006 par Klaus Schwab, professeur en son temps d’économie en Suisse, qui n’a eu de cesse de convoquer leaders politiques, entreprises, organisations civiles et académiques de se réunir annuellement afin de traiter des grands problèmes qui affectent le monde et d’y apporter des solutions globales et régionales : de la politique à l’économie, en passant par l’éducation, la santé et l’à présent incontournable thème de l’environnement.
A cette occasion, on peut souligner la participation du président mexicain, des ministres de son gouvernement, des chefs d’Etat ou ministres de la plupart des pays jouant un rôle sur la scène mondiale, des dirigeants d’organismes multilatéraux comme l’OCDE, la CEPAL, le BID, et enfin de nombreux chefs d’entreprises et représentants d’organisations civiles et chercheurs académiques.
Inauguré ce mardi, le WEF a exposé les différentes travaux menés sur des thèmes d’importance mondiale comme la transformation de l’Amérique latine, le combat contre l’insécurité, les inégalités régionales, le droit au travail des jeunes, la santé publique, la sécurité alimentaire, les nouvelles énergies, l’investissement, les infrastructures et le rôle des chefs d’entreprises dans la transformation de la société.
Le Réseau régional pour la Transparence choisit le Mexique pour président
Ce sera le Mexique à travers l’Institut Fédéral d’Accès à l’Information et la Protection des Données (IFAI) qui présidera désormais le Réseau régional pour la Transparence et l’Accès à l’Information, organisme qui comprend le Chili, le Pérou, la Bolivie, l’Uruguay, le Brésil et le Mexique et dont l’objectif est d’instaurer des lignes directrices régionales en matière de transparence des affaires publiques.
Cette décision annoncée durant le forum pour le droit à l’information dans la participation citoyenne, organisé à Santiago au Chili, a été saluée par la déléguée mexicaine María del Carmen Leyva pour la reconnaissance des efforts de transparence que met en œuvre le Mexique depuis la consolidation de l’IFAI.
[Par cette nomination], “on reconnait officiellement que le Mexique est un pays pionnier en Amérique latine en matière de transparence” et d’accès à l’information pour le citoyen. « Les citoyens se tournent de plus en plus vers les gouvernements et participent de plus en plus, battant en retraite la corruption, ils savent désormais comment réaliser telle ou telle démarche, quels sont les montants officiels des amendes pour telle ou telle infraction. »
Au cours de la rencontre, les différentes délégations latino-américaines ont également fixé un délai prochain pour élaborer un plan de travail à caractère régional, qui sera examiné en septembre, à Mexico city, à l’occasion de la “Semaine de la Transparence”.
Le Mexique devra présenter, en autres, son initiative de créer un »gouvernement ouvert », qui cherchera à identifier les bonnes pratiques qui peuvent contribuer à la transparence et aux comptes rendus de la part des gouvernements du continent. Et il planchera également sur sa proposition de structurer une base de données de toute la jurisprudence administrative et juridique quant à l’accès à l’information en Amérique latine afin qu’en ressortent les différents critères utilisés par les institutions de la région en la matière.
Les membres réunis se sont également accordés sur l’importance d’associer dans ce processus des organismes internationaux comme l’Organisation des Etats Américains (OEA) afin de réaliser des projets en commun.
Felipe Calderón disparaît !
Alors qu’il pratiquait la plongée sous-marine durant son séjour en Colombie pour le Sommet des Amériques, la Marine colombienne chargée de sa protection a perdu la trace du président mexicain lorsqu’un flotteur sur lequel était attaché le dispositif de suivi du plongeur, s’est détaché des bouteilles d’oxygène.
L’anecdote racontée à la radio colombienne Caracol par Sandra Bessudo, conseillère du président colombien Juan Manuel Santos pour la gestion de l’environnement et la biodiversité, explique également qu’à aucun moment l’intégrité physique de Felipe Calderon n’a été mis en danger et que seul l’équipage à bord du bateau accompagnant les plongeurs ont été plongé dans l’angoisse durant quelques instants.
A son retour de plongée, Felipe Calderón a même plaisanté sur les possibles gros titres qui auraient pu sortir dans les journaux en cas de disparition prolongée de sa personne : « Naufrage du président Calderon en eaux colombiennes » ; « Plus de traces du chef d’Etat mexicain après une virée en haute mer colombienne » détaille la conseillère.
La Réforme politique, initiative lancée par le Sénat il y a 3 ans, a reçu l’approbation du Congrès
Les deux chambres législatives du Mexique, Sénat et Chambre des Députés, ont approuvé en Congrès la réforme politique initiée il y a trois ans par le Sénat pour fomenter selon les termes employés « une démocratie plus participative. »
La Réforme politique d’ordre constitutionnel a cherché en effet à marquer une évolution du système politique mexicain vers une démocratie plus dynamique, qui renforce en outre la collaboration entre le Pouvoir Exécutif et le Congrès et rend propice l’édiction de décisions d’Etat majeures en matière de régulation économique.
Selon le coordinateur au Sénat du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI), Beltrones Rivera “avoir réussi à détacher un consensus suffisant pour son approbation en Congrès, ça n’est pas rien, après trois ans d’efforts pour moderniser notre régime. »» Cette réforme permettra selon lui la croissance, l’emploi, et un plus grand pouvoir citoyen.
Une réforme d’ampleur depuis la dernière en date de 1977 qui sera également appliquée dans les Etats, outre le niveau fédéral, et qui prévoit « des candidatures indépendantes à des postes électifs, plus d’initiatives citoyennes, la consultation populaire et d’autres mécanismes de participation directe des citoyens dans les affaires publiques. »
De plus, la réforme instaure un nouvel instrument constitutionnel qui facilitera le processus législatif de deux initiatives proposées en session ordinaire du Congrès, priorité pour la gestion gouvernementale, que sont l’approbation d’un mécanisme de substitution du président de la République en cas de faute absolue et un processus de prise de pouvoir de l’Exécutif fédéral dans un lieu autre que le Congrès de l’Union quand il existe certaines conditions qui l’en empêchent. « Ces deux réformes permettront d’assumer avec responsabilité de possibles situations extraordinaires et garantissent ainsi la continuité de la vie institutionnelle » conclut Beltrones.
Télécommunications – Enfin, un décompte à la seconde
Le Sénat a approuvé la semaine dernière une réforme obligeant les compagnies de téléphonie mobile à facturer les communications de leurs clients à la seconde et non plus à la minute supérieure comme cela était actuellement pratiqué. En outre, les compagnies de téléphone portable ne pourront plus facturer « des services non-sollicités ou non-acceptés explicitement par l’usager. »
Un grand pas pour les utilisateurs de téléphone portable qui voient souvent leur facture mensuelle faire un bond en avant pour avoir dépassé d’une seconde la minute suivante qui est alors complètement tarifée ou pour s’être vu « bénéficié » sans en avoir été informé d’un nouveau service de la compagnie.
En 2007, on estime en effet que les 61 millions d’utilisateurs de téléphone portable ont systématiquement dû payer abusivement des temps de communication non réalisés dans les faits, qui ont permis aux compagnies de téléphonie mobile d’engranger, juste pour ces quelques secondes supplémentaires facturées en minutes complètes, des gains extraordinaires atteignant près de 869 millions de pesos par jour, soit 317 milliards de pesos par mois sur toute l’année!!!
Une première réforme à l’article 60 de la Loi Fédérale des Télécommunications stipule ainsi : « Dans le cas de services de télécommunication qui s’offrent au public consommateur avec des charges pour motif de durée des communications, les concessionnaires et permissionnaires devront inclure dans leur offre commerciale de forfaits et tarifs à la carte, la facturation à la seconde, sans préjudice à d’autres forfaits qui se basent sur la facturation à la minute, par événement, par capacité ou quelque autres modalités. »
Quant à la seconde réforme engagée par le Sénat, à l’article 71 de cette même loi, elle propose qu’ »en aucun cas, ne pourront être facturés, des services non-sollicités ou non-acceptés expressément par l’usager. Le relevé de compte électronique des services attribués par la compagnie ne sera pas non plus facturé et pourra être sollicité à tout moment » par le consommateur. L’idée de cette seconde réforme est d’empêcher les compagnies d’ajouter de nouveaux services et de les facturer au consommateur sans préalable autorisation.
Cette réforme approuvée par la totalité du Sénat passera à l’approbation de la Chambre des Députés ces prochains jours afin d’entrer en vigueur avant le 30 avril.
Accident de la route à Veracruz – 43 morts
Un nouveau carambolage a été reporté dans l’Etat de Veracruz, sur l’autoroute Alamo-El Potrero, faisant 43 morts et 20 blessés. Un autobus bondé de paysans originaires des communautés du port de Coatzacoalcos, a été violemment percuté par le chargement arrière d’un camion.
Les travailleurs journaliers occupant le car se rendaient à Saltillo, dans l’Etat du Coahuila, où ils avaient été embauchés pour la récolte de plusieurs cultures agricoles.
Le gouverneur de l’Etat Javier Duarte s’est immédiatement rendu sur les lieux de l’accident et a annoncé aux blessés que le transfert et les soins médicaux seraient pris en charge par l’Etat. Quant au Ministère public, il a informé de la mise en œuvre d’une expertise fédérale pour déterminer les causes de l’accident et les responsabilités.
Incendie dans l’Etat de Jalisco – 300 hectares partis en fumée
Samedi, un incendie a été déclenché dans la zone forestière protégée de La Primavera dans l’Etat de Jalisco, affectant 6 sections, au total près de 300 hectares d’arbres et de verdure partis en fumée.
Près de 200 pompiers et brigardiers ont tenté de maîtriser les flammes qui continuaient hier encore d’avancer dans la zone protégée.
L’incendie a été attribuée au « brûlage illégal d’ordures » dans l’aire Arenales Tapatios, proche du parc, les vents forts enregistrés permettant la propagation des cendres encore actives dans la zone boisée.
La Primavera est considérée comme « le poumon » de la zone métropolitaine de Guadalajara et est l’unique réserve écologique située proche de la grande ville.
L’assassinat du chef d’entreprise Eligio Ibarra Amador restera-t-il impuni ?
Amnesty Internationale (AI) a de nouveau convoqué la justice sur le cas d’Eligio Ibarra Amador, un chef d’entreprise assassiné froidement vendredi dernier, après avoir dénoncé en septembre 2011, un cas d’enlèvement, de torture et d’extorsion de sa personne de la part de 10 policiers fédéraux.
Eligio Ibarra Amador a en effet été retrouvé mort à son domicile, à Ciudad Juarez, dans l’Etat de Chihuahua, à quelques jours de sa ratification devant le juge de district, des incriminations portées contre 10 agents fédéraux.
« La mort d’Eligio Ibarra Amador est vraiment regrettable, elle intervient tout juste quand il s’apprêtait à dénoncer courageusement et devant les autorités les agissements reprochables de policiers fédéraux impliqués dans des actes d’extorsion, de tortures et d’enlèvement sur sa personne » explique Rupert Knox, enquêteur au Mexique pour Amnesty International.
Dans sa plainte, Ibarra exposait comment les policiers ont fait interruption chez lui pour l’enlever et le soumettre à plusieurs reprises à la torture, jusqu’à ce qu’il soit finalement libéré après avoir dû donner plus de 3,000 dollars pour ne pas être faussement accusé de possession d’armes et de drogues.
Le Ministère public, au moment de retrouver le corps du chef d’entreprise lacéré à l’arme blanche, a conclu de manière surprenante à un possible vol comme étant le mobile de l’assassinat.
Selon l’ONG de défense des droits de l’homme, l’enquête développée suite au crime du chef d’entreprise n’a été ni impartiale ni effective. »Les autorités mexicaines doivent entreprendre une nouvelle enquête, complète et impartiale, qui met la lumière sur les faits qui ont donné lieu à son assassinat et qui prenne en compte que celui-ci ait pu être commis en représailles des dénonciations émises. » affirme Knox.
Elle met en cause également les autorités mexicaines pour ne pas avoir procuré la protection suffisante à la victime et sa famille après les révélations qu’il a faites. « Ça n’est pas une surprise que les citoyens mexicains soient réticents à agir et à dénoncer les violations des droits de l’homme commis par des officiers publics, quand il y a peu ou aucune disposition mise en œuvre pour garantir leur sécurité” nous explique Knox.
Alerte rouge dans l’Etat de Coahuila
La semaine dernière, les autorités mexicaines ont déclenché l’alerte rouge dans l’Etat de Coahuila suite à l’explosion d’une première grenade au nord de la ville de Saltillo, capitale de l’Etat, lancé d’une camionnette qui a poursuivi sa trajectoire. La police est parvenue à la localiser peu de temps après; un affrontement a alors éclaté, avec de nombreux tirs croisés pendant près d’une heure.
Finalement les forces de l’ordre ont abattu deux des délinquants occupant le véhicule ; le dernier criminel a tenté de se défendre en lançant une nouvelle grenade qui a accidentellement explosé dans sa main, incendiant le véhicule. Sa mort a été instantanée.
Pour encadrer l’opération, les forces de l’ordre accompagnées de l’armée ont fermé plusieurs accès aux quartiers concernés, lançant une alerte d’assignation à résidence des populations, suscitant l’angoisse des habitants pendant plusieurs heures.
Dans la même journée, on rapporte la mort d’un autre sujet présumé subversif, dans la ville Piedras Negras, du même Etat, tué par l’Armée qui repoussait une offensive d’un commando armé.
Attaque surprise dans deux bars, un hôtel et une pharmacie à Cancun
Mercredi, tôt dans la matinée, un commando armé a ouvert le feu sur l’avenue principale de la ville de Cancun, tuant une personne.
Les informations préliminaires rapportées par le Ministère Public de la Justice de l’Etat du Quintana Roo, indiquent que les faits ont survenu à 3h du matin, quand une rafale de balles a surgi d’une camionnette en marche sur l’avenue Yaxchilan, contre les façades des bars Canta Canta, La Taberna, la pharmacie Paris et l’hôtel Ramada. Des cartouches de balles 0.226 et 0.9 millimètres ont été retrouvées ça et là, plus tard dans la matinée.
Aucun motif n’a été revendiqué et l’événement a provoqué la panique des habitants et touristes, les faits ayant survenu dans une zone très commerciale et à fortes activités nocturnes pour ses bars, discothèques et restaurants environnants.
L’art mexicain a la cote dans la ville de New-York
Le Modern Art Museum de New-York (MoMA) a annoncé la semaine dernière l’exposition de près de 151 œuvres de design contemporain mexicain dans ses allées, dont la mise en enchère d’avril à juillet de plusieurs objets tout droit sortis de l’imaginaire de 60 créateurs mexicains.
L’exposition nommée « Destination Mexique » regroupe des objets utilitaristes pour le bureau ou la maison, des bijoux, des textiles divers, des jeux et des impressions graphiquess tous plus innovants et créatifs les uns que les autres. La sélection a été réalisée par le MoMA à partir d’une revue élaborée par l’Université Centre du Design de la ville de Mexico qui a regroupé les principales œuvres reconnues en art contemporain mexicain.
L’inauguration est prévue en présence de Carlos Guzmán, directeur de PROMEXICO, organisme de promotion du commerce extérieur au Mexique, et des ministres mexicains de l’Economie et du Tourisme Bruno Ferrari et Gloria Guevara.
Six autres musées mexicains exposeront également ces œuvres d’art dont les musées Dolores Olmedo, Franz Mayer, Soumaya et plusieurs musées d’art contemporain comme le Muac de la ville de Mexico, le Maco à Oaxaca et le Marco à Monterrey.