C’est bien ce que l’on disait. La presse mexicaine se descrédite encore un peu plus car la journaliste Delphine Rigaud du journal Rue 89 est allée fouiller les documents officiels et devinez quoi ? Après enquête, il s’avère que le témoignage de Mario Vallarta tel que les médias l’ont évoqué n’a rien à voir avec la copie qu’elle a pu obtenir.
Alors que la Française est toujours dans l’attente du jugement de la Cour suprême mexicaine, un nouveau témoignage tente de discréditer la thèse de son innocence, assumée aujourd’hui par des juristes et journalistes mexicains. « Seulement, les déclarations publiées dans la presse ne correspondent en rien au témoignage officiel émis devant la police mexicaine, et dont j’ai pu lire le compte-rendu », écrit- elle.
La déclaration devant le ministère public date du 28 avril, soit le lendemain de son arrestation. A la question « le déclarant connaît-il Florence Marie Louise Cassez Crepin de nationalité française ? », Mario Vallarta répond :
« Oui, je l’ai vu une seule fois dans le ranch Las Chinitas. J’étais en dehors de ma voiture en train de l’arranger et elle m’a dit qu’elle allait dormir et nous a demandé de bien fermer la porte à clé. Je ne me souviens pas de la date. »
C’est la seule allusion faite à Florence Cassez dans l’ensemble de la déclaration de Mario Vallarta.
Lire la suite sur le Blog de Rue 89 ICI
C’est une information émanant d’un journal mexicain, Milenio, reprise cet après-midi sur le site d’Europe 1. Mario Vallarta Cisneros, le frère d’Israel Vallarta, l’ex-fiancé de Florence Cassez, a affirmé devant les enquêteurs mexicains que la Française avait eu une « influence » sur ce dernier, à la tête d’un réseau d’enlèvements, et qu’elle aurait participé activement à leurs crimes.
Souvenez vous :
Mercredi 2 mai : Mario Vallarta Cisneros, frère de l’ex-compagnon de Florence Cassez a été arrêté !
La police fédérale mexicaine a arrêté fin avril Mario Vallarta Cisneros, frère d’Israel Vallarta, l’ancien compagnon de la Française Florence Cassez, ont annoncé mercredi plusieurs journaux mexicains. Mario Vallarta serait l’un des fondateurs en 2001, avec son frère Israel, du groupement criminel “Los Zodiacos”, spécialisé dans les enlèvements selon la presse nationale !
L’homme âgé de 45 ans aurait été arrêté le 27 avril avec trois complices, lors d’une opération policière à l’est de Mexico au cours de laquelle aurait été libérée une personne séquestrée. Israel Vallarta avait été arrêté en décembre 2005 avec Florence Cassez. Actuellement détenu dans une prison de haute sécurité à Toluca (Etat de Mexico), il n’a pas encore été jugé en première instance en violation complète de ses droits constitutionnels.
La Française, condamnée à 60 ans de prison et détenue depuis plus de six ans, attend une décision de la Cour suprême du Mexique qui étudie actuellement son recours en révision fondé sur les irrégularités ayant entaché la procédure.
et puis :
Jeudi 10 Mai – La juge mexicaine Olga Sanchez annonce que Florence Cassez «doit être libérée»
La juge Olga Sanchez, chargée du dossier de Florence Cassez au sein de la Cour suprême du Mexique, a estimé que la Française condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements «doit être libérée», dans un entretien publié jeudi par le quotidien Excelsior.
«C’est ce que je pense pour beaucoup de raisons, et maintenant que je me consacre au dossier, pour beaucoup plus de raisons», a déclaré la juge chargée de présenter, dans un délai qu’elle n’a pas précisé, un projet de jugement sur l’affaire Cassez devant les cinq juges de la Première chambre de la Cour suprême.
Lire la suite sur Le Grand Journal du Mexique ICI
et aujourd’hui:
Arrêté par la police fédérale mexicaine le 27 avril dernier, Mario Vallarta Cisneros est surnommé « El Chaparro »(« le Petit »). Il est considéré comme l’un des membres fondateurs de la bande du Zodiac.
Selon lui, Florence Cassez aurait eu une participation active dans leurs activités criminelles. Il affirme dans sa déposition que la Française aurait eu la charge de la détention et de l’alimentation des personnes séquestrées
Toujours selon lui, Florence Cassez aurait fait pression sur son frère pour qu’il ne révèle pas aux autres membres de la bande le montant des rançons versées par les familles des personnes enlevées.
Si le témoignage de Mario Vallara Cisneros est à prendre avec précaution, au regard de son parcours criminel, il n’en constitue pas moins un coup dur pour la défense de Florence Cassez, dans un pays où l’opinion publique est largement persuadée de la culpabilité de la Béthunoise, arrêtée en 2005 et condamnée en 2008 à 60 ans de prison.
Son avocat lillois, Me Franck Berton, parle de manipulation. « Ces nouvelles accucations consistant, sept ans après l’arrestation de Florence Cassez, à trouver un nouvel accusateur en la personne du frère de son ex-compagnon ne tiennent pas », a-t-il déclaré au Point.fr. « Pourquoi n’a-t-il pas parlé avant ? Pour moi, ce n’est pas une coïncidence. »
« Il y a deux ans, un autre individu, David Orozco, avait prétendu la même chose, puis était revenu sur ces accusations disant qu’il avait été torturé par la police fédérale », rappelle-t-il . « C’est une nouvelle manoeuvre de García Luna, l’actuelle ministre de l’Intérieur, et de sa bande qui sont en pleine campagne électorale.
Personne n’est dupe et cela serait risible s’il n’y avait pas une innocente en prison depuis sept ans. »
Les parents de Florence Cassez, actuellement à Mexico pour la réédition du livre que leur fille a écrit en prison, « A l’ombre de ma vie », se disent toujours confiants quant à une libération prochaine. « Le gouvernement actuel fait pression sur les tribunaux », a déclaré sa mère, Charlotte Cassez. « Peut-être que le prochain gouvernement n’agira pas de la même manière », a-t-elle ajouté, faisant référence à l’élection présidentielle mexicaine qui se déroulera le 1er juillet.
La famille Cassez se dit également convaincue du soutien du nouveau président de la République, François Hollande. « Nous sommes fermement convaincus que le président soutiendra Florence comme on nous l’avait annoncé avant son élection », a affirmé la mère de la détenue.
Florence Cassez a toujours nié sa participation aux enlèvements. Un ultime recours est actuellement étudié par la Cour suprême du Mexique, qui avait refusé de décider une remise en liberté fin mars, bien que la majorité des cinq juges eut relevé de graves violations des droits de la défense dans l’instruction de l’affaire.
A suivre donc…..