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Colombie - Les Farc crient à la trahison et menacent les autres otages..

Publié le 12/07/2008 par Le Grand Journal

La guérilla colombienne des Farc a réagi, vendredi soir, à la libération d’Ingrid Betancourt et de quatorze autres otages, le 2 juillet. Le communiqué, posté sur une «agence de presse» proche du mouvement, signé du Secrétariat (l’instance suprême de la guérilla), reconnaît que les Farc ont été abusées dans les grandes largeurs.

La «fuite» (sic) des quinze otages serait due à la «trahison» des deux principaux chefs du groupe chargé de leur surveillance : «Cesar», le commandant du premier «front» (peloton) des Farc, et son lieutenant, «Enrique». Selon la version officielle de Bogotá, l’opération de libération des otages a consisté, en effet, à tromper ce premier front après plusieurs mois d’infiltration et surtout de «retournement» de membres de la guérilla. Le 2 juillet, les militaires colombiens se sont déguisés en humanitaires pour un transfert supposé des otages, via un hélicoptère aux couleurs ressemblant à celles du CICR (Comité international de la Croix-Rouge).

«Fonds». Le gouvernement colombien n’a jamais caché, sans toutefois donner de détails, qu’il avait sans doute payé pour «retourner» des membres des Farc dans cette opération, moins militaire que de renseignement. Le président, Alvaro Uribe, avait même confirmé récemment l’existence d’un «fonds» de 100 millions de dollars (63 millions d’euros) pour les guérilleros qui déserteraient et lui livreraient des otages ou des membres importants de la guérilla. Début mars, «Rojas», le garde du corps d’un des sept chefs du Secrétariat des Farc, avait ainsi touché 1,7 million d’euros pour avoir tué son patron puis livré son corps à l’armée.

Le 2 juillet, lors de l’opération spectaculaire de libération, «Cesar» (de son vrai nom Gerardo Aguilar Ramírez) et son lieutenant «Enrique» sont montés dans l’hélico de l’armée colombienne, croyant répondre à des ordres du Secrétariat des Farc sur un transfèrement des quinze otages - dont Ingrid Betancourt. A peine dans l’hélico, ils ont été maîtrisés par le commando de l’armée déguisé en mission humanitaire. Etaient-ils dans le coup ? Ont-ils obtenu des garanties ? De l’argent, venant du fameux fonds de 100 millions de dollars?

«Episode». «Cesar» et «Enrique» ont, depuis, comparu devant la justice colombienne, qui songe à les extrader vers les Etats-Unis (pour trafic de drogue notamment). Au lendemain de l’opération du 2 juillet, ils avaient été présentés à la presse, visages tuméfiés, sans dire un mot. Si ce sont des «retournés», le rôle est bien joué. Le communiqué des Farc posté vendredi ne laisse, par ailleurs, pas grand espoir quant à une hypothétique solution négociée entre la guérilla et Bogotá. La libération d’Ingrid Betancourt et de quatorze autres otages n’est qu’un «épisode» dans la confrontation «politique et militaire» qui opposerait les deux parties. Les Farc menacent aussi les vingt-quatre otages politiques qui restent en leur pouvoir : «Si le gouvernement persiste à tenter de les sauver, il devra assumer toutes les conséquences de cette téméraire décision.»

Article du 10 juillet 2008

Les deux frères ennemis sud-américains se retrouvent vendredi après des mois de tension. Les retrouvailles entre Alvaro Uribe et Hugo Chavez, qui se rencontrent vendredi à Coro, au Venezuela, après des mois de brouille, sont d’abord le choc entre deux ego atypiques. Les deux chefs ont en commun de décider de tout dans leur pays respectif, mais ils ne s’entendent sur rien. Vu de Bogota, le président vénézuélien est le prototype du démagogue velléitaire des Caraïbes. Vu de Caracas, le président colombien est la réponse américaine au chantre de la révolution bolivarienne.

La crise des otages des Farc a exacerbé les rivalités entre les deux dirigeants. Elle a atteint son paroxysme en mars, avec des bruits de botte aux frontières. Hugo Chavez avait massé des troupes en réponse à un raid de l’armée colombienne contre un camp des Farc situé en Équateur où Raul Reyes, le numéro deux de la guérilla, a trouvé la mort.

Alvaro Uribe a pris l’initiative pour une gesticulation. Et depuis, il ne cesse de marquer des points. La libération, le 2 juillet, d’Ingrid Betancourt et des trois otages américains au cours d’une opération non violente de ses services spéciaux le place en position de force.

Le Colombien n’est plus ce président affaibli par ses ennuis avec le Conseil constitutionnel et subissant une pression internationale permanente. Sa popularité est au zénith et son image a changé à l’étranger.

De son côté, Hugo Chavez est confronté à des difficultés intérieures et a perdu la main dans le dossier de la guérilla colombienne. Saisis dans l’attaque du camp des Farc en Équateur, son allié dans la région, les ordinateurs de Reyes ont révélé les liens étroits du Vénézuélien avec l’insurrection.

Après avoir plaidé en faveur de la sortie des Farc de la liste internationale des organisations terroristes, Hugo Chavez vient de faire volte-face en appelant les rebelles à libérer tous leurs otages et à abandonner la lutte armée. Désormais, il faudrait pour le relancer une décision unilatérale des Farc de libérer leurs otages et l’ouverture de négociations directes entre l’organisation armée et le gouvernement.

«Comme un frère»

Mais l’influence du président vénézuélien sur la guérilla est limitée et la position d’Alfonso Cano, le nouveau chef des Farc, reste incertaine. De plus, Alvaro Uribe semble vouloir pousser son avantage pour obtenir une reddition des guérilleros.

Prévue depuis plusieurs semaines, la reprise du dialogue entre les deux chefs d’État pourrait en dépit du fossé qui les sépare marquer un début de détente. Alvaro Uribe assure qu’il va au rendez-vous avec «enthousiasme» et qu’il sou­haite donner une «impulsion à l’agenda» bilatéral. Hugo Chavez prévient qu’il va recevoir son homologue «comme un frère» malgré les «choses dures» qui ont été dites. Bogota et Caracas ont intérêt à trouver un terrain d’entente pour des raisons économiques. Le Venezuela doit notamment pallier des pénuries de produits alimentaires alors que 50 % de sa consommation provient du voisin colombien.

Article du 4 mars 2008

uribe.jpg

Le président colombien Alvaro Uribe a annoncé son intention de dénoncer son homologue vénézuélien Hugo Chavez devant la Cour pénale internationale pour soutien et financement de génocide, mettant de l’huile sur le feu dans la crise qui l’oppose à ses voisins vénézuélien et équatorien.

Les tensions étaient déjà montées d’un cran après la rupture par Caracas et Quito des liens diplomatiques avec Bogota et l’expulsion des diplomates colombiens, en dépit des appels au calme lancés par les pays de la région.

Cette crise trouve son origine dans l’attaque menée samedi contre un camp des Farc en territoire équatorien par l’armée colombienne, lors de laquelle le numéro deux du mouvement rebelle, Raul Reyes, a trouvé la mort.

Bogota a accusé Chavez et le président équatorien Rafael Correa d’entretenir des liens avec la rébellion marxiste et Uribe a annoncé mardi qu’il entendait dénoncer Chavez pour complicité de génocide. “La Colombie propose de dénoncer le président vénézuélien Hugo Chavez à la Cour pénale internationale pour soutien et financement d’un génocide”, a-t-il déclaré à la presse.

“Nous ne sommes pas bellicistes, mais nous ne sommes pas faibles. Nous ne pouvons laisser des terroristes qui trouvent refuge dans d’autres pays répandre le sang de nos compatriotes.”

Les autorités vénézuéliennes avaient déjà rejeté les accusations de Bogota et appelé la communauté internationale à concentrer son attention sur l’”agression” de la Colombie.

“Leurs mensonges ne trouveront pas d’écho dans le monde car l’information, la condamnation, l’inquiétude dans le monde, (…) c’est que la Colombie a envahi l’Equateur, a bombardé l’Equateur, c’est cela la nouvelle”, a déclaré le ministre de l’Agriculture Elias Jaua, un proche de Chavez.

L’Organisation des Etats américains (OAE), la plus haute instance diplomatique de région, doit se réunir à Washington mardi pour réclamer un règlement pacifique de la crise.

correa.jpg“URIBE VEUT LA GUERRE”

Elle doit également examiner des preuves apportées par la Colombie sur les prétendus versements d’argents effectués par le président vénézuélien aux Farc.

Correa est arrivé mardi au Pérou où il entame une tournée dans cinq pays de la région, dont le Venezuela, son grand allié, pour tenter de rallier des soutiens contre ce qu’il considère comme une violation préméditée de sa souveraineté.

“Il ne s’agit pas d’un problème bilatéral, c’est un problème régional”, a déclaré Correa sur la télévision mexicaine. “Si cela devait créer un précédent, l’Amérique latine deviendrait un nouveau Proche-Orient.”

“Nous allons nous efforcer de régler cette affaire par des moyens diplomatiques et pacifiques. Uribe ne veut pas la paix, il veut la guerre”, a-t-il poursuivi à Lima.

Les gouvernements d’Amérique latine ont pour la plupart condamné l’opération militaire colombienne mais Bogota a continué de plaider sa cause auprès de la communauté internationale en insistant sur la menace posée par la guérilla marxiste colombienne.

Devant la Conférence sur le désarmement des Nations unies à Genève, le vice-président Francisco Santos a déclaré que les guérilleros cherchaient à fabriquer “une bombe sale” au moyen de matériaux radioactifs et faisaient ainsi planer une menace sur toute l’Amérique latine.

Les Farc “négociaient apparemment des matériaux radioactifs, matière première des armes sales de destruction massive et du terrorisme”, a-t-il dit. “Des groupes terroristes, dotés d’un pouvoir économique provenant du trafic de drogue, constituent une menace grave non seulement pour notre pays mais aussi pour toute la région andine et latino-américaine”, a-t-il souligné.

chavez.jpgMENACE D’INSTABILITE

Chavez et Correa ont expulsé les diplomates colombiens de leur territoire et mobilisé leurs troupes pour renforcer la protection de leurs frontières avec la Colombie. Chavez a également ordonné le déploiement de blindés et d’avions de combat, menaçant d’une guerre en cas d’opération militaire colombienne sur son sol.

Caracas a par ailleurs commencé à restreindre les échanges commerciaux à plusieurs endroits de sa frontière avec la Colombie.

Le président nicaraguayen Daniel Ortega, lui-même ancien guérillero marxiste, a estimé que le président colombien Alvaro Uribe représentait une menace pour l’Amérique latine.

Le Brésil, poids lourd diplomatique de la région, a demandé à Uribe de présenter ses excuses à Correa. “Ce conflit (…) commence à déstabiliser les relations régionales”, a déclaré Marco Aurelio Garcia, le conseiller en politique étrangère du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

Le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon a appelé l’ensemble des parties à la retenue et à mettre fin à leur différend dans “un esprit de dialogue”. La France et les Etats-Unis ainsi que les candidats à l’élection présidentielle américaine ont également appelé au dialogue.

Malgré l’attitude des trois gouvernements et le risque d’actions militaires, plusieurs politologues ont estimé improbable le déclenchement d’un conflit régional.

Selon eux, Chavez peut difficilement se priver des importations alimentaires de Colombie, alors que son pays est en proie à des pénuries chroniques de vivres.

L’Express (www.legrandjournal.com.mx)

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Edito

Ça commence vraiment très mal pour les républicains. L'équipe de campagne de John McCain a menacé de poursuivre un tabloïd qui a affirmé que Sarah Palin, colistière du candidat républicain à la Maison Blanche, aurait eu une relation extra-conjugale, ce que le camp McCain qualifie de "mensonge malfaisant".Le National Enquirer est généralement considéré comme un journal à scandales très peu fiable mais il a gagné en crédibilité ces dernières semaines en révélant une infidélité de l'ancien candidat à l'investiture démocrate John Edward.Cette rumeur sur la gouverneure d'Alaska survient quelques jours après la révélation de la grossesse de sa fille de 17 ans, Bristol, qui prévoit de garder le bébé et d'épouser le père, lui-même âgé de 18 ans. Le camp McCain avait indiqué avoir été obligé de révéler la grossesse de Bristol en raison de rumeurs circulant sur internet selon lesquelles le dernier-né de Sarah Palin, un bébé de 4 mois atteint de trisomie 21, était en fait le fils de sa fille. Le principal conseiller de M. McCain, Steve Schmidt, a taxé de "catégoriquement fausses" les allégations du tabloïd prêtant à Sarah Palin une aventure avec un associé de son mari.

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