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Rubrique : Economie

L’Etat va ponctionner 1 milliard d’euros sur le 1 % logement

Publié le 21/07/2008 par Le Grand Journal

logement.jpgLa ministre du Logement, Christine Boutin, reçoit aujourd’hui le patronat et les syndicats pour une dernière consultation sur la contribution du 1 % logement aux engagements du projet de loi qui sera présenté lundi en Conseil des ministres.

Le chantier du 1 % logement est déjà en passe de s’achever. Pointé du doigt par le rapport Attali, lequel préconisait une réintégration pure et simple dans le budget de l’Etat, le dispositif géré par les partenaires sociaux depuis la guerre se sera réorganisé en quelques semaines seulement.

Ce matin, la ministre du Logement, Christine Boutin, reçoit le patronat et les syndicats pour boucler un accord censé être intégré au projet de loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion. Un texte qui vise à mobiliser tous les protagonistes et qui figure au menu du Conseil des ministres de lundi.

Ainsi que l’avait laissé entendre Nicolas Sarkozy dans le cadre de la revue générale des politiques publiques, une partie des fonds du 1 % va être « fléchée » en direction du ministère du Logement. L’Etat va ponctionner un quart des ressources actuellement aux mains des entreprises, soit plus de 1 milliard d’euros sur un total de 4 milliards. Cette somme sera consacrée au financement de l’Agence nationale de l’habitat (400 millions d’euros), à la rénovation urbaine (400 millions) et à la réhabilitation des quartiers anciens (250 millions). La méthode n’est pas très nouvelle. Sous le gouvernement Jospin, 5 milliards d’euros avaient transité du privé vers le public, avec un pic annuel supérieur au milliard en 1997 et 1998.

Les entreprises, tout autant que les syndicats de salariés, freinent évidemment des quatre fers. D’autant que, sur la cotisation effectivement versée chaque année par les employeurs (1 %), la moitié (0,5 %) part déjà directement dans les caisses du Fonds national d’aide au logement (FNAL), géré par l’administration. Et qu’un gros tiers des sommes restantes aident l’Etat à travers l’Agence nationale de rénovation urbaine et le plan de relance HLM. Le solde est consacré au financement des SA d’HLM - dont le capital est contrôlé par les organismes collecteurs du 1 % -, des aides aux salariés (prise en charge des cautions locatives, aides à l’accession à la propriété) et de la Foncière Logement, qui achète des terrains pour construire des maisons et des appartements dont la revente, au bout de quinze ans, viendra abonder le Fonds de réserve pour les retraites.

Dans ce contexte, les partenaires sociaux ont entrepris parallèlement, et sans attendre, une réforme de l’Union d’économie sociale pour le logement (UESL), structure faîtière du 1 %. Laurence Parisot a mandaté Jérôme Bédier, président de la Fédération de la grande distribution, pour piloter une négociation express qui a démarré le 13 juin et devrait aboutir demain, lors d’une réunion conclusive au Medef. Une négociation beaucoup plus discrète que d’autres, très médiatisées, sur la représentativité syndicale ou la pénibilité au travail par exemple. Il faut dire que les enjeux croisés entre le secteur privé et la sphère publique sont considérables. Au point qu’au Medef certains commencent à se demander, dans le secteur de la banque et des assurances notamment, s’il ne vaudrait pas mieux sortir un jour du système et laisser l’Etat en reprendre les commandes.

Les échos - (www.legrandjournal.com.mx)

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Edito

La planète finance a le regard tourné vers Washington. Les ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés (G7) se rencontrent ce vendredi pour parler de la crise qui ébranle le système financier international et, surtout, des moyens pour restaurer la confiance. Par la suite, une réunion est prévue avec leurs homologues de grands pays émergents qui craignent une contagion. Les débats se prolongeront samedi lors de la réunion annuelle du Fonds monétaire international (FMI), garant de la stabilité financière mondiale. Le secrétaire d'Etat Henry Paulson, veut renforcer l'effort collectif face à la crise. C'est lui qui a souhaité la rencontre élargie entre pays industrialisés et pays émergents. Henry Paulson a toutefois déjà mis en garde contre toute attente démesurée de la réunion du G7. «Les pays sont différents, les systèmes financiers sont différents et les besoins et les politiques sont différents», a-t-il déclaré mercredi soir. Son pessimisme se comprend. Le plan Paulson de 700 milliards de dollars a été salué en Europe, mais aucun pays n'a pris des mesures fortes pour endiguer la crise. En réalité, les pays se déchirent même à l'intérieur de l'Union européenne. Il n'empêche que le G7 pourrait annoncer des mesures visant à stabiliser le taux de change du dollar. Sa volatilité est en effet l'une des raisons qui ont affaibli l'économie américaine. Signe avant-coureur, le cours de l'or a baissé ces dernières heures dans l'attente que le billet vert reprenne son rôle de valeur refuge. Mais avec leurs poids politiques et économiques, les ministres des Finances du G7 pourraient donner une impulsion pour que le FMI assume de nouvelles responsabilités. A cet effet, son directeur le français Dominique Strauss-Kahn n'arrête pas de revendiquer de nouveaux pouvoirs pour intervenir lorsque le système financier est en crise. «Notre point de vue est que la situation est très grave et nous pouvons résoudre les problèmes si nous agissons vite, énergiquement et de façon concertée», a-t-il déclaré jeudi. Pas plus tard que ce mardi, Robert Zeollick, président de la Banque mondiale (BM), a appelé à la fondation d'un nouveau multilatéralisme, avec une profonde réforme des institutions comme le G7, le FMI et l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

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