Poursuite des recherches après le crash aérien au Liban

Publié le 27/01/2010 par " Le Grand Journal "

OFRWR-AVION-LIBAN-ACCIDENT-20100126BEYROUTH – Les équipes libanaises et internationales de secours ont élargi la zone des recherches des victimes et des enregistreurs de vol de l’avion de la compagnie Ethiopian Airlines qui s’est abîmé en mer lundi après son décollage de Beyrouth.

Plusieurs navires, dont un bâtiment de la marine américaine, et des hélicoptères européens et de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) ont continué de rechercher l’épave du Boeing 737-800 qui a plongé dans la Méditerranée après avoir pris feu, cinq minutes après le décollage.

La France a mis à la disposition du Liban un avion de patrouille et a envoyé sur place deux enquêteurs spécialisés de l’administration du transport aérien, a annoncé le ministère des Affaires étrangères à Paris.

Quatre-vingt-dix personnes, essentiellement des Libanais et des Ethiopiens, se trouvaient à bord du vol ET409, parti pour la capitale éthiopienne Addis-Abéba, lorsqu’il a disparu des écrans radar.

Il y a trois victimes françaises, dont l’épouse de l’ambassadeur de France, dit Paris.

Quatorze corps ont été repêchés jusqu’à présent, dont deux enfants en bas âge, ont indiqué les autorités libanaises en précisant que le total de 24 annoncé plus tôt était faux.

La carlingue de l’appareil s’est, semble-t-il, disloquée avant de plonger dans la mer. Les autorités libanaises excluent qu’il puisse s’agir d’un attentat.

Le gros de l’épave de l’appareil n’a toujours pas été repéré mais les équipes mobilisées en mer ont retiré des eaux, mardi, un segment d’une aile portant les couleurs rouge, jaune et vert de la compagnie éthiopienne.

CHIITES DU SUD-LIBAN

Un responsable de la sécurité libanaise a indiqué que les équipes de secours élargissaient le périmètre de leurs recherches au large de Na’ameh, à dix kilomètres au sud de la capitale. “Il faut qu’ils repèrent l’épave puis que des plongeurs interviennent”, a dit ce responsable, afin de retrouver les “boîtes noires” permettant de comprendre ce qui s’est passé.

Nombre de proches des victimes reprochent aux autorités aéroportuaires d’avoir donné leur feu vert au décollage de l’avion alors qu’il faisait mauvais temps.

A cela, le ministre libanais de l’Information Tarek Mitry, qui s’exprimait lundi soir après une réunion de ministres et de responsables de la sécurité, a rétorqué qu’il n’y avait alors aucune raison d’interdire le décollage de l’appareil.

“D’autres avions ont atterri et décollé avant et après. Les autorités aéroportuaires n’avaient aucune raison de ne pas permettre le décollage”, a-t-il dit à la presse.

Le P-DG d’Ethiopian Airlines, Girma Wake, a déclaré que l’avion, en service depuis huit ans, avait subi son dernier contrôle technique le 25 décembre et qu’aucun problème n’avait été décelé.

La majeure partie des passagers libanais, 54 au total, étaient des chiites originaires du Sud-Liban faisant des affaires en Afrique. Des drapeaux noirs ont été hissés le long d’une artère de la ville de Tyr en signe de deuil.

L’Express

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