Théatre – “La Rosa blanca, tragédie mexicaine”
Publié le 08/04/2009 par " Le Grand Journal "
Veracruz, vers 1912-1913. Une puissante compagnie pétrolière veut acquérir une hacienda paradisiaque, la Rosa blanca (la « Rose blanche »), mais son propriétaire indigène refuse de céder la ferme qu’il a héritée de son père. Le dirigeant de l’entreprise américaine va employer les gros moyens. En toute impunité.
Deux visions opposées du monde : d’un côté, les instigateurs de la nouvelle société de consommation, le progrès technique, dans un monde expansionniste porté haut par les lois du marché du pétrole ; de l’autre côté, les gardiens d’une tradition ancestrale, liée au travail de la terre, artisanal et pénible, procurant à peine le minimum, mais ignorant l’exclusion sociale.
Réaliste et immorale, l’histoire de B. Traven témoigne de l’évolution du Mexique – un pays qu’il a bien connu -, au début du XXe siècle. L’Américain évoque la lutte du pot de terre contre le pot de fer. Si le texte de la pièce traduite par Charles Burghard et Pascal Vandenberghe (Éd. La Découverte) aurait gagné à être coupé, il a le mérite d’être porté par une comédienne époustouflante : Maryse Aubert.
La Rosa Blanca, tragédie mexicaine
mise en scène Adel Hakim
avec Maryse Aubert
scénographie et lumières Yves Collet assisté de Perrine Leclere-Bailly
bande sonore Anita Praz
texte inspiré du roman de B. Traven
Théâtre Artistic Athévains, 45 bis, rue Richard-Lenoir (XIe).
Tél : 01 43 56 38 32. Places : 10 à 30 euros.
Horaires : mardi 20 heures, mercredi et jeudi 19 heures, vendredi et samedi, 20 h 30, samedi et dimanche 16 heures.
Jusqu’au 19 avril.
Le Figaro.fr -(legrandjournal.com.mx)
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