Écrivaine et artiste plastique, elle a obtenu la bourse Stendhal du ministère des Affaires Étrangères qui aide les écrivains voyageurs. Nelly Maurel part pour 3 semaines au pays des Raramuris.
Nelly Maurel joue aussi bien avec les chiffres qu’avec les mots. Cette jeune auteure diplômée des Beaux Arts est tombée dans la littérature par hasard à 16 ans en découvrant Antonin Artaud. Puis de lectures en lectures, elle s’est mise à écrire des micropoésies, dont des Vues de l’esprit, désopilantes, que l’on peut consulter sur son site Internet.
Ensuite, une série de hasards autour du chiffre 16 rythme son travail préparatoire pour une autobiographie. Ou plutôt une « mythologie personnelle, car lorsqu’on raconte sa vie on sélectionne forcément certains moments ». A 36 ans, elle lit Les Tarahumaras, d’Antonin Artaud, où le poète français narre son expérience chez ce peuple de la sierra dans l’Etat du Chihuahuas, également appelé les Raramuris « les hommes aux pieds légers ».
Et là, Nelly Maurel lit dans la préface que l’écrivain a participé à une cérémonie sacrée du taureau le 16 septembre 1936, chez les Tarahumaras, soit 38 ans jour pour jour avant sa propre naissance !
C’est décidé, elle veut découvrir le pays qui a tant marqué l’écrivain qui l’a faite entrer dans la littérature. Elle sollicite et obtient donc la bourse Stendhal, qui permet à des écrivains de voyager dans le monde entier, grâce au ministère des Affaires Étrangères français (voir également notre rencontre exceptionnelle avec les auteurs de « Ciudad Juarez en BD »). Nelly se rend au Mexique… qui célèbre sa fête nationale chaque 16 septembre !
Mais le principe de réalité rattrape Nelly. Elle découvre les difficultés liées à l’insécurité dans le nord du pays et retarde son départ chez les Raramuris. Ce sera finalement en avril 2011.
On lui souhaite un bon séjour et Le Grand Journal du Mexique vous fera part de ses impressions à son retour.
RM-www.legrandjournal.com.mx
Photo: Nelly Maurel, courtoisie.
Je habite a Chihuahua et je voudrais bien connâitre Nelly Maurel…..c’est possible?