Prix du lait: 12 heures de négociations mais toujours pas d’accord

Publié le 02/06/2009 par " Le Grand Journal "

producteurs lait1 Prix du lait: 12 heures de négociations mais toujours pas daccordMalgré 12 heures de négociations marathon, les acteurs de la filière lait n’ont pas trouvé de compromis sur le prix payé aux producteurs, en baisse de près de 30% sur un an, a-t-on appris tôt mercredi matin, auprès de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL).

“Après 12 heures de réunion: rupture des négociations”, a annoncé le syndicat représentant les éleveurs, dans un communiqué diffusé par texto. Les industriels n’ont, quant à eux, pas souhaité faire de commentaires pour le moment.

“Il n’y a pas d’accord. Sur le prix lui-même, tel qu’il apparaît aujourd’hui, nous ne sommes pas parvenus à nous entendre”, a précisé à l’Associated Press Marcel Denieul, vice-président de la FNPL. Une nouvelle rencontre entre producteurs, industriels et coopératives “n’est pas prévue”, a-t-il ajouté.

“Ce n’est pas tout à fait cassé”, a nuancé la secrétaire générale adjointe de la FNPL, Marie-Thérèse Bonneau. “Toutes les parties ont bien conscience qu’il faudra bien trouver un arbitrage. Pour l’instant, les positions sont trop éloignées. On s’est donné jusqu’à la fin de la semaine. Il peut se passer des choses”.

Elle a expliqué que sa fédération avait proposé un prix “acceptable”, de “290 à 300 euros” pour mille litres, sur “un volume garanti” de livraison, pour inciter les agriculteurs à limiter leur production, “le marché s’exprimant au-delà du volume défini” mais cette proposition n’a pas permis de “rapprocher les positions”, a-t-elle dit.

Cette deuxième réunion en moins d’une semaine, dite “de la dernière chance” par Henri Brichart, président de la FNPL, a cette fois encore réuni les deux médiateurs nommés par le gouvernement, les représentants de la FNPL, ceux de la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL) et ceux de la Fédération nationale des industries laitières (FNIL).

Avant la réunion, Jean-Michel Lemétayer, président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), dont la FNPL est issue, avait déclaré que les agriculteurs voulaient connaître le prix du lait “au plus tard le 5 juin”, date à laquelle les collecteurs vont commencer à établir les feuilles de paie pour les livraisons de mai.

Dans un communiqué, le député socialiste de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, avait demandé mardi au ministre de l’Agriculture Michel Barnier “de fixer par décret les règles de calcul du prix du lait, fondé sur son coût de production, de manière à protéger la production laitière française”.

Depuis le début du mois de mai, l’effondrement des cours a provoqué des manifestations presque quotidiennes dans les départements de production.

Mardi, entre 1.500 personnes, selon la préfecture et 3.000, selon les organisateurs, ont défilé à Laval (Mayenne). Un autre rassemblement a réuni, selon une source syndicale, entre 400 et 500 personnes à Pontivy (Morbihan). D’autres actions étaient rapportées ailleurs en Bretagne et en Basse-Normandie.

Le NouvelObs.com -(legrandjournal.com.mx)

A lire aussi :

Dites nous ce que vous en pensez

If your website is claim enabled, it will be notified that you have posted here.

Vous êtes sur Twitter ?!
Identifiez-vous et vous n'aurez pas à le refaire.

Copyright © Le Grand Journal du Mexique. Responsable de l'édition : Alain Figadère.
Réalisation : MotsAndCo