Le Mexique en bref – Semaine du 15 au 21 juin 2009
Publié le 19/06/2009 par " Nicolas Quirion "
Réactions de membres du Congrès sur le cas Cassez
Des sénateurs du PAN, du PRI et du PRD se sont félicités de la décision de refuser l’extradition de Florence Cassez malgré la pression du gouvernement français. Cette décision envoie un signal positif à la société : il n’y aura pas d’impunité pour des délits aussi graves que la séquestration; les étrangers qui commettent des délits au Mexique en sont avertis.
Au cours de différentes entrevues, les sénateurs Felipe González et Federico Döring, Francisco Arroyo, du PRI, et Silvano Aureoles, du PRD, se sont accordés sur le fait que conserver Cassez en détention à Santa Martha ne devrait pas provoquer un conflit diplomatique, étant donné que le président Sakozy comprendra que le Mexique a le droit de refuser l’extradition. (…)
« C’est une décision très positives », a déclaré Felipe Gonzáles; “C’est une bonne nouvelle, car nous démontrons que le Mexique ne se laisse pas intimider par une grande puissance », a assuré Silviano Aureoles. « Mademoiselle Cassez n’a plus qu’à bien se comporter en prison (…) » a déclaré Francisco Arroyo. « Cette décision est satisfaisante et doit nous apporter la tranquillité à tous », a ajouté Federico Döring.
Silviano Aureoles, vice-coordinateur des sénateurs pour le PRD, a rappelé que le message qui avait été envoyé au cours des derniers temps, et en particuliers lors de la visite de Sarkozy au Mexique, « avait laissé certaines suspicions, une certaine inquiétude sur le fait qu’une influence extra-judicaire puisse intervenir dans la décision de permettre un rapatriement de la française vers son pays d’origine ».
Francisco Arroyo, membre du PRI et vice-président de la Mesa Directiva du Sénat et de la Commission Permanente, a relevé que la séquestration est un délit contre lequel « les mexicains veulent lutter par tous les moyens possibles (…) nous voulons que ceux qui commettent ce genre de crime sachent qu’une prison comme celle de Santa Martha Acatitla les attend, pour 60 ans -ou plus. J’espère qu’il n’y aura dans ce cas aucune réduction de peine » a-t-il ajouté.
Excelsior , traduction Nicolas Quirion
Plus d’une tonne de cocaïne dissimulée dans des carcasses de requins surgelés.
Le requin à la cocaïne, une bien étrange recette… En tous cas pas du gout de la marine mexicaine qui a découvert des paquets -contenant plus d’une tonne de cette drogue dure- dissimulés dans le corps de requins surgelés.
“Nous parlons de plus d’une tonne de cocaïne à bord du bateau”, a déclaré le commandant de marine Eduardo Villa après l’opération réalisée mardi à bord d’un navire cargo stationné dans un port commercial de l’Etat de Yucatan.
“Les responsables de la cargaison avaient affirmé qu’il s’agissait d’un agent conservateur mais après vérification, nous avons confirmé qu’il s’agissait de cocaïne”, a-t-il ajouté.
Voici donc une nouvelle preuve de la créativité des cartels mexicains de la drogue, qui rivalisent d’imagination pour acheminer leurs cargaisons vers les Etats-Unis et contourner la vigilance des autorités, lancées dans une vaste offensive contre le narcotrafic.
Nicolas Quirion
Les touristes évitent encore le Mexique
Le nombre de personnes qui réservent des vacances au Mexique est toujours inférieur à celui enregistré avant l’apparition du virus A/H1N1, connu aussi sous l’appellation “grippe mexicaine”. Or, le virus ne touche pas seulement le Mexique, mais également le reste du monde.
“Les réservations sont déjà plus nombreuses, mais elles ne sont toujours pas arrivées à leur niveau normal”, indique Hans Vanhaelemeesch de Jetair. “Le plus triste dans cette affaire, c’est que nous n’organisons quasi pas de voyage à Mexico City, touché le plus sévèrement par le virus. Nos voyages ont pour destination des villes très éloignées”, poursuit-il.
Jetair ne s’attend pas à ce que les réservations remontent dans l’immédiat. En attendant, le tour-opérateur offre des promotions spéciales. Selon Eddy Kindermans, porte-parole de Neckermann, “c’est le moment de partir au Mexique”, en raison des réductions.
“Nous nous demandons ce qui retient encore les gens. Tout y est à nouveau ouvert”, souligne le porte-parole. De son côté, Joker, qui organise des voyages aventure, ne constate pas non plus d’amélioration du nombre des réservations. Contrairement à Neckermann et Jetair, Joker propose des voyages à destination du centre du Mexique.
“Rien n’est modifié”, explique la porte-parole Annick Holvoet. “En outre, nos accompagnateurs bénéficient d’une certaine liberté. Ils peuvent évaluer la situation sur place. Il y a effectivement des infections dans les alentours, et cela pourrait encore durer un certain temps. Nous laissons donc le choix au client de partir ou non”.
Belga
Le Gouvernement du District Fédéral appuiera les théâtres de la ville
Mercredi soir, à la fin de la 100ème représentation de la pièce “le journal d’Anne Frank”, le Gouvernement du District Federal (GDF) a annoncé la mise en place d’un appui économique pour le théâtre de la capitale. Celui-ci consistera en une exonération d’impôts sur les spectacles publics.
Mario Delgado, le secrétaire aux finances, a précisé : «nous avons eu près de140 spectacles depuis le dernier semestre de 2008. Aujourd’hui, nous apportons une aide à hauteur de 12 millions de pesos a Teatromex, qui inclura tous les spectacles qui ont été produits cette année ». (…)
“Les périodes de crise nous apportent aussi des leçons importantes ; je crois que l’expérience qu’a vécu la ville durant l’alerte sanitaire de la grippe a mis en avant le fait que l’industrie du spectacle, de la culture et du divertissement constitue l’un des grands potentiels de cette ville. » a ajouté le fonctionnaire.
Les membres de Teatromex ne payeront donc pas d’impôts sur leurs spectacles pour 2009.
La productrice de théâtre Tina Galindo a affirmé: “il s’agit d’un avancée importante pour les membres de Teatromex (…) Le milieu du cinéma reçoit beaucoup d’argent pour les productions. Nous, nous voulons simplement qu’on nous soutienne un peu. »
La Jornada, traduction Nicolas Quirion
Lundi 15 juin 2009

Des charges formelles retenues contre 51 personnes impliquées dans l’évasion de Zacatecas.
La Procuradoría General de la República (ou PGR, organe du Pouvoir Exécutif Fédéral mexicain qui se charge principalement d’enquêter et de combattre les délits d’ordre fédéraux, ndlr) a établi des charges formelles contre 51 gardiens et fonctionnaires d’une prison du nord du Mexique dans le cadre de leur participation supposée à l’évasion de 53 détenus.
Tous, y compris le directeur du centre et le régisseur des gardiens, resteront en détention préventive. Sous le coup d’une accusation formelle, ils ont été transférés à une prison de l’ouest pour qu’un juge se prononce sur l’existence ou non d’éléments suffisants pour entamer un processus judiciaire.
La PGR a informé dans un communiqué que tous sont accusés du délit d’évasion de prisonniers.
Le 16 mai dernier, un commando armé vêtu de faux uniformes de policiers fédéraux est entré dans la prison de Cieneguillas, dans l’état de Zacatecas (nord du pays), et libéré 53 prisonniers considérés comme membres des « Zetas », un groupes de tueurs à gages du Cartel del Golfo.
Lors de l’évasion, les gardes ne montrèrent aucune résistance, et durant les cinq courtes minutes qu’a nécessité l’opération, aucun coup de feu n’a apparemment été tiré.
Début juin deux détenus furent retrouvés, l’un deux a déclaré qu’ils avaient été prévenus 3 jours avant l’évasion, et qu’après avoir été libérés ils furent transférés en voitures jusqu’à l’état voisin de San Luis Potosi. Un trajet de près d’une heure au cours duquel personne n’essaya de les arrêter.
La Crónica de Hoy, traduction Nicolas Quirion
Greenpeace: palmarès des plages les plus sales du Mexique
A quelques jours de l’ouverture de la saison des vacances estivales, l’organisation écologiste Greenpeace a affirmé que -selon les critères d’organismes nationaux et internationaux sur la qualité de l’eau- les plages les plus polluées du pays se trouvent dans les états de Guerrero, Veracruz et Jalisco.
De plus, au cours de l’année passée, 88% des plages du Mexique n’ont pas fourni de données récentes sur leurs états de salubrité.
La première liste prend en compte les critères de L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), selon lesquels il est suffisant que soit dépassée la limite de 100 entérocoques (bactérie infectieuse, ndlr) par mililitre d’eau pour décréter un risque sanitaire sur une plage.
L’autre liste se base sur les critères de la Commission Fédérale pour la Protection contre les Risques Sanitaires (Cofepris), du Secrétariat de Santé, laquelle utilise des paramètres plus souples puisqu’elle considère qu’une plage court un risque sanitaire seulement lorsqu’est dépassée la limite de 500 entérocoques par mililitres d’eau.
Cette année, parmi les 10 plages les plus polluées -selon les critères de la Cofepris- quatre se trouvent dans l’état de Veracruz (Acuario, Penacho del Indio, José Martí et Costa de Oro) ; trois dans l’état de Guerrero (Caletilla et Playa de Hornos, à Acapulco, et El Almacén, à Ixtapa Zihuatanejo) ; deux dans le Jalisco (Boca de Tomatlán et Mismaloya) ; et une dans l’état de Campeche (la Playa Manigua I, à Ciudad del Carmen).
Diario del Istmo, traduction Nicolas Quirion
Les Etats-Unis et le Mexique signent un accord bilatéral pour renforcer la sécurité et le commerce.
Mexico – Le secrétaire de Hacienda y Crédito, Agustín Carstens, et la secrétaire à la Sécurité Intérieur des Etats-Unis, Janet Napolitano, ont signé un accord bilatéral pour augmenter la sécurité dans les deux pays et faciliter le commerce.
Lors de sa tournée aux Etats-Unis, Carstens a déclaré que l’accord renforcera l’application de la loi à la frontière et établira des comités binationaux permettant d’administrer la sécurité aux douanes.
« Ces accords marquent un pas important dans la longue relation de collaboration entre nos administrations des douanes. Plus nous travaillerons ensemble, meilleur sera le service et la sécurité que nous apporterons à nos peuples et à nos économies respectives », a déclaré le fonctionnaire mexicain.
Milenio, traduction Nicolas Quirion
Fiscalité: la Suisse et le Mexique signent un accord levant le secret bancaire
GENEVE — La Suisse a conclu avec le Mexique une “convention révisée de double imposition” (CDI) permettant la levée du secret bancaire dans les échanges d’informations fiscales entre les deux pays, a annoncé lundi le Département fédéral suisse des Finances (DFF).
“Après le Danemark, la Norvège, la France et un autre pays, le Mexique est le cinquième Etat à parapher une CDI comportant une clause d’assistance administrative avec la Suisse” conformes aux normes de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a précisé le DFF dans un communiqué.
La convention sera soumise “pour avis aux cantons et aux milieux économiques intéressés avant d’être transmise au Conseil fédéral (gouvernement, ndlr), compétent pour en autoriser la signature”, a précisé le ministère.
“Une fois la convention signée, elle doit encore être approuvée par les Chambres fédérales avant d’entrer en vigueur”, a ajouté le communiqué.
La Suisse compte ratifier d’ici à la fin de l’année une douzaine d’accords de doubles imposition pour se mettre en conformité avec les standards de l’OCDE en matière de transparence et d’échange d’information, et être ainsi rayée de la liste “grise” des paradis fiscaux de l’OCDE.
Au total, 23 pays ont annoncé leur intention de renégocier les accords de double imposition avec la Suisse.
La Confédération, qui a assoupli son secret bancaire courant mars sous la pression des grands pays européens et des Etats-Unis, a par ailleurs débuté fin avril des négociations avec les Etats-Unis sur un accord révisé de double imposition et a également entamé des pourparlers avec le Japon et la Pologne.
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