Quand Laporte prends la porte, il prends la mouche !

Publié le 30/06/2009 par " Le Grand Journal "

laporte Quand Laporte prends la porte, il prends la mouche !Dans un entretien accordé à Paris Match, Bernard Laporte, évincé de son poste de secrétaire d’Etat aux Sports, revient sur son expérience au gouvernement. Reconnaissant envers Nicolas Sarkozy et François Fillon, l’ancien sélectionneur se montre en revanche beaucoup plus sévère sur certains de ses ex-collègues, Bernard Kouchner et Rachida Dati notamment.

Bernard Laporte refait le match. Ecarté comme d’autres mardi dernier du gouvernement Fillon IV, celui qui fut deux ans durant un secrétaire d’Etat aux Sports particulièrement “encadré” en raison de son goût pour les formules à l’emporte-pièce, revient sur son expérience dans les hautes sphères de l’Etat. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que son aventure lui laisse un sentiment partagé. S’il reconnaît, dans un entretien accordé à Paris Match, exceptionnellement sorti lundi en raison de la mort de Michael Jackson, qu’il ne s’attendait pas à être évincé, il refuse de “cracher dans la soupe”. “Il y a deux ans, j’étais ce type en survêtement avec des crampons pleins de terre. J’ai eu la chance de devenir ministre”, reconnaît-il, remerciant au passage Nicolas Sarkozy, François Fillon et Claude Guéant, de lui avoir témoigné leur confiance.

Dati, “une personne très fausse”

Toutefois, avant de définitivement “tourner la page” du gouvernement, celui que l’on surnommait “Bernie le dingue” quand il officiait sur un banc de touche, ne se fait pas prier pour retrouver son franc-parler. A propos de certains de ses ex-collègues, “il y a ceux qui ont considéré que je ne faisais pas partie de leur monde”, révèle-t-il. “Pour eux, je n’avais pas les codes, pas le vernis.” Bernard Kouchner est particulièrement visé. “Il ne m’a jamais dit bonjour, jamais adressé la parole. Pour lui, j’étais transparent”, révèle l’ancien sportif. Plus loin, hors gouvernement, mais dans une même critique de ce microcosme parisien visiblement impitoyable, l’ex-secrétaire d’Etat égratigne le philosophe Bernard-Henri Lévy, qui l’avait traité de “porc” sur le plateau du Grand Journal de Canal+. “C’est quelqu’un que je voudrais plus jamais croiser”, lâche Bernard Laporte.

Cette sortie fracassante, BHL l’avait réalisée à la suite de l’un des principaux faits d’armes médiatiques du secrétaire d’Etat Laporte, lorsqu’il avait cru bon, en octobre dernier, démentir publiquement être le père de l’enfant de Rachida Dati, alors enceinte. Dans son entretien à Paris Match, l’ancien patron des Bleus revient sur cet épisode, peu apprécié, c’est un euphémisme, par la principale intéressée. “C’était insupportable pour mes proches (…) Il fallait que les choses soient claires”, explique-t-il aujourd’hui, se demandant au passage si l’ex-garde des Sceaux n’était pas directement “à l’origine” de la folle rumeur. Quant à la réaction indignée de la mère de Zohra, Bernard Laporte n’y croit pas une seconde: “Du moment qu’on parle d’elle, elle est contente. C’est une personne très fausse”, assène-t-il. Rien à voir, en somme, avec les “Michèle Alliot-Marie, Luc Chatel, Eric Woerth, Rama Yade (sa remplaçante aux Sports, ndlr), Dominique Bussereau…”, qu’il qualifie de “gens formidables”. Et qu’il pourrait retrouver dans un avenir proche. “M’engager dans la politique me tente”, affirme en effet Bernard Laporte, les régionales de 2010 dans le viseur.

LeJdd.fr – (www.legrandjournal.com.mx)

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