Mexique: l’ouverture de Pemex aux capitaux privés s’éloigne
MEXICO - La proposition d’entrouvrir la porte de la compagnie nationale mexicaine des pétroles, Pemex, aux capitaux privés et étrangers, est restée dans l’impasse à l’issue mardi de deux mois et demi de débats au sénat mexicain.
En revanche, le principe de doter Pemex d’une plus grande autonomie et de plus de ressources pour l’exploitation de nouveaux gisements paraît faire l’objet d’un consensus.
Toutefois les modalités et les délais de mise en oeuvre de ce principe restent sujet à de futures négociations sur la réforme présentée en avril par le président conservateur Felipe Calderon, dont le parti ne possède pas la majorité parlementaire.
“Je crois qu’il y aura une réforme pétrolière, pas nécessairement celle proposée par le gouvernement, car nous ne sommes pas d’accord avec la privatisation”, a commenté à l’AFP le sénateur du Parti de la Révolution Démocratique (gauche) Arturo Nunez, membre de la commission de l’énergie.
Dimanche, le PRD organise à Mexico un referendum populaire, sans conséquence institutionnelle, contre la privatisation de Pemex.
Devant les perspectives d’épuisement d’ici neuf ans des gisements en exploitation du 6eme producteur mondial de brut, Felipe Calderon proposait notamment en avril dernier de doter Pemex d’une autonomie et de moyens lui permettant d’investir dans l’exploration et l’exploitation de nouveaux puits en eau profonde dans le golfe du Mexique.
Pemex, nationalisée il y a 70 ans, finance à hauteur d’environ 40% le budget de la nation.
L’intiative gouvernementale permettrait également à Pemex de passer des accords avec des compagnies privées pour construire et gérer des oléoducs, et construire des raffineries. Le Mexique importe 40% de son essence. En revanche, la réforme ne mentionnait pas d’ouverture aux capitaux privés pour l’exploration et l’exploitation de gisements.
Il est nécessaire de moderniser le raffinage, le transport, le stockage, a reconnu Manlio Fabio Beltrones, le leader au Sénat du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI), la deuxième force du congrès. Mais, ajoute-t-il, ces activités pourraient être à la charge de “filiales ou de sociétés paraétatiques 100% mexicaines”.
A quoi nous serviraient de nouvelles raffineries, une plus grande capacité de stockage et de distribution, “si nous ne trouvons pas plus de pétrole”, répondait de son côté à l’AFP Pablo Emilio Madero, le leader du parti d’action nationale (PAN) au pouvoir.
Pour Arturo Nunez, Pemex peut réaliser seule, sans investissements privés, toutes les opérations pour garantir l’avenir “si on lui donne une authentique autonomie de gestion”.
Au premier semestre 2008, la production de brut de Pemex a baissé de 9,7% par rapport au premier semestre 2007, les exportations de 15,4%, mais les recettes, en raison de la hausse des prix du pétrole, ont augmenté de 52%, selon le dernier bilan de la compagnie.
Axa finalise l’acquisition d’ING Seguros au Mexique
L’assureur français Axa a finalisé mardi l’acquisition, annoncée en février pour 1,5 milliard de dollars, de la compagnie mexicaine ING Seguros, filiale du bancassureur néerlandais ING, selon un communiqué publié mardi.
“Axa annonce avoir finalisé l’acquisition d’ING Seguros, le 3ème assureur du Mexique”, indique le groupe français dans ce communiqué.
Fondée en 2001, après le rachat de Seguros Comercial América par le bancassureur néerlandais, ING Seguros détient 12% de part de marché de l’assurance-dommages au Mexique avec 5,5 millions de clients.
Il revendique la place du numéro 2 mexicain pour l’assurance auto (17% de part de marché) et pour l’assurance santé (19% de part de marché). ING Seguros détient aussi 6% du marché de l’assurance-vie.
Cette acquisition est une première pour Axa dans le secteur de l’assurance mexicaine.
AFP - (www.legrandjournal.com.mx)

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