La vida Loca, plongée ultra violente dans l’univers des gangs salvadoreños (Vidéos)
Publié le 05/10/2009 par " Le Grand Journal "
Présenté dans la catégorie “Documental Mexicano” du Festival Internacional de Cinema de Guadalajara, “La Vida Loca” du réalisateur Christian Poveda explore le quotidien d’adolescents salvadoreños plongés dans la violence des gangs.
Le réalisateur français Christian Poveda sera abattu au Salvador le 2 septembre dernier, quelques jours avant la sortie du documentaire, en représailles. (Voir article ci-dessous)
Curieuse coïncidence que cet article du Figaro sur les bandes (gangs) violentes, en région parisienne. J’ai assisté hier soir à la présentation d’un documentaire franco-mexicain intitulé “La Vida Loca”.
Seize mois d’immersion au sein de la mara 18, grande rivale de la mara Salvatrucha (ou MS 13) mentionnée dans le figaro et se targuant de 50,000 membres.
Comment décrire un tel film a part dire très trivialement que c’est une bombe. A côté, les bandes du 93 font figure d’amateurs de paint ball.
Élevé à l’école du Cinéma Direct, Christian Poveda plante sa caméra au milieu de ces adolescents tatoués de la tête aux pieds à l’effigie de leur gang (el dieciocho). Le journaliste s’efface, le narrateur se tait, l’anthropologue observe. Prenez place a bord de ce bateau ivre de violence, solitude, et désespoir. Dansez collé-serré avec la camarde, au son du hip-hop salvadorien, et des décharges de plomb, qui mettent fin très tôt à ces destins juvéniles.
La Mara Salvatrucha (Mara=gang en argot du salvador, trucha: malin, futé, plus fort que les condés) est née dans les années 80 dans les quartiers latinos de Los Angeles. Saignés à blanc par une guerre civile qui n’en finit pas, de nombreux déserteurs de l’armée, et de la guérilla s’exilent chez leurs voisins gringos, sans pour autant quitter la misère.
Refusant l’ordre des mafias chicanas qui raquètent les populations d’immigrants non mexicains, les salvadoreños s’organisent peu à peu en une fraternité ultra-violente où l’on entre mais d’où l’on ne sort pas. Le succès du mouvement macabre se poursuit de retour au pays, à la fin de la guerre pour prendre le contrôle d’une terre désolée, d’une nation détruite.
Un œuvre superbe sur la solitude.
Visitez le site du film
Jean-Baptiste Belledent -(legrandjournal.com.mx)
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Attention, La Vida Loca est le titre du film, la femme endormie est le nom de la maison de production/distribution.