L’insécurité qui mine le Mexique a directement ou indirectement provoqué en 2011 la fermeture de plus de 160.000 entreprises, a annoncé le président du patronat qui a lancé une véritable guerre contre les cartels de la drogue.
« Le crime organisé est en train de détériorer la compétitivité des Etats fédéraux, de décourager l’investissement national et étranger, de provoquer la fermeture d’entreprises. Pour la seule année 2011, plus de 160.000 entreprises ont cessé leurs activités dans tout le pays », a annoncé à la presse le président de la Coparmex (patronat mexicain), Alberto Espinosa.
M. Espinosa a ajouté que les entreprises étaient fortement affectées par la flambée des primes d’assurance, qui ont augmenté de 30% dans le nord du pays.
En outre, selon lui environ « 24 millions » de voyageurs ont fait le choix de ne pas dormir dans les hôtels du pays ces cinq dernières années, causant selon lui un manque à gagner de plus de 800 millions de dollars.
« Au Mexique, l’insécurité est en train d’atteindre des niveaux jamais vus depuis des décennies », a poursuivi M. Espinosa, regrettant que face à cette situation, nombre d’entrepreneurs ont choisi de partir à l’étranger avec leurs familles.
Plus de 50.000 personnes ont trouvé la mort au Mexique dans des violences liées aux cartels et à la lutte contre le trafic de drogue depuis que le président mexicain Felipe Calderon a mobilisé l’armée en 2006 pour combattre ces organisations criminelles.
M. Espinosa a demandé une évaluation de cette stratégie militaire, appelant les candidats à la présidentielle du 1er juillet prochain -à laquelle M. Calderon ne peut se représenter- à « mettre en place de nouveaux programmes plus efficaces » contre les criminels.
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Selon certains économistes, en 30 ans le Mexique pourrait devenir un pays à revenu moyen équivalent à celui de l’Allemagne ou de la France.
Les coordinateurs du rapport «L’avenir pour tous » mettent en avant la solidité du pays par rapport à d’autres marchés émergents. Le rapport, parrainé par le Centre d’études économiques du secteur privé (CEESP) et l’Institut mexicain pour la compétitivité (IMCO) a pour but d’évaluer le Mexique qui a adopté une stratégie pour atteindre une croissance plus forte. Sur les questions microéconomiques, il a été souligné qu’au Mexique un consensus entre les différents partis a été mis en place afin de garantir la stabilité financière du pays, un budget équilibré et le respect pour l’indépendance de la Banque Centrale.
Priorité à la sécurité
Le Mexique ne possède pas encore les capacités technologiques, le capital humain et les institutions nécessaires pour produire des produits plus sophistiqués qui lui permettrait de rivaliser avec les pays avancés. Par rapport au reste du monde et aux économies émergentes d’Asie, d’Europe de l’Est et du Brésil, le Mexique a perdu du terrain. En outre, un programme d’infrastructures pour accroître l’investissement dans les réformes institutionnelles et une nouvelle politique de sécurité nationale dans un contexte multilatéral seront nécessaires à la lutte contre le trafic de drogue et le crime organisé.
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