Le Grand Journal du Mexique est présent en France tout l’été pour couvrir et relayer au mieux les évènements et festivals Franco-Mexicains de la saison. Nous irons vers celles et ceux qui favorisent un rapprochement entre les deux pays. Aujourd’hui, la « Mexcaleria » sur Paris.
Une vrai Mezcaleria s’est ouverte il y a quelques mois à Paris. A deux pas de la place des Vosges, au cœur du « marais », centre historique parisien, nous sommes allés rencontrer Ivan Romero Rincon, initiateur du projet.
Né a Mexico DF, sa première
rencontre avec le mezcal remonte en 1994 à l’occasion d’un séjour à Oaxaca de Juarez, capitale des traditions pré-hispaniques du Mexique – lire notre article ICI- Il termine ses études de « designer », est engagé dans une agende de communication du Df.
Pendant six ans il peaufine les stratégies marketing, d’autant mieux qu’il va y rencontrer une Française férue de communication. Son amour pour elle et la passion du mezcal vont les décider a tenter l’aventure à Paris! Ils s’y marient et ouvrent cette authentique mezcaleria.
La décoration, entièrement ramenée du Mexique, mêle judicieusement les thématiques du patrimoine folklorique et culturel mexicain – Lucha libre, compilation d’articles de presse sur Frida Khalo, Diego Rivera et autres grands noms de la république du Mexique joliment affichés…- sublimée par un éclairage doux et une musique traditionnelle de circonstance, tout ici encourage à la fête!
Vers minuit, passage de témoin au jour d’après, l’endroit devient résolument festif, les effets du mezcal sur les organismes confinent aux discussions enflammées et autres chants traditionnels repris en chœur par un auditoire devenu le temps de quelques heures, patriote mexicain.
Ivan est intarissable sur le Mezcal: son élaboration, ses coutumes ancestrales, sa distillation…
Le reflet du monde culturel franco-mexicain est omniprésent, mini-concerts semi acoustiques, vernissages, tout ce qui peut contribuer à faire mieux connaitre le patrimoine culturel du Mexique est le bienvenu.
Partager une verre de Mezcal tout en dégustant guacamole, alambres de pollo ou cochinita pibil, se plonger dans les articles de presse de l’époque, faire l’inventaire de la quinzaine de masques de la « lucha libre » accrochés, observer au plafond les vignettes.
Laisser ses yeux vagabonder au gré des objets ici et là vous entraine inexorablement là-bas, à Oaxaca, berceau de la culture de l’agave propre à l’élaboration de cette boisson quasi-mystique qu’est le Mezcal.
A consommer avec modération mais régulièrement…mucho mejor!