Un massacre ravive les tensions entre Caracas et Bogota

Publié le 28/10/2009 par " Le Grand Journal "

chavez uribe 150x150 Un massacre ravive les tensions entre Caracas et BogotaDix personnes, dont huit Colombiens, ont été retrouvées mortes au Venezuela, tout près de la frontière avec la Colombie. Le drame, qui mêle espionnage et paramilitaires, dégrade les relations déjà tendues entre les deux pays voisins.

Certains médias les nomment les “footballeurs colombiens”, mais ils seraient plutôt des marchands à la sauvette qui se disputaient un match de foot. La version du gouvernement vénézuelien est toute autre: ce sont des paramilitaires ou des espions.

Tout semble encore confus, sauf le bilan: dix personnes -dont huit Colombiens, un Péruvien et un Vénézuelien- ont été retrouvées mortes samedi au Venezuela, dans l’Etat de Tachira, frontalier avec la Colombie.

Tout a commencé il y a deux semaines, le dimanche 11 octobre, alors que les 12 jeunes -âgés de 17 à 34 ans- jouaient un match de football dans un terrain improvisé. Selon les témoignages, environ 25 hommes armés ont débarqué et les ont kidnappé.

“Pendant tout ce temps, ils ont été sous un pont, les mains attachées. Depuis vendredi, ils leur disaient qu’ils allaient être libérés, mais en fait ils ont été tués, un par un”, a précisé le gouverneur de l’Etat, Leomagno Flores.

Dix d’entre eux ont été tués d’une balle dans la tête, et retrouvés sur un terrain. Un des jeunes séquestrés n’a toujours pas été retrouvé tandis qu’un autre, de 18 ans, a survécu.

Selon ce dernier, identifié comme Manuel Junior Cortés et hospitalisé à Caracas, les auteurs du drame seraient des membres du groupe de rebelles colombiens Ejercito de Liberacion Nacional (ELN).

Le Venezuela refuse un avion colombien dans son territoire

Ces meurtres aggravent les relations déjà tendues entre le Venezuela de Hugo Chavez et le gouvernement colombien d’Alvaro Uribe, soutenu par les Etats-Unis. Chavez avait annoncé fin juillet que son pays gelait ses relations avec la Colombie, lors d’un épisode des relations orageuses entre les deux voisins.

Uribe avait attribué dimanche les assassinats au “terrorisme international”, sans plus de précisions, tandis que le vice-président vénézuélien Ramon Carrizalez avait montré du doigt “l’affrontement entre groupes (armés) en Colombie”. L’ELN n’est en effet par le seul groupe de ce type présent en Colombie: les Farc sont même sans doute les plus connues à l’étranger…

Le gouvernement vénézuélien a adressé à Bogota un courrier diplomatique de protestation affirmant que des agents de DAS, l’agence gouvernementale colombienne, ont été “repérés en train de se livrer à des travaux d’espionnage”.

Caracas n’a donné aucun autre détail dans ce communiqué, mais a affirmé que ses services avaient saisi des documents faisant référence à un projet de déstabilisation du gouvernement vénézuélien.

Pour aggraver encore plus les choses, le gouvernement vénézuélien a refusé l’accès à son territoire d’un avion officiel colombien qui venait chercher lundi les corps des huit Colombiens. L’ambassade du Venezuela à Bogota s’est justifiée en disant que leur transfert était déjà en cours par voie terrestre.

Dix personnes, dont huit Colombiens, ont été retrouvées mortes au Venezuela, tout près de la frontière avec la Colombie. Le drame, qui mêle espionnage et paramilitaires, dégrade les relations déjà tendues entre les deux pays voisins.

Certains médias les nomment les “footballeurs colombiens”, mais ils seraient plutôt des marchands à la sauvette qui se disputaient un match de foot. La version du gouvernement vénézuelien est toute autre: ce sont des paramilitaires ou des espions.

Tout semble encore confus, sauf le bilan: dix personnes -dont huit Colombiens, un Péruvien et un Vénézuelien- ont été retrouvées mortes samedi au Venezuela, dans l’Etat de Tachira, frontalier avec la Colombie.

L’Express

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