Le président du Mexique, Felipe Calderon, a salué le « Mexicain universel » et écrivain Carlos Fuentes, mort ce mardi à l’âge de 83 ans. Il avait gagné le prix Cervantes 1987. El escritor Carlos Fuentes, de 83 años de edad y quien es considerado uno de los literatos mexicanos más reconocidos internacionalmente, perdió la vida este martes 15 de mayo.
L’écrivain mexicain Carlos Fuentes est décédé ce mardi à Mexico, à l’âge de 83 ans. Le président du Mexique, Felipe Calderon, l’a annoncé sur son fil Twitter.
« Je regrette profondément le décès de notre estimé et admiré Carlos Fuentes », un écrivain décrit comme un « Mexicain universel » par le président dans l’un de ses courts messages.
Selon la presse locale, Carlos Fuentes serait décédé de problèmes cardiaques dans un hôpital du sud de la capitale mexicaine.
Son roman Terra Nostra avait obtenu en 1977 le prix Romulo Gallegos, la plus haute distinction littéraire d’Amérique latine. Rendu célèbre par des romans comme Le chant des aveugles, Peau neuve, La tête de l’hydre et Le vieux gringo, Carlos Fuentes avait reçu en 1987 le prix Cervantes pour l’ensemble de son oeuvre. Il a également écrit pour le cinéma et pour le théâtre.
Source – AFP
Comunicado de la Embajada de Francia en México
El Embajador de Francia en México, Sr. Daniel Parfait, se enteró con sentida emoción del fallecimiento del Sr. Carlos Fuentes, ocurrido esta tarde en la Ciudad de México. La desaparición de este ícono de la literatura constituye una inmensa pérdida no solamente para México, sino para el mundo entero, y en particular para Francia, donde se desempeñó como Embajador de México y donde será recordado con mucho cariño. El Embajador Parfait expresa sus más sinceras condolencias a sus familiares y amigos.
Membre du Parti communiste, proche de Fidel Castro avant de s’en éloigner après l’incarcération du poète Ernesto Padilla en 1971, Carlos Fuentes est connu pour son regard aiguisé sur la société mexicaine contemporaine. S’il n’a jamais été lauréat du prix Nobel de littérature, ce diplomate et fils de diplomate avait été couronné en 1987 par le Prix Cervantes, la plus haute distinction de la littérature hispanique.
Né au Panama, ayant vécu dans plusieurs pays d’Amérique latine jusqu’à 16 ans, avant de rentrer au Mexique, Carlos Fuentes a publié son premier recueil de nouvelles à 26 ans, Jours de carnaval, dans lequel il manifeste déjà son goût pour les nouvelles techniques narratives. « Il est nécessaire de casser les moules de cet espagnol vétuste (…) et lui donner une nouvelle vie, lui donner une claque, lui injecter de la sève », affirmait-t-il alors.
Ami de Gabriel Garcia Marquez
Son premier roman, La plus limpide région, écrit à 30 ans alors qu’il dirige le service des relations culturelles du ministère des Affaires étrangères, est une vive critique de la société mexicaine. Dramaturge, il a aussi écrit des scénarios pour le cinéma, dont celui de La Chasse à l’homme, du cinéaste espagnol Luis Buñuel, et souvent collaboré avec son vieil ami et complice colombien Gabriel Garcia Marquez.
« Il n’y a pas de mystère », confiait-il en 2008, « il faut beaucoup travailler. De nombreux écrivains réclament la table parfaite, la lumière parfaite et restent là à attendre au café ». Très curieux, Carlos Fuentes a aussi tâté du journalisme. Où qu’il ait travaillé, il n’a jamais cessé d’écrire, bâtissant au fil des ans une oeuvre imprégnée de « mexicanité ».
Carlos Fuentes a été rendu célèbre mondiablement grâce à des romans comme Le chant des aveugles, Peau neuve, La tête de l’hydre et Le vieux gringo. Ambassadeur en France entre 1974 et 1977, il avait obtenu en 1977 le prix Romulo Gallegos, la plus haute distinction littéraire d’Amérique latine, pour son œuvre Terra Nostra. Ancien professeur à Harvard et Cambridge, Princeton et Columbia, il était docteur honoris causa de multiples universités à travers le monde.
El escritor Carlos Fuentes, de 83 años de edad y quien es considerado uno de los literatos mexicanos más reconocidos internacionalmente, perdió la vida este martes 15 de mayo, por causas aún no aclaradas; fuentes cercanas señalan que se encontraba internado en el Hospital Ángeles del Pedregal por padecimientos del corazón.
Carlos Fuentes es uno de los más brillantes autores de las letras hispanas, en su vida logró hacerse merecedor de múltiples galardones entre los que figuran los Premios Cervantes (1987), Príncipe de Asturias (1994) o el de la Real Academia Española (2004) y el recientemente nombramiento Doctor Honoris Causa por la Universidad de las Islas Baleares, que apenas ayer se daba a conocer.
El Presidente Felipe Calderón ha sido uno de los primeros personajes en reaccionar a la noticia a través de su cuenta de Twitter: « Lamento profundamente el fallecimiento de nuestro querido y admirado Carlos Fuentes, escritor y mexicano universal. Descanse en paz ».
De igual manera lo hizo la titular del Consejo Nacional para la Cultura y las Artes, Consuelo Sáizar, mediante la misma red social, donde escribió condolencias a la esposa del literato: « Un abrazo a Silvia Lemus, en estos difíciles momentos ».
Entre sus obras destacan: La región más transparente (1958); Las buenas conciencias (1959); La muerte de Artemio Cruz (1962); Aura (1962); Cantar de ciegos (1964); Zona Sagrada (1967); Cumpleaños (1969); Terra Nostra (1975); La cabeza de la hidra (1978); Agua Quemada. Cuarteto Narrativo (1983) y Gringo Viejo (1985).
Cristóbal Nonato (1987); La Campaña (1990); La Frontera de Cristal. Una novela en nueve cuentos (1995); Los años con Laura Díaz (1999); Instinto de Inez (2001); La Silla del Águila (2003); Todas las familias felices (2006); La voluntad y la fortuna (2008) y Adán en Edén (2009), entre otras.
LA FRASE
« No existe la libertad, sino la búsqueda de la libertad, y esa búsqueda es la que nos hace libres ».
L’écrivain Carlos Fuentes pense qu’aucun des trois principaux candidats à l’élection présidentielle du 1er juillet n’est à la hauteur des défis du Mexique.
Depuis 2007, les Mexicains assistent à une montée de l’insécurité et de la criminalité qui a fait plus de 50.000 morts.
Les postulants des trois grands partis sont l’ancien gouverneur Enrique Peña Nieto, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, centre), l’ancienne ministre Josefina Vazquez Mota, du Parti d’action nationale (PAN, droite au pouvoir), et l’ancien maire de Mexico Andrés Manuel Lopez Obrador, du Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche).
« Les trois candidats sont mauvais, il y a trop de disparité entre leur personnalité et la gravité des problèmes, confie Carlos Fuentes. Cependant, il y a des gens valables dans les trois partis. » Par exemple, Beatriz Paredes, dirigeante du PRI, candidate à la mairie de Mexico, contrôlée encore par le PRD.
La dégradation du personnel politique « n’est pas exclusive du Mexique, c’est un phénomène mondial », précise l’écrivain. Ainsi, les primaires des républicains aux Etats-Unis lui semblent un spectacle comique. Ses sympathies vont plutôt vers les indignés de Madrid, les Occupy Wall Street et les révoltes d’Afrique du Nord.
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