Les banquiers dans le collimateur de l’Elysée

Publié le 23/08/2009 par " Le Grand Journal "

Lagarde Les banquiers dans le collimateur de l’ElyséeTout juste rentré de vacances, Nicolas Sarkozy a convoqué demain les banquiers àl’Elysée. Le chef de l’Etat veut en finir, notamment, avec la pratique des super bonus.

Semaine chargée pour les banquiers français. Reçus aujourd’hui au ministère des Finances, ils sont convoqués demain à l’Elysée. Objet de ces réunions : rendre des comptes sur le mode de rémunération des dirigeants et les super bonus de leurs traders, après la polémique ravivée cet été par la révélation de primes faramineuses chez BNP Paribas.
Pour le chef de l’Etat et le gouvernement, l’enjeu est de rappeler les banquiers à leur mission, le financement de l’économie, et à leur responsabilité.

Difficile, en effet, d’expliquer à une opinion exaspérée, que le chômage augmente pour un grand nombre de Français tandis que, pour une poignée d’autres, ce sont les millions qui s’accumulent. Un paradoxe insupportable, alors que le plan de sauvetage des banques s’est chiffré en milliards d’euros. BNP Paribas, comme les autres, se défend en assurant respecter à la lettre les règles en vigueur. Des règles que le gouvernement aimerait durcir, sans trop bien savoir comment.

Une réunion du G 20 cruciale

Appelant de ses vœux une moralisation du système financier, le chef de l’Etat en a fait en tout cas l’une des priorités de sa rentrée. Bien décidé à sermonner les banquiers, Nicolas Sarkozy a-t-il les moyens de les ramener dans le droit chemin ? Une certitude : il ne pourra le faire seul et justement la plupart de nos voisins européens partagent sa préoccupation. A commencer par la Grande-Bretagne. Pourtant réputé pour son libéralisme, Londres songe à mettre la City au pas par la loi.

Une solution radicale pour l’heure exclue par le gouvernement de François Fillon. Insistant sur la défense de leur compétitivité, les banquiers ont déjà prévenu : s’ils étaient moins bien payés, leurs meilleurs éléments s’empresseraient de fuir aux Etats-Unis ou en Allemagne.

La réunion des pays membres du G 20, le mois prochain à Pittsburgh (Etats-Unis), n’en sera donc que plus cruciale. Car faute d’une harmonisation à l’échelle internationale, les politiques continueront à se payer de mots pour dénoncer les abus des banquiers.

Le Parisien

A lire aussi :

Dites nous ce que vous en pensez

If your website is claim enabled, it will be notified that you have posted here.

Vous êtes sur Twitter ?!
Identifiez-vous et vous n'aurez pas à le refaire.

Copyright © Le Grand Journal du Mexique. Responsable de l'édition : Alain Figadère.
Réalisation : MotsAndCo