Barack Obama appelle à des pourparlers de paix au Proche-Orient
Publié le 22/09/2009 par " Le Grand Journal "
NEW YORK – Barack Obama a appelé mardi les Israéliens et les Palestiniens à relancer rapidement leurs pourparlers de paix.
“Les négociations sur le statut permanent doivent commencer et commencer bientôt“, a dit le président américain à la presse en entamant une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Nentayahu et le président palestinien Mahmoud Abbas.
“Mon message à ces deux dirigeants est clair. Malgré tous les obstacles, malgré toute l’histoire, malgré toute la défiance, nous devons trouver un moyen d’avancer“, a-t-il prévenu.
Sans surprise, aucune percée importante n’a été enregistrée lors de la réunion, la première entre Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu depuis le retour au pouvoir de ce dernier en mars.
Barack Obama, légèrement en retrait, a encouragé ses hôtes à se serrer la main, ce qu’ils ont fait avec un léger sourire.
“Ce n’est plus le moment de parler d’entamer des négociations. Il est temps d’aller de l’avant“, a insisté le président américain.
Il a ajouté que depuis son arrivée au pouvoir, en janvier, des progrès ont été enregistrés, jetant les bases d’une reprise des discussions de paix. “Mais il nous faut encore aller beaucoup plus loin“, a-t-il dit.
Benjamin Netanyahu a affirmé à l’issue de ce sommet que les trois parties s’accordaient sur la nécessité de reprendre les discussions dès que possible.
“Il y a eu un accord général, y compris du côté des Palestiniens, sur le fait que le processus de paix doit être relancé aussi tôt que possible et sans conditions préalables“, a-t-il dit à la presse.
BILAN EN OCTOBRE
Les pourparlers de paix ont subi un nouveau coup d’arrêt en décembre, lorsque les Palestiniens ont quitté la table pour protester contre l’offensive israélienne dans la bande de Gaza.
Mahmoud Abbas refuse de reprendre langue avec l’Etat juif tant que ce dernier n’aura pas suspendu les activités de colonisation en Cisjordanie, conformément à la “feuille de route” signée en 2003.
Il a maintenu mardi cette position, appelant en outre Israël à honorer les engagements pris l’année dernière – avec un gouvernement différent – sur les questions des frontières et de Jérusalem si le processus devait reprendre.
Les Etats-Unis réclament également d’Israël qu’il gèle tout nouveau projet d’implantation, et l’émissaire au Proche-Orient George Mitchell a multiplié ces derniers mois les entretiens avec des responsables israéliens pour obtenir cette suspension.
Barack Obama a annoncé mardi que George Mitchell reprendrait la semaine prochaine ses négociations avec les deux parties et qu’il avait demandé à la secrétaire d’Etat Hillary Clinton de lui faire un point sur les discussions au mois d’octobre.
Il a aussi exhorté les deux parties à faire de nouveaux pas pour favoriser la reprise d’un processus de paix.
“Les Palestiniens ont accru leurs efforts sur la sécurité mais ils doivent faire davantage pour arrêter l’incitation (à la violence) et avancer dans les négociations“, a estimé Obama.
“Les Israéliens ont accordé une plus grande liberté de mouvement aux Palestiniens et débattu de pas importants pour restreindre l’activité d’implantation mais ils doivent transcrire ces paroles en faits sur ce point et sur d’autres sujets“, a-t-il ajouté.
La rencontre de mardi n’était précédée d’aucun espoir important, George Mitchell ayant échoué la semaine dernière à obtenir un accord israélien sur le gel des implantations en Cisjordanie occupée, que Netanyahu défend au nom de la “croissance naturelle” de leur démographie.
Mitchell a demandé un gel d’un an renouvelable aux Israéliens, lesquels seraient prêt à concéder une suspension de neuf mois, selon des responsables israéliens.
Mardi, il a néanmoins laissé entendre qu’en dépit des déclarations palestiniennes et de ses propres efforts, le gel des colonies n’était pas nécessaire à la reprise du dialogue.
“Nous ne considérons aucun sujet comme une condition préalable ou un obstacle à la négociation“, a-t-il dit à la presse.
L’Express
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